‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 111 sur 121 · Matth. xxv · texte numérisé non relu

Matth. xxv

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Pardon nés, régénérés, porteurs de la vraie vie, les disciples jouent dans leur milieu, malgré les ferments de dissolution et de mort, le rôle préservateur du sel dans •le mélange où on le répand : « Vous êtes le sel de la terre1. » Instruits des vérités éternelles, avant trouvé par Jésus le Père céleste et en Jésus le salut, possédant, parce qu’ils suivent le Maître, la lumière de la vie2, ce n’est pas pour eux seuls que les mystères du royaume leur ont été révélés, qu’ils ont vu luire devant leurs yeux les visions de l’au delà, qu’ils ont pu s’approprier par l’intelligence, par le cœur, par l’expérience, la certititude que leur Maître a les paroles de la vie divine : c’est pour qu’ils élèvent devant leurs semblables, comme une lampe brillante, le témoignage de leur foi et de leur exemple, pour qu’ils soient, dans l’humanité étrangère à Dieu, des messagers la dirigeant vers le Père, la lumière au sein du monde qu’enveloppent les ténèbres3. Et ce ne serait rien d’avoir trouvé Jésus, rien d’avoir vécu avec lui, rien de s’ètre penché sur son cœur, comme le disciple qu’il aimait, si le croyant ne faisait pas aussi « les œuvres qu’il a faites et de plus grandes œuvres même que les siennes4 ». Sauver après avoir été sauvé, proclamer dans tous les siècles de l’histoire et propager sur tous les points de la terre la bonne nouvelle de la rédemption accomplie, c’est la raison pour laquelle le Maître a élevé ses disciples au privilège d’être ses « amis » et ses « témoins » : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi : c’est moi qui vous ai choisis, qui vous ai établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, que votre fruit soit permanent5. »

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