‹ La petite insuffisance thyroïdienne et son traitementChapitre 33 sur 61 · REINS · texte numérisé non relu

REINS

Expérimentalement Manca, par l’ablation de l’appareil thyro-parathyroïdien chez le chien, note, "20 jours après l’opération, un rein petit, dur, avec aspect graisseux de la substance corticale. A l’examen histologique, on constate la congestion de nombreux glomérules. Le protoplasma des cellules des tubes contournés contient des particules graisseuses. La substance médullaire offre les phénomènes de l’inflammation et de la dégénérescence. Les animaux, qui survivent à l’opération, présentent une dégénérescence épithéliale graisseuse.

D’après Lorand, l’extirpation de la thyroïde ou sa dégénérescence est suivie d’une néphrite interstitielle.

Au point de vue clinique^ l’albuminurie et la cylindrurie(surtouthyalinurie)sont fréquentes dans les états d’hypothyroïdie et d’athyroïdie, quelles que soient d’ailleurs les causes qui agissent sur la thyroïde (Lorand).

D’après le même auteur, on peut noter l’amélioration de l’albuminurie du myxœdème par la médication thyroïdienne. Cette amélioration a d’ailleurs été signalée par MM. Parhon et Papinian, par MM. Marie et Crouzon.

LA PETITE INSUFFISANCE THYROÏniENNE.

L’athyroïdie ou l’hypothyroïdie comportent en général de l’oligurie, une diminution de l’élimination des matières solides, l’abaissement du poids spécifique de l’urine et la restriction de félimination de l’acide urique (Loraisd) et de l’urée. Sous l’influence de la médication thyroïdienne, tous ces troubles se modifient, l’oligurie peut même être remplacée par la polyurie, il se fait une augmentation de l’élimination des matières solides, en particulier des chlorures qui peuvent doubler, comme dans un cas de Lorand, de l’acide urique et de l’urée (Combe). Dans deux cas, l’un d’insuffisance thyroïdienne, l’autre de myxœdème fruste, nous avons vu le traitement thyroïdien augmenter la diurèse et rapprocher le rapport azoturique de la normale. M. Castaigne pense que l’insuffisance des glandes endocrines contribue à vicier les matériaux albuminoïdes du sang. Avec M. Parisot, il utilise dans le traitement des affections rénales l’opothérapie thyroïdienne. J. -F. Percy aurait utilisé avec succès la thyroïdienne dans 55 cas de néphrite.

Nous ne parlons pas ici d’autres produits normaux ou anormaux qu’on peut trouver dans les urines. Il en sera question à propos des troubles de nutrition.

Page 1