LEGENDRE
Après la condamnation de l'infortuné monarque Louis XVI , Legendre fit la proposition suivante :
« Voici mon opinion : Que l'on coupe le tyran en quatrevingt-trois morceaux, et qu'on en envoie un à chaque département, pour faire tretnbler les aristocrates. »
BIRONDELLE.
Le citoyen Burondelle , président d'une commission révolutionnaire, adresse au représentant Francastel le raj)port suivant :
« Selon tes ordres , mon représentant , nous condamnons tous les jours des tas de soutiens de Pitt et Cobourg. — 11 y en a parmi eux qui ont le front de demander les preuves que la nation a contre eux. — La nation a supprimé cet abus de l'ancien régime. — Ils sont coupables parce que nous le voulons, et ils meurent /j«rce qu'ils sont riches. — Voilà ! — En attendant, j'en tue bon jour, mal jour, de soixante à quatre-vingts. — Encore quelques saignées et la nation sera rafraîchie.
)) Signé : Burondelle. »
PARREIN.
Parrein, président de la commission révolutioîinaire de Lyon ,
A PAYAN , député.
<■ Lyon , 22 germinal an II.
» Je t'envoie, mon ami, deux jugements qui te prouveront combien notre tribunal est l'ami de la Montagne et l'ennemi des rois, puisque Von punit de mort un homme qui avait osé calomnier la Montagne. La guillotine est
placée devant une montagne ; on dirait que toutes les têtes lui rendent en tombant l'hommage qu'elle mérite. Allégorie précieuse pour de vrais frères et amis Demain,
on en annonce sept ou huit, et après-demain relâche
au théâtre. »