Chez Vhomme
a). Retard de développement. Hertoghe signale, dans l’hypothyroïdie bénigne chronique, le développement incomplet des organes sexuels, et la cryptorchidie bilatérale ou unilatérale. Il rapporte un cas d’ectopie guéri en un mois. Il a noté l’évolution complète des organes génitaux, produite en moins de six mois, sous l’influence du corps thyroïde.
M. Tollemer a appliqué le traitement thyroïdien à plusieurs enfants atteints de cryptorchidie, et a
VU descendre les testicules après quelques mois de traitement.
Un cryptorchide, observé par M. Apert et par Brissaud et soumis à la thyroïdothérapie, eut ses testicules descendus et fixés en deux mois.
MM. Parhon et Mihailesco ont vu, sous l’influence du traitement thyroïdien, se produire la descente du testicule, dans un cas de cryptorchidie unilatérale.
Nous-même, chez un sujet obèse de 16 ans, avons noté, sous l’influence du traitement thyroïdien, le développement des testicules restés jusqu’alors infantiles.
Dans tous les cas envisagés, les sujets présentaient des signes d’hypothyroïdie à des degrés divers, avec féminisme dans les cas d’Apert et de Parhon.
M. Bonnes a appliqué systématiquement le traitement thyroïdien chez l’enfant, en l’absence même de phénomènes apparents de dysthyroïdie , et observé des résultats favorables dans la cryptorchidie simple ou double. Il y a donc lieu de la rattacher à l’insuffisance thyroïdienne. On la rencontre d’ailleurs chez les infantiles et chez les crétins.
h) Fonctionnement physiologique. — Du fait de l’hypothyroïdie, le fonctionnement sexuel peut être atténué ou affaibli. Par contre, le traitement thyroïdien peut déterminer le réveil de l’appétit sexuel endormi.
Il en fut ainsi chez un sujet que nous avons observé. Atteint de rhumatisme chronique, extrê-
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mement frileux, ce sujet, âgé de 57 ans, était resté 6 ans, sans avoir de rapports sexuels. Sous l’intluence du traitement qui le transforma, et qui, en particulier, fit disparaître sa frilosité, la fonction sexuelle se rétablit. Nous avons noté pareil résultat chez d’autres malades, en particulier chez un sujet d’une quarantaine d’années, en proie à un état neurasthénique avec céphalée, lassitude, etc.
Il nous fit part que le sens génésique, qui était très diminué chez lui, s’était trouvé augmenté du fait du traitement thyroïdien.
Hertoghe signale la varicocèle chez les hypothyroïdiens, mais le traitement ne peut modifier ce trouble de sénilité précoce génitale.