‹ La personne humaine dans les ÉvangilesChapitre 50 sur 121 · Jean xiv · texte numérisé non relu

Jean xiv

qualités en apparence opposées, être capable de se protéger, « prudent comme le serpent », et cependant,

« simple comme une colombe », ne rien perdre de la loyauté, de la pureté qui semblent le désarmer devant ses ennemis1. Elle a des épreuves qui feront en même temps le siège de son corps et de son cœur; le frère sera menacé par son frère, le père par son fils, et il faudra assez de résistance victorieuse pour tout supporter, « celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé2 ».

Fidèle, Jésus exige une fidélité réciproque; de ce qu’est le croyant pour Jésus dépend ce que Jésus est pour le croyant; demeurer en lui est indispensable pour qu’il demeure en nous3. Et cette volonté de le suivre, de vivre comme lui, doit se renouveler sans cesse, car le but est si haut, si loin, que la personne humaine l’entrevoit, de plus en plus éclatant et rapproché, sans jamais l’atteindre, car il s’agit d’être « parfait comme le Père céleste est parfait4 ».

La liberté de croire en Jésus, de vivre avec lui, est exprimée sous une autre forme : la liberté d’entrer dans la société nouvelle que Jésus inaugure, le royaume des cieux; la liberté de saisir le bien souverain que Jésus apporte, la vie éternelle. Elle est la même ici et là, elle est partout présente et toujours entière. C’est Dieu qui, durant des générations et des siècles, a préparé le royaume; mais l’activité volontaire de l’homme intervient, même pour trouver ce que Dieu veut qu’il possède et ce que Jésus veut lui donner; il faut non qu’il reçoive simplement, mais qu’il cherche : « Cherchez première-

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