SCÈNE PREMIÈRE
BRÎDEL. LUCTF:NXE, MADAME VA- RINOTS
iiADAME VARINOIS, à Brtdel . — El c'est tout, ce que \hx-s trouvez à dire quand on ins-ulte votre belle-mère et votre femme î
BiîiDEL, liaussant les épaules. — On ne vous a pas insultées.
LUCIENNE. — Vraiment ? Vous trouvez que ce monsieur n'a vus insulté ma mère?
M.YDAME VARINOIS -- Il m'a appelée 0. toquée ».
BRIDEL. — Ce n'est pas une insulte.
MADAME VARINOIS. — Et qu'est-ce que c'est, je vous prie ?
BRIDEL. — C'est une réflexion. D'ail leurs, moi, je l'ai aç^pelé « goujat ». Ça, t'est une insulta.
MADAME VARINOIS. — Il VOUS a jcté sa carte au visage.
BRIDEL. — Je ne l'ai pas ramassée et je lui ai répondu : « Monsieur, je n'ai pae besoin de votre carte. » Alors, connue je faisais le geste de me précipiter sur lui, on nous a séparés. Nous somme* sortis de l'exposition, et je ne vois pas ce que vous avez à me reprocher, ni l'une ni Vaut Je.
MADAME VARINOIS. — Il v a de6 choscs que vous ne comprendrez jajnais.
BRIDEL. — Et selon vous, qu'aurais-je dû faire ?
MADAME VARINOIS. — Puisque cc monsieur vous donnait sa carte, vous aiuiez dû lui donner la vôtre.
BRIDEL
Après
MADAME VARINOIS. — Après, vous auriez constitué des témoins qui auraient arrangé l'affaire ; niais vous auriez eu la satisfaction de vous dire que voiis vous conduisiez en homme du monde.
Petites Folles
LUCIENNE. '- C'était pourtant bien simple.
MADAME VARiNOis. — Vous ne VOUS êtes jamais battu, je parie ?
BRIDEL. — Pardon... Une fois...
LUCIENNE. — Mais non !
BRIDEL. — Dans un café.
MADAME vARiNOis. — Ce n'est pas se battre, c'est se colleter. Vous n'avez jamais eu de duel ?