‹ La petite mère (volume 3)Chapitre 3 sur 52 · UI · texte numérisé non relu

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dresse pour macfame Reîss, née Bemheiiil, là unique de la plus jeune sœur de sa mère, quMl connue toute enfant en 1845 à son retour d'Afr quand il était, lui, commandant de dragons. — < gélica fait tourner le général comme une toupie, »^ — disait le gros Gedrges Reiss définiî aussi spirituellement que le lui permettait son ( un peu lourd, Finâuence de la jeune cousine, s vieux cousin.

Il est certain que si cet honorable fabrîcât toiles peintes — il avait acquis autrefois les usin Théodore Fuster, le pair de France, et la raisoi ciale de sa maison était : — « Fuster, Reiss et C représentait aujourd'hui le département du Basau Corps législatif, c'était bien à sa femme qu'il d cet honneur. Un jour qu'un vent d'ambition car< sa belle crinière de cheveux roux, Angélica traîné son cousin au ministère de l'intérieur trois mois après, Georges Reîss, candidat officia l'administration, était nommé député.

Un des chagrins de Fuster, ajouté à tous ceux nous connaissons, avait été l'insurmontable r gnance que, dès les premiers jours, avait manifest femme pour les KaufFmann, les Kœnîgswarter Schussel, les Reiss, les Bernheim. Était-ce of{ aristocratique ? elle, Thérèse Trémière de la Sy Était-ce horreur de se mêler à une famillç dont sieurs membres appartenaient à la religion réfoi*i

an«£lica tleîss

elle, si ardemmeat catholique, apostolique et'romaînef

Dans tous les cas, après son mariage, André Fus**

ter avait dû renoacer à , un voyage projeté -dans

son Alsace si chère, et cMtait tout au monde si,

vers i855, en une heure d^accalmie, il avait obtenu

de la fière Thérèse qae^ de temps à autre, elle allât

voir Angélica Berafaeim, placée, afin d^ achever

son éducation, dans une institution fort connue à

Chaillot, chez madame Dutois. Malheureusement la

jeune pensionnaire, que la hautaine cousine, avec son

dévorant esprit de prosélytisme, eût voulu former

aux pratiques de la dévotion, ayant peu répondu à

des exigences qui lassaient son étourderie, la baronne

rendit ses visites de plus en plus rares, et finalement

oublia de reparaître à ChaîUot.

De là, une demi-rupture.

Il fallut la maladie si grave du général pour que Angélica Bernheim, devenue depuis plus de dix ans madame Reiss, trouvât le courage de franchir la porte de Thôtel Trémière, où elle n'engageait presque plus le pied. Mais son cousin, qui n'avait jamais cessé de la voir, de l'aimer comme une petite sœur lui rappelant sa mère, l'ayant reçue avec joie à son chevet, malgré Vaccueil on ne peut plus froid et circonspect de la baronne, elle vint chaque jour rue Vaneau.

Les relations se nouèrent plus étroites durant cette épreuve, et, dès sa première sortie, André Fuster se

hâta d^aller embrasser sa bonne Angélica da charmant hôtel qu^elle habitait au quartier Chaussée-d^Antin, rue Joubert,

La baronne refusant de le suivre au bal des 1 ries, le général, qui, dans un nouveau raccomi ment avec sa femme, s^était laissé désarmer de niers restes de sa volonté et décidément s^abandc au Jugement-Dernier , ae . songera nullement plaindre de son abandoû. Le Mardi-Gras vei donna ses ordres à David, et, accompà^é de c viteur fidèle, qu^à cause du froid très vif il fit m dans Pintérieur de son coupé et asseoir à côté d il quitta l'hôtel Trémière vers les onze heur< soir. Juste à ce même moment, le révérend Phalippou, en chaire, prononçait, pour Tînau tion de l'Adoration Perpétuelle, un magnifiqu cours sur la « Présence réelle^ » dans le p recueillement de la Paroisse du Jugement-Dt au grand complet,

— Alors, mon général, nous né filons pas di ment chez l'Empereur ? demanda David reman que la voiture, après avoir traversé le pont de i rino, se dirigeait vers la place de la Concorde.

— Non, nous passons d'abord rue Joubert vais aux Tuileries avec madame Reiss.

— ^^ Ah ! c'est ça, c'est bien ça. , . ' Le dragon rit dHin rire amer, ^

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