II. — Grâces spirituelles
La seule pensée de la « Petite Mère » porte à la vertu et plus d’une âme en a déjà obtenu des grâces précieuses de lumière, de force, de persévérance et même de conversion.
Mais la grâce plus spéciale et vraiment caractéristique qu’elle accorde est un accroissement d’amour pour Jésus. Le jour de sa mort, le Père fondateur, qui l’assistait, lui fit une prière : celle qu’une fois arrivée au ciel elle fit pleuvoir une « pluie d’amour » sur la terre. Il est remarquable que depuis sa mort, beaucoup d’âmes qui l’ont connue éprouvent un amour plus ardent et plus généreux pour Jésus. De touchantes confidences en ce sens font légitimement penser que cette âme virginale, dont l’amour a été le secret de la sainteté, a une mission spéciale pour embraser les âmes du feu de l’amour divin et, par là, les porter à une haute sainteté. Elle exerce cette action jusque dans la mort, en inspirant aux mourants des actes enflammés de pur amour, comme le cas s’est déjà présenté.