MADAME VIOLET
Couturière
Au bruit du timbre, une domestique, qui pouvait avoir quarante aus, vint ouvrir. Elle enveloppa Laurence de son regard et fut probablement satisfaite de son rapide examen, cap un sourire s'épanouit sur ses lèvres.
— Nous désirons parlera madame Violet, dit Aleiis.
— Je sais; c'est mademoiselle que nous attendons. Venez.
Elle les fit entrer dans un petit salon et les quitta aussitôt, en disant ;
— Je vais prévenir madame.
Quatre ou ciuq minutes s'écoulèrent, puis une porU s'ouvrit et une femme entra. C'était madame Violet. Elîf paraissait avoir cinquante ans ; mais, malgré son âge et ses cheveux presque blancs, on pouvait dire qu'elle était
belle encore. Elle avait la ligure très -^ "' '" •'
exprimait la bonté.
Laurence se sentit immédiatement < velle maltresse, et elle se disait:
. — Je l'aimerai !
Madame Violet s'avança, souriante UQ gracieux mouvement de tête; puis mains delà jeune fille:
UN DSAU^ T*^ FA
— Vous voilà, mon enfant, dil-el Vous m'avez été recommandée p:
dois beaucoup, car elle a été pour ma vie, antantv et peut-être plu:
n'avez rien à me dire, rien à n nais votre situation. Avant de vou:
d'être pour vous une mère, et ma vois, mon enfant, c'està vous que mërel
— Otil madame, madame I mur jusqu'aux larmes,
— Enfin, ma mignonne, conti vous serez aimée ici et si vous ne heureuse, c'est que vous ne la vou une bonne ouvrière ; tant mieux, v prendre ; car je dois vous dire qui spécialité : robes et costumes de qui se fait de plus riche. Mes clie dames, de très grandes dames. Je ma clientèle, aussi n'ai-je ici qi vrières ; mais ce sont^des ouvrîèi mettrais pas chez moi une brebis g elles des compagnes douces, pol tueuses.
Je n'ai pas d'apprentie et je n'ai une ouvrière à demeure ; j'ai fait i faveur. Tout à l'heure je vous ferai Ah I vous allez avoir besoin de !
ment. Dès ce soir, toutes deux, apt lier, nous nous occuperons de ce p future garde-robe.
. — Comme vous êtes bonne, mad
— Chère petite, je vous traite de ma fille. Peu à peu, avec ce que voi
acbèterez to
— Madam mademoisel]
TOUS demanuo la immiasiuu uc uic rcbiici.
— Oh I eicusez-moi, monsieur ; je m'aperçois qae j'ai manqué de politesse : je ne tous ai même pas prié de vous asseoir.
— Vous n'avez pas avons excuser, madame, répliqua le jeune homme ébauchant un sourire, c'est mademoiselle et non moi que vous aviez à recevoir.
n s'approcha de la jeune fille, lui prit la main et d'une voii vibrante :
— A revoir, mademoiselle Laurence ! dit-il.
— Mon ami 1 prononça la jeune filletrès émue aussi. Alexis se tourna vers madame Violât.
— M'autorisez-vous, madame, dit-i], à venir voir quelquefois mademoiselle Laurence?
— Ma porte ne vous sera jamais fermée, monsieur
ollin, et j'ajoute que vous serez toujours reçu
sir chaque fois qu'il vous plaira de nous faire
'ci, madame.
s mots Alexis s'éloigna précipitamment, car les i
li montaient aux yeux et il sentait un sanglot 1
lorge.
>ns, se dît-il en se dirigeant vers Montmartre, !
loment d'être tort. Autrefois je • . -
d'aujourd'hui j'entre dans la is de courir après des choses Ib ler vers un but qu'il faut atle ureoce, tout pour vous !
trouva Georges dans la petite née eu atelier, ayant sa pale
UN draMe de famille
— Ah [ fit le poète, tu travailles?
— Tu Tois ; oui, mon ami, je t que je suis décidé à recomineuce
Le jeune peintre donnait les d natiire morte qu'il voulait porter marchand de tableaux; il y a* chaise, un paysage presque tenu:
autre paysage à l'état d'ébauche.
— Et mademoiselle Laurence?
— Ainsi qu'il l'avait promis, lui a tronvé une place oh je l'a la prière de M. Broussel.
— Une mission agréable, hein
— Oui, car j'ai pu voir que i sera très bien dans la maison ot
— Singulier homme, Alexis ; toi?
— Qu'il est généreux et bon.
— 0ht pour cela, oui; mais j autre chose que ce qu'il parait êti
— Une idée 1
— Tu as probablement raison J'ai commandé notre déjeuner ; i dame Robert, ma vieille concierge ma chambre, ou plutôt notre ( donne la moitié de mon logemei manuscrits, sur le bahut.
Alexis se contenta de jeter un i papiers encore ficelés, puis ses y les cAtés dans la pièce.
— Georges, je ne vois pas le ps Le peintre resta embarrassé.
— Ah I Qà, oii diable l'as-tu doi
s autres objets de ton paUt mobilier. M. Zi-
voulu me le laisser emporter.
t il m'avait dit... Mali tu le sais, tu étais IL
rariaé.
irable I
tendu qne le tableau était compris dans l'in-
brigandt j
ix-tu7 11 avait le droit de m'empèclier de
lile. Allons, ami, cousote-toi; la mauvai$e
isera peut-être de s'attacher à moi; des jours
iDdroQt, alors, n'en étant plu
r le diable par la queue, je t
même, si je retrouve à la
r de soleil.
ds bien, mais ce ne sera plu!
vieux coquin de Zidore a fait
t acheté, ces affreux auvergn;
ae la moitié de ce que vaut 1
B parlons plus de cela ; d'ail
rai cela demain^
AussitAt aprôs le d< sortir.
— Où vas-tu? lui d
— Reprendre un p( souriaot ; je verrai ce quelle physionomie il
— Alors, je netere
— Mou intention ei
— Tu iras voir sans qu'il compte sur ta vi
— Oui ; mais je n'i ce soir. Demain j'aun
— Le pauvre Etienn de sa chambre. Et poi qui lui manque; mai) eou le rend honteux < 'our de pluie. Ce n' burs qu'il osera se m
— Si je peux, en magne.
— Etienne sera eni
coBurd'or, Alexis, et nous avons en lui un excellent
ami.
lis, Georges, et il doit savoir aussi qu'il n'a des ingrats. Sortiras-tu cette après-midi?
e n'ai rien à voir sur les boulevards, moi; il Lravaille pour nous deux, jeorgesl Mais va, je tftcherai de De pas 6tre trop longtemps, ^arge?
lain mot, Alexis!,.. Va, va, ne t'inquiète itenant que j'ai repris courage, je saurai bien t misère de rentrer ici. Par exemple, je ne le nous mangerons des ortolans tous les jours, urons du pain. C'est déjà quelque chose de ne s par la famine.
e conversation avait lieu dans la chambra I en atelier, et tout en causant Georges allait 'arrêtant souvent à la fenêtre pour plonger lans une chambre eu face, de l'autre cbXé de ir.
i chambre, mademoiselle Herminie, la fille lère Caméléon, trottinait sur le carreau, se n instant et disparaissant aussi vite. Mais it que celui du jeune peintre, le regard de la nne traversait la petite cour.
rina ce qui se passait, et l'indiscret s'approlêtre afin de voir, lui aussi, dans la chambre ïut-ôtre voulait-il établir «ne comparaisoD oce et Herminie et juger si la beauté de celle-i ërieure ou inférieure à la be< " ' " lour ses frais de curiosité, car rçu, sortit vivement de la et temps de voirie bas de la jupi ie la porte qui se fermait.
— Peste soit de ma cnrios Tolé,
— Tu l'as oITHrouchée, dit i
— Heureusement elle revie près de toi. Je ne veux pas q ton Égêrie, mon cher Georg
Quand il fut dans la rue, Al dans la pocbe de dessous i bout des doigts les billets de comme s'il eût tenu à s'assu lai sa petite Tortune.
Il y avait longtemps, pei pauvre poète n'avait possédé marchait-il fièrement, en vaii au vent.
Il faut avoir été pauvre con sou dans sa poche, pour sava et hardi, quand on a sa boun
Alexis se rendit directemi Martin, à la maison où il ava II entra résolument dans la li
— Ab I c'est monsieur Moll pour recevoir le visiteur.
Madame Zidore s'était levée qui ne riait jamais, dans la c l'barmonie des fronces de soi aussi agréablement que possi à la porte.
Alexis s'étonna, car le co habitué à tant de politesse.
— Allons, se dit-il, cesgen que je ne le pensais.
— Gomment allez-vous, m femme avec une sorte d'intéi
tel
— Là-haut, dans le cabioet de débarras : j'aiderai M. Hollin à les descendre.
— Pas aujourd'hui, dit le jeune homme ; je reviendrai an autre jour pour enlever ces deux objets et vous en débarrasser ; en attendant je vous remercie d'avoir bien voulu les garder.
— Alors, monsieur Mollin, reprit madame Zidore, gri- maçantun nouveau sourire, vous nous failes une petite visite, en passant ; c'est gentil, ça, bien gentil.
— Je suis venu rue des Ecluses exprès pour vous voir, * ~ie vous pourriez me donner l'adresse du bro-
i a acheté le tableau, vous savez, ce paysage ? >ui, monsieur Molliu, répondit Zidore; mais, l'a donc pas dit ? Ce n'est pas un brocanteur ité.
TOUS ne savez pas?...
sais rien.
isier aurait d& tous le dire,
isierî Quel huissiepî
qui a fait la vente.
je ne l'ai pas vu, je ne le coonais pas, votre
lent, vous n'êtes pas allé chez li lerais-je allé faire ? Je n'ai rien IX Zidore se regardèrent d'un ■
— J'aime autant qu'il l'ait chez l'huissier, sa surprise. Vois-tu, femme, je n'aime pas à parler de ce tableau,
à en entendre causer devant moi... Milletonnerresl quand je pense que je croyais que c'était une croûte! Ah j'avais sa...
— Si t'avais su 7
— Le tableau n'aurait pas été mis à la vente, je l'aurais gardé pour moi et, maintenant, je pourrais le vendre cini] ou six mille francs.
— C'est pourtant vrai, ça. Que veus-tu, mon Zidore nous n'avons jamais eu de chance; c'est pas comme M. Farfouillet.
— Oh ! Ini, il n'a jamais raté une bonne aubai L'autre jour, quand il est venu, et que tu lui as raconté l'affaire, as-tu tu le drôle de regard qu'il m'a lancé et de quel (on il m'a appelé imbécile 7
— Puisque c'est pas ta faute, mon Zidore, faut nous consoler.
— Oui, mais c'est égal, j'enrage !
Pendant ce colloque, Alexis MolUn arrivait, à l'étude
de l'huissier, qui se trouvait au rez-de-chaussée de la maison ornée des deux panonceaus.
Il y avait dans l'étude une douzaine de clercs qui, à moment, étaient surtout occupés à ne rien faire. Un seal arrêta un instant ses yeux glauques sur le visiteur autres ne daignèrent pas faire plus attention à lui que s'il n'e&t nas été là, devant eus.
aient leur journal; un troisième sommeillait, son pupitre; un quatrième regardait en l'air, ouverte, comme attendant qu'une alouetle :ombat entre les dents ; un antre taillait st ie; deux autres encore était en train de oel' s ongles ; en&n, le dernier, un petit vieu^ nettes, vêtu d'une veste graisseuse émaiUée de
irquoi, monsieur?
st un passant, un amateur, si toile, sans le cadre ; il a payé e1 le tableau, sans donner ni s
! je suis désolé de cela, dit Alex
i une expression de vive contrai
is désiriez donc voir ce monsiei
. Je tenais beaucoup à ma peii
racheter.
ir reprendre mon paysage, j'
e ce qu'il a été vendu.
c regarda avec surprise le pauvj
'. ressemblait si peu à celui d'un
Alexis ne pouvait plus douter, tout cela était bien réel.
— Monsieur MoUin, reprit le clerc, veuillez vous asseoir à ma place et écrire sur cette feuille le reçu que vous devez me donner.
Alexis prit place au bureau.
— Comment ce reçu doit-il être libellé? demanda-t-il. ^ Oh I c'est très simple, je vais vous dicter.
« Reçu de M. Girardin, huissier, la somme de quatre » mille cent quatre-vingts francs, reliquat du pro- » duit de la vente qui a été faite de mon mobilier, le neuf » juillet du mois présent. »
Maintenant, la date.
Bien.
Signez.
C'est parfait I
Alexis se leva et pendant un instant il resta immobile^ hésitant, n'osant mettre la main sur ces billets de banque et cet or qui lui appartenaient.
— Il faut mettre cela dans votre poche, monsieur Alexis MoUin, lui dit le clerc en souriant.
Alors seulement le poète se décida à prendre son argent, et le maître clerc le reconduisit jusqu'à la porte de l'étude.
Ce ne fut qu'au bout d'un instant, après avoir marché, qu'Alexis parvint à se remettre de son émotion.
— Oh I Georges, mon cher Georges I s'écria-t-il tout à coup.
A cette exclamation, plusieurs passants se retour^ nèrent.
— Ah I çà, est-ce qu'il est fou, celui-là? dirent-ils. Non, il n'était pas fou, le pauvre poète ; il pensait à la
joie que son ami allait éprouver tout à l'heure. Et en pensant en même temps à bien des choses, il se mit à pleurer comme un enfant.
434 LA PBT
mon ami, chante... Va, je reux : un doux regard de
— Eh bien, oui, c'est e si heureuse, que j'ai senti de moi, subitement, tout e
— Est-ce qu'elle est là?
— Non I Eu ce moment
— Sa leçon?
— Ah I je ne t'ai pas dl qui vient trois fois par sei
— C'est très bien.
— Son père, qui cèpe qu'elle soit une jeune fille
— C'est un bon père.
— Et un bien brave hou
— Pourquoi mademoise rouse?
— " — "iseaux, mon ami, d'eux
Qte petite cage blanche el te tantAt. Mais tu peux la )i; ils sont à la fenôtre; i , tellement elle était ému z, donc, monsieur Georgi ans sa chambre avec les 1 es jolis oiseaux I m'écri:
Ds leur charmante prisot is longtemps, je désirais a avais vu ceux-ci chez le i 1 de Clichy ; je n'en dem orges, et mon père m'i nt mignons! sl vous vo ec de doux yeux : on di
— i> Ce présent de votre père tous rend bien heurease, nademoiselle Herminie.
— o Oh ! oui, bien heureuse ! moDs Tout en parlant à ses oiseaux cl
outes sortes de choses ravissantes, ell Iroitoù tu la vois. Aussitôt, etcomi eur gentille maîtresse, les bengalis si
— Alors, mon cher, ce fut une vé oie; elle était comme folle de bonh 3i1e à ma fenêtre, j'étais en extase de
Et quand l'institutrice arriva et qu' le quitter ses oiseaux, je repris moi es bengalis, je me mis à chanter.
— Comme un amoureux que tu es.
— Oui, comme un amoureux. C'est ^u, comme jamais peut-6tre une jeune
Il laisse échapper un soupir et repi
— Et je dois me taire, tenir toujoui laas mon cœur... Ohl la pauvreté, Al
Le poète sourit ; puis, devenant très poche les quatre billets de mille fn a main du peintre.
— Qu'est-ce que cela? s'écria Geo:
thuri.
— Cela, Georges, mon ami, c'est le la fortune!
— Mais... mais...
— Ces quatre mitle francs sont àto
— Alexis, tu es fou t
— Pas encore, rassure-toi.
— Enfin, qu'est-ce que c'est que neot-il?
— Tu ne supposes pas que je l'ai vo
— Ohl... mais je t'en prie, Alexis, e
OD revei exciama le peintre; est-ce que ransportés au pays des Mille et une nuits!
papier Garât, Georges, lis ces deux mots :
sgarde ces illustrations de la Banque de enfin conTaincu que lu es bien éveillé et es et les génies,
bété, mon ami, je ne sais plus que dire.
Bs malbeurs ne viennent jamais l'un sans lOQTons dire aajourd'hui qu'une joie est d'une autre joie. Maintenant, doateras-tu
Diras-tu encore : Je n'ai pas de talent I avent, ami, et je te le répète une fois de »i le souffle du génie qui inspirait autreet Véronèse ; tu seras r" ""<""' "i:"»™ îs, tes confrères, qui erront sortir triomphai ton père, un grand arl
et d'orgueil dans leoi vaille; suis ta route, s lire est au bout 1 le âUe, que tu aimes, e : ne t'aime déjà, cette jf ire, doit te rendre ta ut est double : c'est e aheur à conquérir, mêle nom d'Ëgérie, àc 'aimer comme il faut Bra véritablement ta pi
Egérie, et tu n'a Numa Pompilius.
— Eh bien, ou en moi, car la f l'arëae, et, si ter pasi
— Très bien, C
— Maintenant, non à moi ; repre
— Georges, je fou!
— Ces quatre i tableau qae je t'a
— Oui, Georf comme un dépôt ta propriété et l'a bien à toi.
Le jeune peinti
— Je ne suis n cette nouvelle mi
11 ajouta aussit
— Alesis, tu es nous sommes égf
— Georges !
— Je n'acceptt s'il n'est pas pou
-^ Donne, Geo
indigne d'une aœ
Le partage fut
— Avec cet a Georges, j'ai plus donc pouvoir tra^ avec le calme de
— Demain, dit
438 LA PETITE MÏONNB
ment dans Montmartre, pour na pas être loin de toi. Georges, est-ce qu'il est terminé, ce tableau ?
— Oui, je lui donnais les derniers coups de brosse quand tu es arrivé. Le trouves-tu bien ?
— Certainement, bien que ce ne soit pas ton genre.
— Je le sais, mon ami ; mais j'ai peint cela parce qu'il fallait faire quelque chose. Ce qui coûte le plus cher à un peintre, c'est le modèle : aussi m'a-t-il presque toujours manqué. Ma nature morte ne m'a pas coûté beaucoup ; que veux-tu, il faut aller suivant sa bourse. J'ai peint des paysages, ce n'est pas mon genre non plus, mais j'y étais forcé, la nature ne fait pas payer ses modèles à ceux qui veulent la copier.
— Mon pauvre Georges I fit Alexis avec émotion. Mais, va, maintenant nous sommes deux avec toi, Etienne et moi ; nous réunirons nos trois bourses et ^tu auras tes modèles.
Un coup de sonnette interrompit brusquement la conversation.
— Tiens, fit Georges, qui donc peut venir à cette heure nous déranger? Ce n'est pas encore madame Robert; d'ailleurs, ayant une clef du logement, elle ne sonnerait pas.
Ëû parlant le jeune homme s'était levé, il alla ouvrir.
Un homme bien vêtu, et de fort bonne mine, ayant la figure encadrée dans sa barbe noire, entra dans l'atelier .
— Monsieur Robinet I exclama Georges, reconnaissant le visiteur.
— Moi-même, monsieur Ramel. Il y a une éternité que je ne vous ai vu et j'ai voulu m'assurer que vous étiex encore de ce monde.
— Je suis heureux que vous ayez pensé à moi, monsieur Robinet, et je vous remercie de votre visite.
UN DRAM
— Vons fait-elle plaisir
— Vous n'en douiez pas
— Voyons un peu ce q mettez, monsieur Rame! ?
— Gertainemeitt.
— Très bonne, cette nat ces effets de lumière son TOUS, monsieur Ramel, ne cars; terminé, ce paysage ce que tous avez, monsieu
— C'est tout.
— Ail I il y a encore eetti ce coin.
M. Robinet vint se rep qu'il se mit à examiner en
— Est-ce une command
— Non, répondit Georg«
— Et les paysages ?
— Pas davantage.
— Alors ces tableaux so
— Oui.
Alexis qui écoutait, silei monsieur barbu était un ir
— lis sont à vendre, Ta< à la conversation ; mais ils ami Georges Ramel en troi
— J'ai déjà acheté plusit crois pas qu'il ait eu & se
— Vous m'avez toujoui Robinet.
— Monsieur, reprit Alex un élève, mais un peintr aujourd'hui, il sera connu i
chiez qu'il vi
- Je ne <i
peut vous c