ACTE TROISIÈME
SUZANNE
Aucune comparaison.
LE VICOMTE, se levant brusquement.
Ce qui me stupéfie, par exemple, ce que je no m'explique pas, et ce que je ne m'expliquerai jamais, c'est que vous ayez accepté de Mousieur Lebardin, une chose que je vous ai proposée, moi, et que vous avez refusée... Car enfin, je vous l'ai proposé d'être ma bonn^ amie... je vous l'ai proposé formellement...
Et c'est Monsieur Lebardin que vous avez préféré... Si vous pouvez m'explique** ça!
SUZANNE, ironiquement.
Il y a dans la vie une foule d'événements qu'on ne peut pas expliquer et qui arrivent tout de même.
LE VICOMTE
C'est ça qui me stupéfie le plus. Alors, vous ne m'aimez plus ? %
mm^w*
260 LA PETITE FOiNCTIONKAIRE
SUZANNE
Écoutez, Monsieur le vicomte, trouvez- vous qu'il y ail un intérêt quelconque à prolonger celle conversation?
LE VICOMTE
" Mais oui, il y a un intérêt, un intérêt très grand... parce que moi, maintenant , je vous aimeï,.. parfaitement, je vous aime. Tenez,
voilà encore une de ces choses que l'on ne peut pus expliquer et qui arrivent tout de même,
SUZANNE
Allons donc! Monsieur le vicomte, vous badinez 1
Oh ! je ne vous aimais pas, à Pressigny, lorsque vous m'avez avoué... vous vous rappelez?.». Non, à ce moment-là, je ne vous aimais pas... Je pensais à vous de temps en temps, souvent m£mc, je me répétais ce que