‹ La petite fonctionnaire (volume 2)Chapitre 8 sur 115 · LE DOCTEUR, HERMANCE · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR, HERMANCE

LE DOCTEUR. — Eli bieu 1 vous voyez, tout le moude croit à notre mariage. Vous êtes d'une coquetterie infernale... M'épousez-vous, oui ou non ?

HERMANCE. — Comment vous appelezvous?

LE DOCTEUR. — Y0U8 VOUS moqucz de moi, dites-le tout de suite.

HER3JAKCE. — Comment vous appelezvous ?

LE DOCTEUR, haussant les épaules. — Henri Bigois, docteur en médecine.

HERMAKCE. — Oui. Moi, je m'appelle Hermance Lieeuil, de mon nom de jeune fille; je suis veuve de M. Lureau. Eh bien ! si je vous épousais, je m'appellerais M™' Bigois, au lieu de m 'appeler M™'' Lureau. Ce n'est vraiment pas là peine de se marier pour ça.

LE DOCTEUR. — On ne se marie pas que^ pour ça. Vous préférez vous appeler ÎJ'"'' la vicomtesse de Samblin ?

HERMANCE. — Eh ! Je ne vous le cache pas.

LE DOCTEUR. — Et pourtant, c'est moi que vous aimez, voue me l'avez dit.

HERMAN'CE. — Et VOUS, m'aimez-vou6 ?

LE DOCTEUR. — Je VOUS adore, vous le gavez bien.

HEP.MA.vcF. — Ce n'est pas commode à arranger, cett*- affaire-là.

LE DOCTEUR. — Hum ! ce serait commode si vous y mettiez un peu de bonne volonté.

HERMA.SCE. — C'est-à-dire ?

LE DOCTEUR. — Maricz-vçus avec le vicomte, puisque voub y tenez, mais aimez-moi. moi.

HEKMANCE. — Voilà uue impertinence !

LE DOCTEUR. — C'cst le langage de l'amour, du véritable amour. Qu'est-ce que je demande? c'est vous! Je me moque du mariage, je ne tiens qu'à vous, qu'à votre petite personne que j'adore.

Prenez un mari dans la noblesse, ça m'est bien égal, pourvu que vous preniez un aniaut dans la bourgeoisie.

Entre Suzanne.

Page 1