‹ La petite fonctionnaireChapitre 124 sur 130 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

vous m'aviez dit, mais ce n'était pas F amour...

Ça a duré comme ça* jusqu'à mon mariage.

* Mais le jour de mon mariage, par exemple, il

s'^est passé une chose extraordinaire. Lorsque Monsieur le Maire m'a demandé : « Consentezvous à prendre pour femme Madame *veuve Lureau? » Eh bien! alors^ tout d'un coup, pendant qu'il prononçait la phrase, je me suis ►aperçu que c'était vous que j'aimais; j'ai répondu oui, tout de même, parce qu'il était trop tard. Mais j'étais furieux. Et maintenant, il n'y a pas d'erreur... C'est vous que j'aime, c'est vous ! Il çst impossible que vous ne m'aimiez plus.

(Il s'aproche d'elle et lui prend la main.)

SUZANNE

C'est pourtant la vérité, Monsieur le vicomte.

LE VICOMTE

Vous ne m'aimez plus?

Je ne vous aime plus,... non... Et quand

même je vous aimerais encore, je ne recommencerais pas l'expérience que je viens dé faire... Non, décidément... Ce n'est pas ma vocation de .détourner de leurs devoirs les hommes mariés.

LE VICOMTE

Les hommes mariés?... Ah! ahl elle est bien bonne...

SUZANNE

Quoi?... Vous êtes marié, je suppose?

LE VICOMTE

. Comment, si je suis marié? mais je crois bien que suis marié... Je crois bien, puisque j'ai dit oui ! Et même, à ce propos-là, je vais vous dire une chose, une chose que je n'ai encore dite à personne... Je suis cocu!

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