Jean xv
4. Matth. v, 48. J. Morison ne tient pas compte de la vraie nature de la sanctification, en écrivant : « Perfect, not as regards degree, but as regards the kind of character. » ( Op . cit.)
ment le Royaume de Dieu1. » Quand il l’a trouvé, l’homme doit savoir ne reculer devant aucun sacrifice pour, le posséder; tel un homme qui a découvert « un trésor caché dans un champ, et dans sa joie s’en va, vend tout ce qu’il a et achète le champ2 »; tel « un marchand qui cherche de belles perles et, ayant trouvé une perle d’un grand prix, s’en est allé, a vendu tout ce qu’il avait et acheté la perle3 ».
Tout abandonner, renoncer à tout pour entrer dans le royaume, se dépouiller de tout ce qui constituait la vie passée afin de naître de nouveau4, c’est l’inéluctable nécessité. Et quand l’homme a consenti à passer par la porte étroite5 6, à accepter comme la norme et comme l’idéal de ses pensées et de ses actes la justice du royaume0, il se doit à lui-même et il doit à Dieu de vivre réellement, sincèrement, d’après cette loi spirituelle et sainte. Si la justice du disciple de Jésus ne « dépassait celle des scribes et des pharisiens, il n’entrerait pas dans le royaume des deux7». L’admission dans le royaume ne cesse pas d’être l’effet de l’amour divin qui pardonne, qui, gratuitement, accorde le salut; la personne humaine, malgré la réalité de ses efforts, ne cesse pas d’être au-dessous de la stature morale requise; aussi faut-il qu’elle se garde de la confiance téméraire, bannisse la présomption, veuille, parce qu’elle sent sa faiblesse et a soif de secours, se laisse guider dans le