La "Petite Mère" Sœur Marie de Sainte-Anne, co-fondatrice des Oblates de Béthanie. Simples notes
Marie Ribault, en religion Sœur Marie de Sainte- Anne, surnommée la « Petite Mère », naquit à Lesneven, en Bretagne, le 2 Juin 1878. Après ses années de pensionnat, elle resta dans sa famille jusqu’à son entrée en religion. A l’àge de 22 ans, elle entra à l’Oratoire de Saint Philippe de Néri, à Brest, où elle fit profession le 3 Juin 1902. La Communauté ayant dû se séculariser par suite des lois persécutrices, la jeune religieuse continua néanmoins de vivre sous le régime d’une certaine vie commune et dans l’exercice d’œuvres de charité au service des malades.
Neuf ans plus tard, des circonstances providentielles la mirent en relation avec le Fondateur de la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale qui l’appela à Paris, avec quelques compagnes, pour fonder l’Œuvre-sœur dite des Oblates de Béthanie.
II. — Dix ans de vertus cachées dans l’adcration du Très Saint Sacrement, le dévouement et le sacrifice pour les Prêtres du Seigneur
Dès la première heure de la fondation, la servante de Dieu eut une claire intelligence de la vocation sublime à laquelle Jésus l’appelait. Passer sa vie aux pieds du Dieu de l’Eucharistie dans des adorations quotidiennes, fréquentes et prolongées, et se dévouer sans réserve dans la prière, le sacrifice et le travail, pour le bien et la sanctification du Clergé par un concours assidu aux œuvres diverses de la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale : telle fut désormais son unique ambition.
Presque complètement séparée du monde et n’aspirant qu’après son divin Epoux, elle établit sa demeure en Jésus devenu son centre de vie.
Toujours calme et recueillie, pénétrée d’un profond sentiment de foi envers la présence et le voisinage de Jésus-Eucharistie, dévorée du zèle de sa gloire dans les âmes sacerdotales, consumée de son amour et animée d’un immense désir de sa propre sanctification et de celle de ses sœurs, elle était pour tous un modèle parfait de toutes les vertus et un encouragement constant dans la voie de la perfection,
Extérieurement son existence fut sans éclat et s’écoula dans la simplicité et la régularité ordinaire d’une modeste vie de communauté. Néanmoins il suffisait de l’approcher et de l’entendre pour éprouver un sentiment de vénération qu’inspirait sa vertu. Douée d’un esprit remarquablement judicieux et réfléchi, qu’éclairait une sagesse toute surnaturelle, elle inspirait à tous la confiance et gagnait tous les cœurs. Son maintien comme ses paroles rayonnaient Jésus et Le faisaient aimer. Cette impression était générale, et le souvenir en reste comme le trait caractéristique de l’action qu’exerçait dans les âmes cette « vierge sacerdotale ».