‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 110 sur 121 · Jean xiii, 34. Cf. xv · texte numérisé non relu

Jean xiii, 34. Cf. xv

dans la loi mosaïque'; il le précise, en effet, dans l’esprit de ses disciples, il l’élève au-dessus de toutes les satisfactions trop faciles en lui donnant un exemple qui est inimitable : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous. » Si bien que ce n’est pas comme soimême, mais, en réalité, plus que soi-même que le disciple du Christ doit aimer, aimer les autres comme Jésus les a aimés, pour les sauver.

Le salut des autres, le service des autres, c’est à la fois la gloire et le devoir. La gloire assez haute pour que soient renversées toutes les autres grandeurs, surpassées toutes les autres ambitions, pour que la notion de la vraie dignité soit transformée et que le plus beau titre soit celui de serviteur, pour que l’humilité, méprisée du monde, et l’abaissement, redouté par lui, deviennent, pour le disciple qui les veut afin de mieux servir, une source de joie1 2. Le devoir assez impérieux pour que la foi en Dieu, l’amour pour le Christ, la pratique des commandements et toutes les actions de l’humaine existence, trouvent dans son accomplissement le critère de leur pureté, de leur réalité, pour qu’il soit la cause déterminante du j ugement porté sur la personne. « Le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous, les bénis de mon Père ! entrez en possession du royaume qui vous a été préparé depuis la création du monde; car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire... Ceux-ci alors lui répondront : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, avoir soif, et que nous t’avons assisté?... En vérité, dira le Roi, en vérité je vous le dis, toutes les fois que vous avez fait cela à un seul des plus petits parmi mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait3. »

Page 1