‹ La peste rougeChapitre 23 sur 45 · TURREAU · texte numérisé non relu

TURREAU

A la Convention. — Le 4 germinal an II.

« C'est avec désespoir que nous écrivons ; mais il est urgent que tout ceci cesse. — Turreau prétend avoir des ordres pour tout anéantir, patriotes ou brigands ; il confond tout dans la même proscription.

» A Monfournais, aux Epesses, et dans plusieurs autres lieux, Amey fait allumer les fours, et lorsqu'ils sont bien rhaiilTés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations convenables ; il nous a répondu qué'c' était ainsi que la République voulait faire cuire son l>ain.

» D'abord, on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes, et nous n avons trop rien dit \ mais aujourd'hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et 7«/vw/?/ c(u'ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femellos de royalistes manquant, ils. s V/r//v.s".sv»/ aux éj)ouses drs rrc/s /nifrioffs. Déjà à notre connaissance, ringl-lrois ont subi cet horrible supplice, et elles n'étaient.

comme nous, coupables que d'adorer fa nation. La veuve Pacaud, dont le mari a été tué à Chàtillon par les brigands lors de la dernière bataille, s'est vue diwec ses quatre prdfs enfants, jeter dans vnfonr. Nous avons voulu interposer notre autorité ; les soldats nous ont menacés du même sort.

» Si(jné : ]\loREL et Caiîpenty, » Commissaires municipaux à la suite des colonnes infernales. •■

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