‹ La petite fonctionnaire (volume 2)Chapitre 62 sur 115 · SCENE XYI · texte numérisé non relu

SCENE XYI

LE VICOMTE. SUZANNE, puis LEBARDIN

SUZANNE, entrant. — Il est parti, M. Lebardin ?

LE VICOMTE. — Parti! {Lui prenant les deux mains.) Regardez-moi en face.

C'est vrai ce qu'a dit Lebardin ?

SUZANNE. — Qu'est-ce qu'il a dit t

LE VICOMTE. — Que VOUS... Enfin...

Est-ce vrai ?

SUZANNE. — C'est vrai.

LE VICOMTE. — C'est possible, c'est

très possible, parce qu'avec les femmes, on ne sait jamais. Tenez, vous ne savez pas ce que je donnerais pour le croire !

srzANXE — Mais vous n'êtes pas obligé de le croire, monsieur le vicomte ; j'irais même plue loin : vous ne devez pas le croire Moi, à votre place, je ne le <:roirais pas.

LE VICOMTE — Eh bien, tant pis ! je le crois. Vous serez ma femme. A de miiiû 1

SUZANNE, éifiue. — Ah! {Vn petit temjys.) Eh bien! non, pas à demain.

Elle lui enlève son chapeau et sa canne.

LE VICOMTE, joyeux. — Quoi?

SUZANNE, le regardant. — Oui!... et vous allez être bien obligé de le croire, maintenant, gros nigaud !

LEBARDiN, revenant. — Mille pardons, mon cher vicomte, mais j'ai oublié de vous remettre la clef.

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