‹ La peste rougeChapitre 17 sur 45 · DUBOIS-CRANCÉ · texte numérisé non relu

DUBOIS-CRANCÉ

En ce temps, le gouvernement favorisait l'émulation du

crime ; — et, alors que la Convention croyait honorer le crime le plus épouvantable , il se trouvait dans son sein même un monstre qui en imaginait un plus épouvantable encore...

Dubois-Crancé . membre de la Convention et du comité de salut public, envoyé en Bretagne pour donner l'exemple des vertus patriotiques, — contraignit des enfants à fusiller LEUR PÈRE !

li'Arntëe Infernale.

L'humanité et la vertu, disparues du reste de la France républicaine, s'étaient réfugiées au sein de l'armée.

La Convention ne pouvait espérer d'exterminer la Vendée avec les troupes régulières qui, fidèles à leur glorieuse devise: Honneur et Patrie l avaient maintes fois, par l'organe de leurs ofTiciers, refusé d'obéir aux ordres barbares du gouvernement,

La Convention, qui lisait un arrêt de mort dans ces désobéissances vraiment patriotiques, sans cesse renaissantes, voulut en finir d'un seul coup.

Elle organisa une armée spéciale recrutée dans les bouges de la capitale, et composée de brigands et de coupe-jarrets, de pillards et d'égorgeurs qui avaient fait leurs preuves sur les places publiques, à Versailles, aux Tuileries, Sinxjournées de septembre, et qui ne devaient pas mai'chander en fait de crimes.

L'élite de ces scélérats forma l'état-major de cette milice sans exemple dans les annales des peuples.

Et les colonnes infernales se mirent en marche aux affreux refrains du Ça ira et de la Carmagnole , au mot d'ordre : Incendie et massacres !

Nous allons les voir remplir leur mission , — et, pour notre complète édification, nous laisserons parler leurs dignes chefs et les révolutionnaires les plus avancés.

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