‹ La petite fonctionnaire (volume 2)Chapitre 77 sur 115 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les MÊMES, BRIDEL, LEVERQUIN, puis MADAME VARINOIS

BRIDEL, à Leverqnin, montrant le rfToupe. — Ça, c'est ta femme, et ça, c'est la mienne. Or, que dirait un obser\'ateur superficiel en voyant ce groupe d'un côté et nous de l'autre ? Il dirait : c Voici deux petite ména.ges très unis et voilà deux invites. » C'est délicieux ' Ah ! ah !

Les deux femmes se retournent.

Petites Folles

EDMONT) à Bridd. — Ça va bien, cher ami ?

ALBERT, à Leverquin. — Et cette santé ?

BRiDEL. — Voi;s faisiez la lecture...

Ne vous dérangez pas.

Entre M™^ Vaiinois, un papier à la main.

MADAME VARiNOis, à Edmond, lui remettant le papier. — Voici... Achetezmoi ça demain.

EDMOND. — Deux cents ?

MADAME VARiNors. — A n'importo quel cours. Je suis sûre de la hausse. (A Denoixeau.) Edgar?

DENOizEAU. — Ma tante ?

MADAME vARiNOis. — Vou3 allez me donner votre avis sur les meubles anglais que j'ai reçus hier...

DENOIZEAU. — Vous avez renouvelé le mobilier du grand hall ?

MADAME VARiNOis. — Entièrem.ent.

Tout vient de la première maison de Londres.

EDMOND. — Est-ce que nous pouvons voir aussi, chère madame 1

MADAME VARiNOis. — Venez tous. {A Bridd, pendant que tout le monde passe dans le salon à droite.) j.Ion '^^endre, un mot.

BRIDEL. — Je vous écoute.

MADAME VARINOIS. Au - CaS OÎl leS

circonstances nous forceraient à choisir, aimeri^z-vous mieux recevoijr uix coup d épée au travers du corps ou faire des excuses ?

BRIDEL, stupéfait. — - Ce que j'aimerais mieux ?...

MADAME VARINOIS. — Vous 'aimeriez mieux faire des excuses ?... C'est bien ce que je pensais.

Elle sort par la même porte que les invités.

BRIDEL. — Voilà une question !

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