SCENE X
SUZANNE, RIRI
SUZANNE, très gaie. — Ah! ah! non, c'est trop drôle !
RIRI, riant. — Quoi?
SUZANNE. — Ah! ah! C'est... Lis'...
RIRI. — Voyons un peu : a Mademoiselle Suzanne... » {Etonnée.) Qui vous écrit ça?.. .
SUZANNE. — M. Lebardin.
RIRI. — n vous envoie une dépêche?
suzANN'E. — Mais lis donc!...
RIRI, lisant. — a Amour... etc situation. » {Arrivée à la fin.) Ah! elle est bonne ! Et qu'est-ce que vous avez répondu ?
SUZANNE. — Je lui ai demandé les deux francs soixante-dix du télégramme.
Voilà ce que je lui ai répondu.
RIRI. — Il a dû en faire une tête!
SUZANNE. — Ça, oui... {Riant.) Tiens!
Au fait, qu'est-ce que je vais en faire de ces deux francs soixante-dix? {Paraît un militaire au guichet.) Vous désirez?
LE MILITAIRE. — Touclier Un mandat de cent sous, mademoiselle.
SUZANNE. — Donnez... Bien! — Signez l'acquit.
LE MILITAIRE, Signant. — Voilà, mademoiselle.
SUZANNE. — Voici vos Cent sous...
Elle prend dans son tiroir une pièce de cinq francs et la lui donne.
LE MILITAIRE — Merci, mademoiselle.
Il s éloigne.
SUZANNE, le rappelant. — Eh' militaire !
LE MILITAIRE. — Mademoiselle?
SUZANNE — Vous oubliez ça..
Elle lui donne lea deax francs soixaQt«-dix da Lebardux.
LE BrtTiTAïHT!. — Qu'est-ce que c'est?
srzAXN^, - — Vous voyez, cest deux francs soixaaite-dix.
LE MiLiTAJRE. — J"ai déjà Hies cent
sous.
SXJZANNTB. — Il faut prendre ça aussi... Oui... c'est comme ça... Maintenant, chaque fois qu'un militaire viendra l^oucher un mandat de cent sous, ou
RiRi, riant. — Ah! ah ! elle est boit Je! {Voyant Lebardin qui entre par la porte du fond.) Je me sauve!
SUZANNE, à Lebardin. — Comment, vous, monsieur?