GAI BADIN
Brochure politique
pièces en vogue
opéra. Le Trouvère.
français, Relâche.
dpéra-co nuque. Les Dragons de Villars.
vaudeville. L’Abîme. variétés. La Belle Hélène.
gymnase. Les Grandes Demoiselles;
palais-royal. Les Mémoires de Mimi Bamboch .
gaîté. Les Fugitifs.
AMBIGI3-COMIQUE* Prise de Pékin*
EN VENTE
A l’asfBnce Marie etComp., 13, roe du Croissant A la librairie du Petit Journal ;
Chez tous les libraires ;
Dans les kiosques ]
Dans les gares de chemins de fer.
Le directeur-gérant : Th. Mauxiûn.
Paris, — lmp, Kugeimanru rue Ûraagc-BateU&^ n*
Numéro 6*
S août 1868
Xj A
PAR
, ACHILLE DE SECONDIGNÉ
Samedi, 1er août 1S(>8*
La fatalité, dit-on, nous porte a aimer ce □ni nous nuit. Notre appétit est semblable à un coursier qui ne veut souffrir m fremm éperon. Là même où nous voyons le plus d’ obstacles, nos passions nous y portent, et l’expérience du passé, ni les réflexions sur 1 avenir ne contribuent 'a nous rendre prudents.
Ainsi, par exemple, votre serviteur - (qui
commence à croire qu’il ne rédige pas la Petite Lanterne pour son agrément particulier, puisque M. Kugelmarm, son imprimeur, coupe et tranche dans sa prose tout ce qui sent le piment et le poivre) — votre serviteur, dis je, a la funeste habitude de dire nettement sa façon de penser,
C’est un tort, aujourd’hui, que d-^ vouloir persiffler les hommes et les choses qui nous paraissent ridicules. Cela coûte souvent plus cher que d’appeler un homme voleur et canaille — épithètes gracieuses qui ne valent qu’üN F HAN G !
En vérité, un tel sans-gene ne serait-il pas honteux, s il n était comique au suprême degré? Et qu’aperçoit-on au travers de ces sales petits livres, controuvés et scandaleux,
de ces histoires plates et sans vergogne?
Des bonshommes rendus chenilles par les assises et la correctionnelle, scorpions dégoûtants, qui paradent en évolutions mesurées,
avec la régularité de nos guerriers dans nos revues*
Mais le peuple, — qui n’admet pas de considérants- -- formule sa sentence, et s’écrie : A l’EAL' I A l’eau 1
Si Ton ouvre notre histoire littéraire avant et après la Renaissance, on yoit qu’elle reflète notre histoire politique, nos opinions et nos mœurs. Jusqu'à la fin du XYft siècle, la littérature fut empreinte des idées religieuses etchevaleresqoes ; tout y fut national jusqu'au merveilleux. Une grande révolution eut lieu par r imprimerie, qui changea la direction des esprits en multipliant les copies des chefs-d’œuvre grecs et romains,
Le seizième siècle a été un siècle d’essais et de transition. Au dix- septième, quand l’esprit public entra en lutte avec la vieille monarchie,
expression
on y vit entrer la littérature* La Révolution française n'étant pas F effort unanime de tous contre F ancien ordre de choses, tous les accents ne furent pas des clients nationaux et des cris démagogiques. L3 unanimité fut plus grande sous l'Empire, grâce à la poésie et à Féîo* quenoe.
Le mouvement des esprits sous la Restauration, la lutte des opinions, l'examen de toutes les autorités, la refonte de tous les principes, les tentatives hasardeuses dans toutes les voies; et, depuis 18-10, l'accélération du mouvement intellectuel, la prodigieuse activité des pensées réformatrices, l'intrépidité fanatique à se précipite^ à la conquête du mieux, et, au milieu de cette ardeur incroyable, l'oubli de la prudence, les tiraillements sociaux en tous sens, l'anarchie des intelligences, le déchaînement des passions, tout cela s'est fait jour dans les livres, dans les brochures, dans les feuilles périodiques.
de foi chancelante, de doutes multipliés, d'espérances sans limites. On sent, à ces inspirations si diverses, au souffle de ces doctrines opposées, a cette inquiète fermentation des esprits, que le peuple français est en quête de son avenir.
Notre littérature est bien l'expression de notre société. Ne lui reprochez point toutefois ce malaise moral dont elle n’est que- l’mterprèto, ces craintes et ces espérances qu elle formule, ces recherches de la vérité qui l’houorcnt. Tous les peuples de l’Europe en sont là ; partout, comme en France, on est dans l’attente d’un esprit nouveau et de nouvelles aspirations*
Dimanche 3 août*
Je vous avoue que popr ma part* j3ai éprouvé la plus franche allégresse eu appre-
L’éternel préjugé de l’indignité des corné îens remonte à la surface !
Molière dînait chez Louis XIV» ce monar^
riant que la fiancée de l’Art avait épousé l’écuyer marquis de Gaux,
J avais peur que Timprudeofe fiancée de 1 Art ne coiffât bel et Mon sainte Catherine, en voulant trop longtemps jouer à cache-cache avec le mariage. Enfin, mes craintes sout dissipées désormais, et, pour avoir attendu un peu, Mlle Patti n’en est pas moins marquise à Tlieure qu’il est.
Mais il paraît que le mariage de l'écuyer» marquis de Gaux avec une chanteuse, n’a pas été vu aux Tuileries ad majarem gloriam imperatons , car une lettre du Souverain vient d'informer son écuyer qu’il ne pourrait porter ce titre tant, que Mlle Patti serait au théâtre, mais qu’il continuerait à en toucher néanmoins les émoluments.
que formaliste qui déclarait « dans ses lettres patentes, en date de 1612. qu’un gentilhomme et une demoiselle pouvaient chanter sur un théâtre royal sans déroger à leurs titres de noblesse. » Mais la Patti,- devenue marquise de Canx, — ne sera pas reçue chez Napoléon III.
Il est vrai de dire aussi qu’en nos temps de clownerie l’art de dresser les chevaux passe avant l’art de dresser la voix.
Ce n’est pas moi qui ai fait le monde : on préférera toujours un jockey à une interprète de Mozart et de liossiïi *
La vie est si courte, si éphémère, Que la plupart des événements iJt des phénomènes qu’elle présente ne sont à nos yeux que des circonstances isolées, sans suite, sans comnexion apparente : aussi trouvons-nous fort •commode de les expliquer par un seul mot, le hasard.
Il est vrai que cela n’explique rien du tout,
pas tout a fait officiel » est superbe
permette de
et qu’une pareille définition tombe devant le moindre raisonnement. Mais il est si pénible de raisonner et si agréable d’avoir recours à ces mots élastiques qui nous en évitent barras.
Exemple: Le hasard veut qu’un canardier aux abois, ce jour-! à, annonce la nomination de M. Adrien Marx à l’inspection des Baux- Arts Vite on se passe, et repasse cette nonsaugrenue, elles amis de dire b chaque , au petit indiscret : « Petit farceur, va. tu ne nous as rien dit de ton inspection des Beaux Arts II faut donc que ce soit le hasard qui me féliciter.
Dieu, c’est bien simple, répond aussitôt le nouvel inspecteur, si je ne t’en ai rien dit, c'e3t que ce n’est pas tout à fait officiel. »
«le préférerais que M. Marx fit nommé écuyer à la place de M. de Gaux. Cela entrerait plus facilement dans les goûts de
M. Marx qui, m’assure-t-on, passsait tousses loisirs dans les éemies impériales alors qu il occupait aux Tuileries la charge d’écrivain public.
S’il faut eu croire le Figaro, les baigneurs font cette année, sur la plage de Dieppe, une
singulier assaut d’élégance... C\st à qui mettra le plus de flots, le plus de ruches, le plus de nœuds sur le verso de leurs costumes.
Cette rage de pavillons en poupe fait beaucoup rire les hommes, dont les jaquettes ne couvrent pas assez ce que les dames couvrent trop, et l'un d’eux, fils d’nn orléanis te célèbre, disaithier à un ami, en désignant les reins surchargés d'une eocodette.
— A-t-elle un bas empire! hein?
Depuis ce jour, on ne désigne plus à Dieppe que par « bas-empire » la partiel du corps humain qui a nécessité l'invention de la
chaise.
Lundi a août 1868.
Quelqu’un me disait dernièrement :
— Pourquoi n\y a-t-il pas un seul écrivain qui soit à la fois aimable et gracieux, pétillant de gaieté, de moquerie, charmant dans ses boutades, impertinent, libertin tant soit peu, mais sans franchir néanmoins les bornes de la décence, peintre de caractères, de mœurs ?„,
Pourquoi un seul écrivain n’fîurait-t-H pas quelque chose de Sterne, de Jean-Paul et de Voltaire? Pourquoi ne tiendrait-il pas a Fauteur de Trntram S/iandy et au créateur du litan par cet indéfinissable humour qui ne rit que du bout des lèvres, ne pleure qu’à la dérobée, et passe, avec la mobilité d’un enfant, des larmes au rire
Pourquoi n’aurait-il pas du Voltaire le fouet du ridicule, cette arme irrésistible, toutepuissante h l'aide de laquelle il frappait impitoyablement à droite, à gauche, sur tous les ongl-
Baux?
Gare surtout aux professeurs pédants et aux écoliers niais! Gare aux romantiques cerveaux fêlés, admirateurs outrés ou affecté . de la nature et du moyen-âge ! Malheur aussi aux hommes d'argent ! Point de pitié pour eux ! Peintre goguenard, il faisait la charge, non le portrait, de sa pauvre victime.
Pourquoi ? — Parce qu’avec la censure la libre discussion devient impossible; la critique des actes du pouvoir ne se suppose meme pas. Les hommes qui occupent le pouvoir tienneu généralement à y rester, et par conséquent ils ne permettent pas les discussions qui, tontes justes qu’elles puissent être, — et peut-etre par cela meme, — peuvent les en faire descendre. Ces mêmes hommes sont en quelque sorte conséquents avec eux-mêmes. Ils tiennent à t’estime publique, ils ne peuvent donc
Pelletan, la ements que ï de l’Etat:
attaques par lesquelles on cherche h incriminer leurs actes, à fouiller leurs motifs, à les noircir aux yeux de leurs compatriotes. Ils arrêtent donc tout ce qui leur porte ombrage. Censure et arbitraire sont donc synonymes et par conséquent incompatibles avec la liberté de la presse»
La première condition pour que la censure produisît de bons fruits, ce serait de trouver, pour l3 exercer, des hommeé inflexibles, universels, inaccessibles aux passions et aux intérêts* Que si do î pareils hommes sont introu- Tables, la censure est irrévocablement condamnée. Et plus il y aura d'intrigues, de nullités autour des avenues du pouvoir, plus la censure sera exercée avoG sévérité*
J’emprunte au journal de M.
Tribmwt le tableau des appoi touchent les principaux dignitaires de I
c M, Vaillant a 228,000 francs par an. C’est
/JCP. -non fr,) M. de Mac-Malion (188, OUU ), ÏÏathoy (181,000 îr.) . Les «très marfehaua
MM. Bandon et Forey) dont que
SS5>“. M. Rouher ne
160 001) fr. dans ce vertigineux total, o
Zuque, eu ee^eRe quelques
disproportionnées peut-être au mo
qui les reçoivent. M. Flahaut touche <1,000 fr.,
M. Mellinet, 92,000 fr.; M .de UwœJ.ae, 92 000 aussi; M. de Cambacérès, 90 000 n MM Le Verrier et Dumas, 54,000 fr ei a en ils service au pays pour ces chiffres-la H faut croire que oui, puisqu’ils continuent a les tou-
cher. »
Je voudrais bien savoir si ces douze mortels mië le gouvernement paie un million a» ■ cansoixante-douze mille francs lui rendent 1 éqmvalent en services? — Hum I Hum I—
C’est égal, on peut avoir du bon à ce prixlà.
Depuis qu’AdelinaPatti a tait une fin ett
épousant Fécuyer-marquis de Caox, il n'est pas un seul journal qui ne parle dû ses allées et venues avec une précision et une insistance surprenantes.
b7 un nous apprend quelle va manger ce soir la côtelette de Famitié « chez Iaduchesse? à t’Isle-Adam. »
b autre, son premier mal de cœur avec accompagnement de M. Strakosch, « qui vient de s installer avec sa femme boulevard Hausmann. » C'eût été joli si M.- Shako... Strakoscli avait oublie d'emménager sa femme avec ses meubles.
Mon Dieu, quand en aurez-rousdonMni, choi s coùfrêres, avec tous ms racontars? Qu’es L-m que peut n ms faire oueJttoë Patti-Caui on Caux- J alli, — comme il '■ o i l ■ plaira, — aille dévorer une côtelette chez la duchesse. Je vous avoue entre nous qu’une jeune marquise, toute fraîche émoulue, qui mange déjà une côtelette, est un phénomène bien surprenant.
Maintenant la côtelette était-elle cuite ou saignante? - Voilà ce qu’il faudrait savon-.
Dernières nouvelles. - Mme Patti-Caux a failli être victime d’une bien grande erreur. Tout le monde a entendu parler de la côte lette que la marquise est allée manger e^ez la duchesse, eh bien! c’est tout le contraire c’est la duchesse qui est venue mangei côtelette chez la marquise.
(Communiqué. — Sij-aftosc/f).
Enfin, ce qui me console, c’est que dans tout cela, je ne vois qu’un accident arrive : une côtelette mangée par une duchesse au lieu d’une marquise.
Mardi 4 août i S 68,
Je n’apprécie pas au jnsto combien un petit garçon de quarante-trois jours peut avoir de crimes sur la conscience pour n’être qu’ondoyé, mais ce que j’apprécie fort bien, c’est qu’une fois mort on lui refuse, — faute d’avoir été baptisé, — de reposer enterre sainte, terre ainsi nommée parce qu’on y entre avec accompagnement de prières.
J ignore si le bon Dieu tient compte du nombre de litanies chantées en l'honneur du mort qui s'en va dormir un somme éternel entre deux couches de terre* toujours esfbil que le bon Dieu a dû sourire d'amertume en voyant arriver vers lui le petit être de quarantetrois jours qu'un de mes amis et moi avons enterré ce matin, sans le plus petit agrément de curé et de sacristain.
^ Gomment, petiot, si jeune et si pervers? Tu te permets de venir à moi sans le plus petit morceau de prière à m'offrir,.. ■
-Mon père, ce n’est pas ma faute, on ne
»'«>■* •» d0"ndrr“^té "Lr"
M.Tcuré n'a P- voulu «.'enterrer et pner
pour moi*.-
Voilà un petiot qui n’a rien fait au monde, Juin! qu’Ll. le curé,- et qui dort mamtenant dans le trou des réprouvé? , ^^tépeut-
être d’un pendu ou d an nojé, un criminel !
lissant là pêle-mêle, les rcÿrouré^sen-és les mis contre les autres, et, si par hasard, parent, »n «ni .'aventure »ur ee, te terre*»dite pour pleurer ou prier sur un mort, il faut 5ÏÏ prie ou qu’il pleure sur tous, si veut que ses larmes ou ses prières arrivent
h leur adresse,
A propos de ce petit réprouvé de quarante-
trois jours, — quelle précocité! — j’ai une recommandation à foire aux mères de famille de.;. en l’honneur d’un médecin qui est, je
crois, appelé à sortir de l’ohscnrité, où il
végète depuis pas mal de temps, — grâce à un traitement aussi énergique qu’économique,
Vous avez, par exemple, un petit enfant qui se tord dans les coliques et les convulsions • le temps presse, le petit moribond s’abîme dans des souffrances atroces, vite vous courez chez les médecins de l’endroit ; il y en a deux : un bon, qui est toujours en visite, et un mauvais qui est toujours chez lui. Vous ne trouvez naturellement que ce dernier, et vous lui dites a peine entré :
Seriez-vous assez bon pour vous rendre e suite, chez M. X..., à deux pas d’ici, où il y a un enfant gravement malade.
— Chez M. X...? répond-il bientôt, connais pas... ce n’est pas moi qui suis le médecin de la maison ... je n'irai pas*
— Mais, hasardez-vous, l’enfant a besoin un médecin... et dans quelque temps il sera peut-etre trop tard.**
Mercredi j 5 août 1868,
le vicomte Philippe-Auguste de Kervôguen
__ reia m’est complètement égal ; allez cherciier votre médecin habituel. Pour moi, rest© chez moi—
Et il vous ferme la porte au
Tel est ce qui s’est passé exactement, il y a trois ou quatre Jours, dans une banheue de
' Jc voudrais bien savoir jusqu’à quel point un descendant d’Hippocrate a le droit de refuser ses soins à un enfant malade, sous le prétexte qu’il n’est pas le médecin de la niai* son .
ilcputô du Yar et inventeur du sixième pa
?aet> vieilt de mourir à Madrid des suites d’une insolation.
Je crains fort que le soleil ait joué' un moins grand rôle que Je sixième paquet dans cette mort à laquelle personne n 'était guère préparé. On prétend que le député du Yar rongé par le remords de ses imprudentes dénonciations, avait perdu le boire et le manger depuis longtemps, et que c’est sous l’influence de ses regrets cuisants qu’il est allé en Espagne chercher un peu de repos.
Le mépris populaire j — le châtiment le plus terrible qui existe, — commence à s’abattre sur les diffamateurs en vogue. II ne suffit pas
toujours de ne payer qu’wa franc le dro.t d’insulte et de diffamation pour échapper au courroux des masses, qui manient habilement Garnie du ridicule, — arme qui tue lentement-,
Yoici les premiers coups portés sous la forme
d’une chanson chantée au concert Tivoli et intitulé : Je n'aime pas ça :
Tii du béguin pour la lecture,
BtVpeun m'vanter cotre ohrêhen.
D’là franchise en littérature,
3'di3 : Ça, c'est bien.
Mais qu’un honnête homme soit Des ordures qu’un jour lança,
Le rédacteur de Vlnflesnbk...
.le n’aime pas ça !
Je n’aime pas ça!
Quand la voix du peuple s’en inele... la vindicte publique poursuit son œuvre..
Le célèbre Blancard, ^abracadabrant rhand d’habits du quartier Latin, a qu q
K. émtoouxà faire pouffer de rire. V*£*
oui que i’avais passé l’eau, j’aperçus devant
la boutique de Blancard un petit homme qui alignait des petites pattes de mouche sur un. calepin. Mû par la curiosité, je m'approchai düpetît homme et je reconnus M. Feyrnet qui
copiait la prose insensée de BJancard pour ]* donner sans doute aux lecteurs du Temps.
Je fis comme M. Pernet et j’écrivis ce qui papier :
machin en bols, qui n’a l’air de rien, un cru... un gra... un je ne suis quoi ungraphomôtre, je crois... enfin un ustensile de cuisine à l’usage des Babinet... U y a aussi une boussole pour ceux qui auraient
perdu le Nord. - Le verre-y-est. — Occasion: / francs, &
Pistolets:
Le temps chevaleresque est passé...
» Ou est l’époque où de telles armes de combat n’auraient pas séjourné trente-six minutes à mon étalage? Ce n’est pas que j’en !=ois fâché, tant s’en faut... dussent mes pîsto-
lets rouiller dans leurs fontes; je suis heureux de voir, en cea temps pacifiques, la philosophie prendre le pas sur le préjugé, et d’etre chaque jour, dans les brasseries, témoin oculaire de maints duels à grands coups de ehoppes et de bocks.* .
„ Aussi est-ce dans cette pensée que, désespérant de tirer jamais un bon parti de ces armes, je les mets en vente pour quelques miserâbles deniers : — 29 francs, »
Un voit bien que M. Blancard habite le paisible quartier Latin où le préjugé de là choppe règne en maître , mais s’il voulait de temps à autre aborder le cap des Tempêtes,— compris entre Vachette et la rue Richelieu, il reconnaîtrait sans peine qu’on s’y bat encore à coups de trique et de revolver*
Je parie vingt francs contre son cra* * son gra*.* son graphomètre qu’il écoulera protn-
ptement ses pistolets, le temps chevaleresque n’étant pas encore passé*
DERNIÈRES NOUVELLES : — Une per- ' sonne, — qui le tient d'un député, ayant les coudées franches an ministère de l'intérieur, — m'assure, à l’instant, que le rédacteur en chef de Y Inflexible s'est rendu auprès de M. de Saint-Paul, le matin du jour uù le procès de M. Rochefort a été appelé et qu'il a eu un entretien assez long et très intime avec le secrétaire général du ministère de la place Bauvau.
Que s3 est-il passé? — Mystère.
Les mauvaises langues prétendent que M, de Saint-Paul aurait guéri de la rage... d'in sulter son intéressant visiteur.
Nous verrous bien.
Achille de Second] gné,