LE VICOMTE, SUZANNE
LE VICOMTE. — Excusez-moi, si j'ai insisté, mademoiselle.
SUZANNE — Il n'y a pas de mal, monsieur le vicomte Donnez-vous la peine de vous asseoir.
LE vicoiiTE. — Votre sar.to est bonne?
SUZANNE. — Excellente, je vous remercie.
LE VICOMTE. — J'ai rencontré Pagenel aux Folies-Bergère... c'est lui qui m'a appris...
SUZANNE. — Je sais cela... Je sais cela...
LE VICOMTE — Je comptais le trouver ici. . avec... avec...
SUZANNE. — Avec M. Lebardin. Ils y étaient tous les deux, il n'y a qu'un instant... Ils ont été obligés de sortir.
LE VICOMTE. — Et vous êtes toute seule ?
SUZANNE. — Je suis toute seule. Il y a quelque temps que je n'avais eu le plaisir cîe vous voir, monsieur le vicomte.
LE VICOMTE. — Oui, depuis...
SUZANNE — Depuis votre mariage,
LE VICOMTE. — En effet... en effet...
Il s'est passé bien des choses depuis ce temps-là.
SUZANNE. — Bien des choses.
LE VICOMTE. — Et pourtant, il n'y a pas longtemps.
SUZANNE. — Un mois.
LE VICOMTE. — Croyez bien, mademoiselle, que si je ne vous ai pas adressé mes compliments au sujet de votre changement de position, c'est que je l'igiiorais... Dès que je l'ai su, vous voyez, je suis venu tout de suite.
SUZANNE. — Trop aimable.
LE VICOMTE — Ah ! vous êtes délicieusement installée. . mes complimente.
Suzanne. — Allô !