‹ La petite sainte-famille de RaphaelChapitre 15 sur 15 · I. L’inventaire fait après la mort de Colbert · texte numérisé non relu

I. L’inventaire fait après la mort de Colbert

W. — Extrait de l’inventaire fait après le décedz de haute et puissante Dame Marie Charron, veuve de Monseigneur Colbert, ministre et secrétaire d’Estat<.

(V. Acte dressé par M' de Beauvais, notaire à Paris.)

L’an 1687, le samedy 19' jour du mois d’avril et jours suivants .

Daris la Gallerie.

Article 240^. — « Un tableau peint sur toille, représentant une Nativité, inventorié et prisé dans le susdit inventaire! en l’article ciiiixxxbij (197} pour la somme de . c£' »

Article 242^. « — Un autre tableau peint sur bois représentant un Christ, une Vierge, un St Jean et Ste Elisabeth, inventorié et prisé en l’article iielj (203) du dit inventaire! pour la somme de . iijc£.'o

X. — Extrait de la Requête des fils de Colbert pour la vente des biens laissés par leur mère

(Archives Nationales : Papiers séquestrés, Emigrés et condamnés, T. 532, carton 3-4.)

« A Monsieur le Lieutenant Civil.

« Supplient humblement, Jacques Nicolas Colbert, coadjuteur à l’archevêché de Rouen, exécuteur du testament et ordonnances de dernière volonté de dame Marie Charron sa mère, au jour de son décedz, veuve de messire Jean-Baptiste Colbert, vivant Conseiller du

I . L'Inventaire renvoie à celui de Colbert, pour tous les objets compris dans ce dernier et que possédait Madame Colbert.

— gi —

Roy en tous ses Conseils d’Estat et privé, Secrétaire et Ministre d'Estat, légataire universel pour moitié de la dite défunte dame sa mère, et Louis Colbert, abbé de l’abbaye royale de Nostre Dame de Bonport, émancipé d’aage, procédant sous l'autorité de M” Toussaint Robin de L’Isle, advocat en Parlement, son curateur, le dit abbé de Bonport légataire universel pour l’autre moitié de la dite défunte dame Marie Charron, sa mère, et le dit de l^’Isle au dit nom de curateur.

« Qu’il vous plaise leur permettre de faire procéder à la vente des meubles délaissé^ par la dite défunte dame Charron et contenus en l’inventaire et procès-verbal d’apposition et de levée de scelles faits après son décedz .

jV- b. — On lit à suite de la requête :

Il Permis de faire la vente, les intéressés présents ou appelés .

Il Faict ce deux iuin 1687.

(Signé : ) » Camus. »

Y. — Extrait de la Pétition de Daniel Nys au Roi d’Angleterre, Charles I”. (Public Record Office, Londres Papers, Domestic Chas, i . v. CGCX, n» 77.

— Publiée en Anglais par W.-N. Sainsbury : Original unpublished papers, etc. Appendix H, p. 339-840.)

Très-puissant Roy,

Ayant, Daniel Nys, par l'espace de beaucoup d’années servi à Venise les Ambass” de V/''' Majesté,... et desboursé à Wacke (l’un deux! pour maintenir sa maison.... deux mille livres sterlins et plus, lesquelles lui sont encore deues, plus aïant achetté les première» peintures du Duc de Mantûe pour D.V. 68 millet et tenu le s'' Lanier... longtemps en sa maison sans le charger d’aucunes despenses...

... son malheur volust que les traictes qu’il lira en Angleterre et autres places, n’aïant esté païées à leur temps, mais entretenues, tirées et retirées sur changes par l’espace d’environ trois années,

I. Nys dit ici avoir payé en ducats Vénitiens alors qu’il a payé en écuB Mantouans (V. ses Listes).

cela lui esta entièrement son crédit et le força de quitter ses affaires, lui faisant perdre plus de cent mille escus d’effects .

« Touttesfois en descharge de sa conscience, il païa a chascun le sien, part en argent comptant, et part en gages, lesquels il promit de retirer à Noël 16S4, lequel temps estant escheu (expiré) et ne pouvant retirer les dicts gages, qui valent bien le triple des soines pour lesquelles il les a engagées, il s'esponne (se trouve exposé) en dangier d’estre entièrement ruiné s'il n’est soubtenu et assisté par V/'® Mté lui faisant païer livres trois mille ster* environ qui lui restent encore deues . »

fl termine en proposant au Roi les gages mentionnés « .... corne choses unicques et dignes.... d'un si grand Roy. u

Z. — Extrait du Testament du Cardinal Mazarin.

( Bibliothèque Nationale, Mss. Mélanges Colbert, v. 74)

Premier codicille, 6 mars 1661.

« Mon dict seigneur s’eslant réservé par son testament la faculté de disposer de son Palais à Paris, appartenances et deppendances, il donne et lègue au sieur Colbert, intendant de sa maison et affaires, la maison et jardin où le dict sieur Colbert est demeurant, en l’estât et disposition que les lieux sont maintenant et qui font partie des appartenances et deppendances du dict Palais. »

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