‹ La petite MionneChapitre 22 sur 28 · vous que cela vous a fait du bien · texte numérisé non relu

vous que cela vous a fait du bien

aademoiselle Laurence, oui, je sens la douce

i pénètre eu moi.

lisait mentalement :

) j'aspire surtout avec délices, c'est la lumière

ird.

I remit le verre à sa place, sur la table.

Doiselle Laurence, voulez-vous venir vflusas-

le mon lit?

ncment, monsieur Alexis.

n'est-ce pas, mademoiseUe Laurence, tous ne Tsillerei plus?

— Je TOUS le promets ; cette fois, étes-T0U3 content!

s je laisserai la porte ouverte, et à TOtre tour, r Alesls, il faut me promettre de m'appeler si z besoin de moi.

it promis, ma charmaDte et bonne petite Tée ; lez-mol TOUS le dire, si ma situation s'est si ra* t améliorée, c'est à vous que je le dois.

s je n'ai fait que tous faire prendre aux heures es potions ordonnées par le médecin.

, répondit Alexis en souriant; mais si je lésai docilement, ces potions, c'est qu'elles m'étaleat es par tous. Vous sentir près de moi, vous Toir, endre, cela m'insuffle la Tigueur. Dans bien des a des effets moraux plus puissants que tont.

lemoiselle Laurence, je suis confus de tant de entifs dontje suis l'objet. Je n'ai pas mérité une sollicitude, un semblable déTouemeat. Je suis l'une profonde reconnaissance.

ir si peu que je fais pour tous? Ahl monsieur 'est moi qui tous dois une éternelle reconoaisje ne sais pas ce que jeToudrais faire pour tous jner.Sans vous, que serais-jejmaintenantîyous impêchée de mourir, et en voua voyant étendu t, pâle et sans force, j'ai éprouvé le repentir de Ion, et j'ai senti en moi quelque chose qui mi it à cette vie que je voulais quitter.

désespérée, je me reprends à espérer; un deuil s'était étendu sur mon esistence, il n'ensle sous mes yeux tout change de forme et de eounme ai un regard du ciel fût descendu en moi. écoutait comme s'il eût été charmé par une bar-

1 1 Je n'y suis allée que deux fois, la premiËre le, puis à Nogeut, au bord de la Haroe ; mais ittrèsjoli, la campagne, moDsieur Alexis ;des , !8 blanches dans les arbres, des oiseaux qui les vignes, des champs de blé jaune, de verts pleins de fleurs, et puis ces gais sentiers >arlez, et ces haies épaisses au-dessus desvoit s'engairlander sur leurs tiges épineuses

ademoiselle Laurence, les environs de Paris ints ; mais vous ne les connaissez pas. Que s vous attendent I II y a Ënghien et Monti^illemonble et le Raincy, Villeneuve -Saintunoy et plus loin Fontainebleau et sa belle y, Gorbeil, Fonte nay-aux- Roses, Sceaux et >il j'allais souvent avec ma mère, BelleTue, B-d'Avray, Versailles, Saint-Germain avec sa jrrasse et où il y a une forêt, Marly-le-Roi Gbatou et Bougival avec ses jardins de roses ittes villas au flanc du coteau ; enfin les deoi • rives de la Seioe.

Le ne put s'empËcher de sourire en se rappez vers de madame Deshoulières ;

Sur les bords fleuris Qu'arrose la Seine, Chercbez qui vous mène.

Mes chères brebis.

S, ajouta la jeune fille émerveillée,

l'espace, les étendues, de la verdure, fleurs, des parfums, du soleil partout, tout cela, blea comme aujourd'hui, le c

Alexis était étonné et en même tem tendra parler ainsi cette jeune fille, une Elle était comme lui enthousiaste du be.

c'était une nature poétique. Mais la faç( primait I... Tout cela, ajouté k la disti Laurence, confondait le poète... Elle de' et certainement elle avait raçu une bon

Certes, le désir d'adresser quelques rence, à ce sujet, ne manquait paf il savait comment la jeune fille av commissaire de police. Du reste, sa < discrétion lui faisaient un devoir de res de Laurence.

Alexis ne se méprenait point sur la ment que la jeune UUe lui avait inspiré instants. Il n'en était plus à être obligé sensations au creuset de l'analyse.

11 aimait Laurence; it l'aimait avec t< de sa jeunesse, qui avaient d'autant plus avaient moins donné.

L'amour s'était emparé de lui en péné flamme dans tout son être. Et il fallait qu déjà, cet amour, puisque le poète était quête d'un regard ou d'un sourire, et !

par une tristesse indéfinissable quand, j sa douce garde-malade s'éloignait de lu

11 n'en doutait pas, cette fois, il a' femme de ses rêves, telle qu'il l'avait vi il se perdait dans le rose et le bleu des r

Mais où sa passion allait-elle le condn

Laurence n'était pas une jeuue fille

Q cber Georges, ta peux adresser & mademoiselle e tous les compliments, elle les mérite.

le sais, mon ami, je le sais. Autre chose, je t'ap- •■s journaux : buit, dix, douze, je ne sais plus

'ant successivement de toutes ses poches les iliées, 11 les jeta sur le lit, B charmante attention, Georges, dit le poète avec re de remerciement ; tu as pensé à me procurer racLion et tu veux que je connaisse les nouvelles et que je ne sois pas ignorant des choses de la

fait de politique, mon cher Alexis, tu es comme crois que tu t'en soucies comme de ta première D'ailleurs, c'est toujours la même chose : à peine it un pas en avant qu'on s'ingénie à trouver !e

'en faire trois en arrière,

ivons dans notre beau pays trente-six millions

us, une formidable armée d(

et, ce qui paraît manquer abs(

les hommes. Donc, mon che

ceux qui aiment cette nourri

à la chronique, aux nouvelle; )rcé de s'en occuper un peu

je t'ai apporté ces journan l'ils contiennent un fait-Pari:

rqueras qu'ils sont presque te

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