‹ La petite fonctionnaire; comédie en trois actesChapitre 120 sur 136 · ACTE TROISIEME 2i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME 2i

MADAME LEBARÛIN

Ahl Et cet appartement a élé meublé par vous, de vos deniers. Je vous défie de dire le contraire, je vous en défie. Diles-douc le eonlraire?

LEBARDIX

Je pourrais le dire, si je voulais, oui je pourrais le dire, mais je ne le dirai pas. Oui! il a été meublé par moi, Tappartement. Il m^a coiité dix-sept mille cinq cents francs.

MADAME LEBARDIN, éclatant.

Ainsi vous avouez que vous avez une maîtresse à Paris, vous l'avouez avec un cynisme monstrueux!

LEBARDIN

Alors ! tu t'imagines qu'il suffit d'entretenir une femme pour qu'elle soit votre maitresse? Ce serait trop commode! Ah! tu es bien de la province, toi! Je n'ai aucune mai-

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tresse, je répète et j'insiste, je n'ai aucune maîtresse.

MADAME LEBARDIN

Et VOUS pensez que je vais gober de pareilles balivernes! C'est trop fort à la fin, je commence à en avoir assez.

LEBARDIN

Et moi donc!

MADAME LERARDIN

Vous dites?

LERARDIN

Je dis que moi aussi, je commence à en avoir par-dessus la tète! Est-ce que je t'ai jamais fait un mensonge? Est-ce que je t'ai jamais raconté seulement une blague? Quand je te dis que je n'ai pas de maitresse, tu n'as pas le droit d'en douter. In n'en as pas le droit, tu entends.

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