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mprends cela parfaitement, monsieur ; mais je jr a des marchands assez peu scrupuleux pour ' deux ceots, trois cents pour cent et même néflce sur une oeuvre.
dis pas que, par hasard, cela n'arrive point; ad le marchand s'est trompé, c'est-à-dire ist obligé de livrer un tableau k un prix infélui de l'achat, il ne va pas le crier sur les toits. lonsieur Ramel, je suis disposé à vous acheter re morle et aussi, dès maintenant, ces deux . inachevés, que vous me livrerez le plus têt '
pas tout : si nous pouvons nous entendre sur vous commanderai encore cinq ou six tableaui
de six, huit, dix et douze. J'ai plusieurs
importantes des États-Unis, du Brésil et de an anglais ; c'est plus de cent tableaux que je lier avaat la Sn de l'année, et je ne vous le i it, monsieur Ramel, je désire avoir pour ma i
l'étranger quelques-unes de vos oeuvres, irai tout ce qui dépendra de moi, monsieur i lit le peintre.
Alexis se hâta d'intervenir encore, disant :
— Georges, Georges,, ne t'avance pas trop, mon ami songe que tu as à faire ton grand tableau pour Texpos tien ; tu sais, les jours, les mois passent vite I
— * Il est terrible, votre ami, monsieur Ramel, dit marchand en souriant.
— Oh ! si je n*ai pas quelque chose à la prochaii exposition de peinture , ce ne sera pas la faute d'AIexî
— Voyons, monsieur Ramel, combien voulez-vous i votre nature morte ?
— Cinq cents francs, répondit Alexis.
Le marchand ne sourcilla pas ; mais ses yeux restère fixés sur Georges.
— Oui, cinq cents francs, appuya le peintre.
— C'est un peu cher, monsieur Ramel.
Le peintre secoua la tête.
— Décidément, monsieur Ramel, j'ai eu tort de vo dire qu'il me fallait un certain nombre de tableau? vous abusez un peu de ma confidence. Quatre cents?
— Cinq cents 1 cria Alexis.
— Cinq cents 1 répéta Georges.
M. Robinet poussa un soupir.
— Enfin, soit, puisque vous ne voulez rien diminui fit-il ; c'est égal, monsieur Ramel, c'est cher. Et deux paysages ? Ce sont des toiles de dix?
— Comme celle-ci.
— Eh bien ?
— - Je vous les laisserai au même prix, répon Georges à qui Alexis venait de donner un coup de cou< M. Robinet se gratta l'oreille.
— Âh I monsieur, fit-il presque tristement, je gagnerai guère d'argent avec vous ! Si seulement v< me faisiez une promesse.
— Laquelle, monsieur Robinet ?
: LA PETITE HIONNE
- Ce serait de ne jamais porter aucun de vos tableaai narchand avant de me les avoir montrés, lis volontiers cette promesse, monsieur
nsieur Ramel ; vous êtes an bon et brave lUs le dis, j'ai poar vous et votre caractËre istime.
prit dans son portefeuille un billet de cents francs et le mit dans la main du
3 vous porterai le tableau, dit Georges.
, je l'emporte ; d'ailleurs, vous avez ces
à me terminer et je serais désolé de vous
temps.
prit le tableau, puis tendit la main â
nsieur, dit-il en s'adressant & Alesis, je ipeu.
viez pas été ici, M. Ramel m'aurait vendu lis mille francs au lieu de quinze cents.
pas cela, monsieur; mon ami Georges it ce que vaut son travail.
s je n'en dis pas moins que vous savei vos amis, répliqua le marcband.
conduit par Georges.
irte refermée derrière M. Robinet, Alexis
son ami, l'embrassa avec fureur, puis se ', à sauter comme un enragé au milieu de