Matth. xxn, 1-14; Luc xiv
Salem... », la ville ou devait s’établir le règne de l’Eternel, deviendra pareille à un désert, va être abandonnée de Dieu1.
Aux efforts qu’il fait pour l’attirer à lui, à la manière dont il la considère, indépendamment des conditions de sa vie, des circonstances, des événements, dont il la laisse diriger elle-même ses pas sur la route et vers le but choisis, respectant la décision prise jusqu’à modifier les moyens dont dispose sa sagesse à lui plutôt que de peser sur sa volonté à elle, on pressent le prix que Dieu attache à la personne humaine. En fait, ce prix est infini2. L’homme ne peut trouver aucun bien dans le monde, serait-ce la possession de ce monde tout entier, qui compense pour lui la perte, ou simplement la dégradation de sa propre personnalité3. Et le repentir d’un seul pécheur, le passage d’une seule âme de la vie charnelle à la vie spirituelle, met de la joie dans tout le ciel et devant les anges de Dieu4. Ce n’est pas le simple pardon que trouve le fils prodigue se prosternant et s’accusant devant son père, c’est l’amour et c’est la félicité parce que celui qui était mort est revenu à la vie5.