‹ La petite fonctionnaire; comédie en trois actesChapitre 112 sur 136 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

LEBARDIN

Remarquez de plus que Pageïiel est convaincu que nou'=;... et Delphine aussi... ils ne peuvent pas ne pas être convaincus...

SUZANNE

Eh bien! votre amour-propre est sain et sauf.

LEBARDIN

Evidemment. . . mais il n'y a pas que l'amourpropre... Je vous adore, moi, vous ne tenez pas compte de ça, je vous adore.

SUZANNE

Eh bien! oui là, vous avez raison... Je vous demande pardon, il ne faut pas m'en vouloir, oui, je vous demande pardon. Tenez, venez vous asseoir là, près de moi. Il faut me pardonner. Oui, c'est vrai, j'ai l'air de ne pas bien me conduire avec vous, mais j'ai des excuses. Quand vous m'avez fait cette proposition, je

ne vous connaissais pas, vous m'étiez même plutôt antipathique, j'aime autant vous le 1 dire. Et comme j'avais des raisons de ne pas rester à Pressigny; comme à ce moment-là j j'avais de mon métier par dessus la tête, je pensais : essayons toujours, faisons cette expérience, nous verrons après; qu'est-ce que je risque? ,1e ne m'occupais pas de vous; je vous prenais pour un Monsieur quelconque, qui veut avoir une maîtresse, et ce qui pouvait vous arriver m'était bien égal. Mais aujourd'hui, vous m'avez écrit des lettres très jolies, très délicates, nous avons causé ensemble et je regrette ce que j'ai fait... Je regrette de vous avoir entraîné dans cette aventure, parce que, voyez-vous, j'ai bien réfléchi. J'ai une grande sympathie pour vous... beaucoup d'afiection. Je sens que nous deviendrons de bons camarades, mais pour le reste je ne pourrais pas.

LEBARDIN, se levant brusquement.

La môme phrase que Louis(?tte ! La môme !

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