‹ La petite fonctionnaire (volume 2)Chapitre 37 sur 115 · SUZANNE · texte numérisé non relu

SUZANNE

sortir !

LEBARDIN. — Ecoiitcz-moi, je vous en supiDlie.

SUZANNE. — Veaaillez sortir.

LEBARDIN. — Eccutez-uioi d'abord, nom d'un chien ! Je vous en supplie, écoutez-moi. Je vais aller à Paris vous installer. Ne vous fâchez pas. Ne vous fâchez j^as avant de savoir. Je vais aller à Paris vous installer, et quand vous serez installée, vous ferez ce qu'il vous plaira. Vous me recevrez si ça vous convient. Si ça ne vous convient pas de me recevoir, vous me mettrez à la porte.

D'ailleurs, je n'irai pas vous voir souvent. Je n'irai presque jamais. Vous comprenez, je ne suis pas libre. Vous, vous serez libre. Vous ne pouvez pas refuser ça Vous n'êtes pas faite pour être fonctionnaire. Vous n'avez aucun avenir ici, aucun. Il vous arrivera des tas de désagréments. Receveuse des postes, est-ce que c'est une situation pour une femme comme vous'^ Réfléchissez, ,1c vous adore, et je ne vous demanderai rien en échange... Rien... rien!... Maintenaait, je sors... je sors... Réfléchissez!

lui donnera deux francs soixante-dix en plue,

LE MILITAIRE. — C'sst joliment commode.

suzANNi:. — C'est une des dernières réformes du ministre de la Guerre.

Lc MILITAIRE. — On pcut dire que ça en est une... de réforme, ça, et une vraie... Au revuir, mademoiselle... A la prochaine ft.'is.

Il ^nVi va.

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