‹ La petite insuffisance thyroïdienne et son traitementChapitre 26 sur 61 · G. - LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

G. - LYMPHATIQUES

Dans l’insuffisance thyroïdienne, on constate des troubles vaso-sécrétoires, qui se produisent par l’intermédiaire de la circulation de la lymphe. Au premier rang de ces troubles, il faut placer les œdèmes transitoires. L’origine thyroïdienne de ces œdèmes se justifie par un certain nombre de considérations : leur coexistence avec des symptômes connus d’insulfisance thyroïdienne, leur apparition au cours de paroxysmes d’hypothyroïdie, leur alternance avec certains symptômes hypothyroïdiens, leur disparition sous l’intluence du traitement thyroïdien. Ils ne dépendent pas d’ailleurs d’affections cardiaques, rénales ou cachectiques.

Un ou plusieurs de ces caractères servant à spécifier l’œdème se retrouvent, en particulier, dans quelques observations que nous avons publiées.

Une jeune fille de 17 ans, sujette aux angines, atteinte de céphalée (répétée depuis 6 mois, continue depuis un mois), et de rachialgie, frileuse, constipée, somnolente, un peu obèse, apathique, triste, en proie aux idées noires, a présenté, quatre semaines consécutives, une enflure des régions nasogénienne et malaire, pâle, indolente, un peu élastique, simulant une fluxion dentaire. L’œdème alterna de côté chaque semaine. Il se manifestait le mercredi, présentait son maximum le jeudi et avait disparu le dimanche. Il ne s’est plus produit depuis le début du traitement thyroïdien.

Une malade de 59 ans a vu survenir, à de nombreuses reprises, au moment des époques, un

EXrOSK CLIMOUE.

œdème de l’œil droit, comme s’il existait une poche d’eau, de consistance assez ferme. Le diagnostic avait d’abord hésité avec un érisypèle atténué. Mais la coloration de la peau n’était pas modifiée. Ultérieurement cet œdème récidiva plusieurs fois dans un même mois, pour disparaître spontanément. La patiente, atteinte de canitie précoce, de frilosité, de narcolepsie invincible au moment des règles, d’émétolepsie matutinale, constipée, souffre de métrorragies abondantes liées à un petit fibrome utérin.

Une asthmatique, qui fut guérie par la thyroïdothérapie, présentait un œdème blanc indolent, qui se manifestait aux cuisses, lors des périodes menstruelles. Le traitement thyroïdien fit disparaître cet œdème très rapidement.

Il est vraisemblable que certains cas d’œdème angioneurotique de Ouincke ressortissent à l’insuffisance thyroïdienne. Kick a signalé un fait de ce genre dans le myxœdème. Mais il convient d’ajouter cjue certains œdèmes angioneurotiques sont dus à un processus d’hypersécrétion par hyperthyroïdie, et se rattachent alors à une vaso-sécrétion active.

L’œdème « rhumatismal » est parfois dû à l’insuffisance thyroïdienne, comme le prouve sa disparition parfois très rapide par la médication du corps

Au cours de l’insuffisance thyroïdienne, les autoinfections sont loin d’être rares. Celles-ci dans leur évolution naturelle entraînent la production d’adénites. Les poussées d’adénite se rencontrent ainsi surtout chez les enfants hypothyroïdiens. Le traitement, les mettant à l’abri des infections répétées,

TA PETITE INSUFEISANCE TIIYRÛÏDIEXAE.

aide à la disparition des masses ganglionnaires. Dans un cas concernant un adulte de ans, nous avons vu un paquet ganglionnaire adhérent à l’aisselle se modifier. En même temps que s’améliorait fétat général du sujet, la périadénite, qui agglutinait les ganglions, disparut ; on assista à la désagrégation de la masse et à la diminution progressive des ganglions hypertrophiés.

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