V. note I, p
E. — Extrait d’une lettre du Directoire Exécutif au Général Bonaparte, du 21 prairial, an IV
(g juin 1796. — V. Archives Nationales. — V. Journal officiel du 25 juin 1880 1.)
Il Vous nous dites avoir pris une entière connaissance de la succession Thierry, qui s’élève fort Aussitôt qu'il sera en votre
pouvoir, ordonne^ qu’elle soit remise entre les mains des Français, ainsi que tous les titres la concernant. Une partie vous servira à vos plus pressants besoins.»
F. — Extrait d’une lettre du général Bonaparte au Directoire Exécutif, du 11 floréal, an V (3o
avril 1797. J — V. Correspondance de Napoléon . Paris, lmp. Nationale, t. III, p. 16.)
« Quartier général, Trieste, ii floréal an V.
Il Le Sénat m'a envoyé à Gratz une députation ; .... ils m’ont demandé ce que je voulais : Je leur ai dit .... de remettre dans nos mains la succession de Thierry, qui est évaluée à vingt millions .
(Signé : ) Il Bonaparte. »
I. I.ouis XIV, par procureur général, fit opposition, à la date du 22 juillet 1686, entre les mains du gouvernement vénitien et de la Zecca (Hôtel des Monnaies), déposiiaires des valeurs de la succession de Jean Thierry, à toute délivrance des deniers, pour la conservation de ses droits en oas de déshérence et des droits des nationaux français, seuls appelés à succéder.
Louis XVI renouvela cette opposition, à la date du 10 décembre 1783.
G. — Extrait de la correspondance de M. d’Avaulx, ambassadeur à Venise . ( Archives du Ministère des Aifaires étrangères, Correspondance , Venise, v. 48, f” 25-26.)
« Monsieur,
I' Je mets celle-cy.... pour satisfaire à la response que ie vous doibs touchant les statues et^jaeintures dont vous m’avez escript de la part de Monseig' le Cardinal.... le vous ay desia mandé que pour travailler seurement en cette affaire et pouvoir obliger le marchand de venir à la raison iavois escript à Mantoue affin de sçavoir le prix que chaque piece a esté vendue, mais après six Irès (lettres) à son Altesse et à ses officiers et y avoir mesme envoie expies ie n’ay pu tirer un esclaircissement entier que pour les peintures et me semble anssy que Monseig' le Cardinal les désire plustost que les statues, le luy envoie donc le mémoire des dites peintures et le prix fidèlement copié sur l’original demeuré à .Mantoue, il contient celles vendues par le feu duc Vicence.... et aussy celles qu’il a acheptées de M. de Mantoue qui est à présent, dont il est prest de trailter.... le les ay veües et vérifiées avec personne qui s’y cognoist mieux que inoy et depuis avec Monsieur le marquis de Brezé, mais entre autres ces neuf grands tableaux des triomphes de César sont en admiration par toute l’Italie.... le marchand vouloit vendre tout ensemblei mais iay fait en sorte qu’il vendra les statues à part s’il plaist ainsy à Monseigneur le Cardinal et consentira mesme de séparer les dits triomphes du reste des peintures ou iay trouvé de la différence quant au nombre, car le mémoire de Mantoue en porte dix de plus que le mémoire de Daniel Ni'{'{e, lequel ie vous envoie aussy, affin que l’on puisse confronter l’un avec l’autre, les dix pièces gui man. quent sont marquées à la marge avec une croix et ien ay parlé au dit Ni\\e qui les remettra et vendra avec les autres s’il est ainsy convenu. Quant aux statues ie n'ay iamais sceu en avoir le prix de la vente ny le marché ou contract qui en fust faict, ce qui procède de la dextérité du marchand ou de la profonde négligence des gens de Mous' de Mantoue et du désordre où est toute cette maison là...
l’envoie de plus à Monseig' le Cardinal le mémoire au iuste des dites statues et peintures et de leur qualité, hauteur et largeur, et,
outre que ie l’ay vérifié, le marchand le maintient véritable et s’y obligera. Il ne m’a iamais voulu dire ce qu’il en veut, sinon qu'il m’a dit que le tout peintures et statues luy couste cinquante mil escus d’or, qui est a dire demy pistolles, car en effet son marché fust fait en cette monnoie, et qu’il remet à la discrétion de luy donner ce qu’on voudra pour le proffit. Or la Reyne mère du Roy m’a escript et comandé la mesme chose que Monseig' le Cardinal....
« Maintenant donc iay désiré de Daniel Nizze que puisqu’il envoie son homme à Paris, il luy permist d’aller auparavant ou sera Monseig’' le Cardinal et prendre son chemin par là affin de recevoir ses commandemens et traitter avec luy de ce qu’il luy plaira d'achepter quoy qu’en chose de cette conséquence ie penserois que cela meritte bien d’envoier icy exprès un homme fidel et bien entendu, pourveu qu’on se hastast de paour que le marché avec Angleterre ne s’achève.
« Cependant, etc.
« A Venise, le 2 juin 1629.
« M. de Châuneuf. » (A M. de Châteauneuf. )
(Signé :) Avaulx.
H. — Extrait d’une lettre du même à la Reine.
{Ibid., V. 47, f» 222.)
« Madame,
0 Ensuitte du command’ dont il a plu à Vire Majté m’honorer touchant les statues de Mantoue, j’ay fait sçavoir à celuy qui les a entre les mains qu’il s’en peut deffaire où il voudra, et pour les neuf grands tableaux des Triumphes de César iay demandé le prix et offert de traitter, mais il ne les veut vendre pour rien du monde qu’avec les statues prétendant que coe (comme) c’est le plus beau de ce qu'il a il doibt servir d’ornement au reste et donner envie de prendre tout. Je l’ay tourné de tous costés et fait mon possible pour la considération de son interest pour l’obliger à ne perdre pas cette occasion de tirer de l’argent d'une chose qui luy demeure inutile depuis dix-huit mois et qui trouverra moins d’achepteurs que iamais en ce temps de guerre, toutefois, il a tousjours persisté fort résolu-
ment . Il est bien certain. Madame, que ces neuf pièces sont très-
exquises et contenteroient extrêmement Vtrc Majté, qui aime les bonnes peintures et qui s’y cognoist en perfection; c’est un ouvrage le plus beau et le plus achevé qui se puisse veoir, mais ce marchant ne m’a pas seulement voulu dire combien il les estime et ainsy ie l’ay laissé là, et ferai pourtant observer soubs main s’il change de
résolution, ou si, par fortune, il vend ses statues à part . auquel
cas j’en donneray aussy tost advis à Vire Majté .
■' A Venise, le 6 octo' 1620. «
I. — Extrait d’une lettre du Cardinal Mazarin al Padre Mazarini, à Rome 1.
(Bibliothèque Mazarine. Mss. n° 2217, t. IV, f® 214. — , V. A. Chéruel, Lettres du Cardinal Mazarin, t.II, p. 100.)
<1 Di Parigi, li 25 Novbrc 1644.
. Quando questo personaggio (le cardinal Bichi) non fosse,
tome è, in stima di tutto il Regno, creduto incorruttissimo, di fede e di zelo incomparabile per questa Corona, il sapere solamenle che io lo tengo per un amico più sviscerato e fedele che io habbi al monda, pare a me che dovrebbe esserle stimolo bastevole a governarsi com’ ella deve.
X — Extrait du Testament du Cardinal Mazarin.
(Bibliothèque Nationale, Mss. Mélanges Colbert, v. 74.)
. Mon dict Seigneur cardinal duc testateur, déclare qu'il quitte
et descharge le S’ Paul Maccarany, gentilhomme romain, de toutes les sommes .
. V. p. 3o, note.
« Plus, son Eminence estant très-satisfaite des services qui lui ont esté rendus à Rome par le Sr Elpidio Benedetti, et s'estant mesme servi de luy en beaucoup de rencontres fort utilement pour le service du Roy, sçachant bien qu’il continuera dans le même zèle qu’il a toujours eu pour le service de Sa Maïesté, supplie très-humblement Sa Maïesté de luy continuer le payement de la pention de trois mil livres qui luy a esté payée jusqu'à présent. »
K. — Extrait d’une lettre d’Elpidio Benedetti au Cardinal Mazarin, du 7 janvier 1644. (Archives du Ministère des Affaires étrangères ; Correspondance, Rome, V. 83, f» eS.)
Il II sig'' marchese di Fontanè {De Fontenay) dice voler partire di qui alli i5 del présente. Onde io sono tutto intenta col s'' Antonio .7 far imballare tutti H quadri e robbe che deve mandare a V-Ein. yer non perdere qtiesla buona occasione. Voglio pèro credere che sua Eccza non potra partire cosi presto . "
L. — Extrait d’une lettre du même au Cardinal Mazarin, du 5 décembre 1644. [Ibid., v. 85, f» 348.)
iiAspetto cite il sig. Paolo Macarani mi consegna h quadri e statue per farle imbarcare p. Livorno, accio colà possino godere il passaggio delle galere. Sto perô sollicitando il slesso, e spero che potesse partire un giorno di questa settimana, che sara col med» tempo O puoco più che partira p. Francia il sig. card. di Lione. »
— Extrait d’une autre lettre du même au Cardinal Mazarin, du 26 décembre 1644. [Ibid., v. 85, f" 422. )
Il Venerdi, 23 del corrente, parti il sigr cardinal di Lione, per terra, alla volta di Livorno, dove pensa di trovarvi le galere. All'avantaggio, sarà arrivato cola il Pronti, con le robbe, e se sara stato possibile d’imbarcarle su le galere, son certiss" che l’havra fatto. »
M. — Extrait d’une lettre du Cardinal Bichi au Cardinal Mazarin. {Ibid., v. 75, f® 166.)
Il Di Roma, li 21 8bre 1641.
Il ... Ho detto air Elpidio che venando occasione d’imbarco, faccia imbaicare le statue corne robba mia, che per date a ciô credito, faro anch’imbarcare qualche ultra cosa ; ed ella creda quel più che potro fare per lei non mi spargnero punto . »
N. — Certificat délivré par M. de La Haye, ancien ambassadeur à Constantinople et à Venise. (Original déposé, en 1782, en l’Étude de M* Trubert, notaire à Paris. — Voir aussi Archives Nationales, Succession Thierry, 138^, carton 109, dossier 48 •'. )
'■ Nous, Denis de La Haye, chevallier, Seigneur de Saint Brissonla-Boussille et autres lieux, conseiller d’Etat, et cy-devant ambassadeur pour le Roy trés-chrestien en plusieurs Cours, certifions à tous qu’il apartiendra, que pendant notre ambassade prez la Séréni^sime République de Venize, nous y avons veu et connu Jean Thierry, françois de nation, marchand demeurant et commerçant en la ditte ville de Venize, où il est mort, dont nous avons donné le présent Certificat pour servir à qui il apartiendra.
Il En foy de quoy nous avons signé ces présentes, cachetées de nos armes, en notre château de la Grande-Maison.
Il A Charly, le dernier jour de janvier de l’année mil sept cens dix sept.
(Signé; ) « de La Haye, n
Il Collationné à Paris, le 3o mars 1782.
Il Reçu quinze sols.
(Signé : ) « Lezane. »
O. — Extrait de l’Inventaire du cardinal Mazarin, dressé en 1661. (Bibliothèque Nationale, Mss. Afélanges Colbert, v. yS. )
K Du dict jour jeudy cinquiesme du dict mois de may au dict an .
(I Tableaux originaulx, prisez par les sieurs André Podesta, Pierre Mignard et Charles-Alphonse Du F resnoy, peintres ordinaires du Roy, demeurant à Paris . , qui ont signé la minutte des pré¬
sentes en cet endroict.
N. B. — Le premier article des tableaux originaux porte le n" 869; après le n” i332, dernier numéro des tableaux originaux ( f“ 365 ), on lit :
IC Les dicts sieurs Podesta, Mignard et Du Fresnoy, avecq le dict Douchault, sergent sus-dict, ont signé la minutte des prts (présentes) en cet endroict 1.
Il CoppiES DE TABLEAUX, doiit la prisée a esté pareillement faite par les dicts sieurs Mignard, Du Fresnoy et Podesta, devant nommez.
« Et ont, les dicts sieurs Podesta, Mignard et Du Fresnoy, signé la minutte des prts (présentes) en cet endroict. n
P. — Extrait du même Inventaire.
F”* 4 et 5.
«... Après qu’ils ont faict et presté aussy le serment ês-mainsdes dicts notaires de faire la dicte prisée et estimation en leur conscience.
« Et pour le regard des autres meubles, tapisseries, cabinets, bustes, figures, tableaux et autres choses qui seront contenues au présent Inventaire, sera aussy appellé pour la dicte prisée et estimation d’icelles les personnes cy-après nommées, qui feront pareil serment. »
I. Le total de la prisée des tableaux originaux s’est élevé à la somme de 224 8y3 livres tournois, soit environ i 200 000 francs de notre monnaie. (V. Bibl. Nat. Mss. Mélanges Colbert, v. 74 : « Exécution du Testament du Cardinal Mazarin f» 78. )j
Q. — Extrait du Testament du Cardinal Mazarin.
(Bibliothèque Nationale, Mss. Mélanges Colbert, v. 74.)
n A l’égard de toutes les depesches, lettres, missives, négotiations, traictés et autres papiers concernant les affaires de l’Estat et les domestiques de Son Eminence.... mon dict seigneur cardinal duc n'ixyant rien de plus cher ny de plus précieux et dont le secret soit plus important pour le bien des affaires de Sa Maïestê et de l’Estat, supplie très humblement Sa Maïesté de permettre et commander que le tout soit mis entre les mains du dict sieur Colbert, intendant des maisons et affaires de Son Eminence, des seings, intégrité, fidelité et intelligence duquel il est très asseuré, l’ayant éprouvé en une infinité de rencontres, sans que des dicts papiers il en soit faict inventaire, description, estât ny mémoire...
<c Plus, mon dict seigneur cardinal testateur a déclaré qu’nprès avoir expérimenté durant doit^e années presqu’ entières l’affection et le ■{èle que le dict sieur Colbert a pour son service, il ne peut donner assez de marques de la satisfaction qu’il en a reçu, pouvant dire qu’il ne luy a rien laissé à désirer de tout ce qui pouvait deppendre de son employ et de toutes les affaires qui luy ont esté confiées...
Il ... Les despenses ayant esté souvent faictes et mesxne nécessaire de les faire sans escrit, veut que le dict sieur Colbert soit creu à sa simple parolle de tout ce qui a esté receu, despensé, faict et géré par ses ordres, en quelque nature d’affaires que ce soit...
Il Mon dict seigneur cardinal duc veut aussy que tous les comptes qui concernent les affaires de sa maison et ses affaires particulières.... demeurent et soient mis en mains du dict S' Colbert pour les garder... sans que les héritiers et légataires universels de Son Eminence ny autres en puissent demander la rémission, non pas mesme la communication.... »
R. — Extrait de l’Inventaire de Colbert, dressé en
1653. (Bibliothèque Nationale, Mss. Mélanges Colbert, V. 76. — Inventaire fait après le décedz de Monseigneur Colbert. )
F” 74. — Après le n» 258, on lit :
>• La prisée desquels tableaux a été faite par Charles Le Brun, écuïer, premier peintre du Roy et chancellier en son academie roïalle de peinture et sculture, pour ce présent nommé et commis par les djctes pariyes et a signé sur la minutie du dict présent Inventaire en cet endroict. »
S. — Extrait du Testament du Cardinal Mazarin.
(Bibliothèque Nationale. Mss. Mélanges Colbert, v . 74.)
« Mon dict seigneur cardinal duc se remet à ses héritiers universels de faire des présens à tous ses principaux amis, ainsy qu'il s’en est explicqué de vive voix. »
T. — Extrait d’une lettre de Charles - Armand de La Porte, duc de Mazarin, à Colbert. (British Muséum, fonds Additionnel, Mss. N® 2i5i2. — V. P. Clément : Lettres, Instructions et Mémoires de Colbert, V. VII, p. 342.)
« Paris, ce 29 juillet 1662.
« Je vous supplie de trouver bon que je vous écrive sans aucune cérémonie à l’avenir, dans la pensée où je suis que vous ne ferez aucune façon d'en user de mesme... puisqu’ayant à nous écrire aussy souvent que nous ferons dans la grande liaison d’intérests que vous avez bien voulu qui fust entre nous, il est à propos, ce me semble, de supprimer toute sorte de complimens....
« Je finiray ensuite par une des choses du monde qui me tient le plus au cœur, qui est de vous assurer que, vous estant obligé à un point que je ne puis exprimer, je seray toute ma vie par reconnoissance, par estime et par inclination, plus qu’homme du royaume tout-à-fait à vous... n
U. — Extrait des Mémoires inédits de Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne. (Publiés par F. Barrière. Paris, Ponthieu et C‘% 1828. T. II, ch. IX.)
■I Le cardinal avait encore parmi ses meilleurs tableaux :
,, 2» — Un grand paysage du Dominiquin, dont M. le duc de Ma^arin me fit présent après la mort de Son Excellence... Il me donna, outre cela, un petit pont d’Annibal Carrache...
«S" — Un excellent tableau du Guide, représentant Nostre-Seigneur au Jardin des Oliviers... Ce tableau fut envoyé par le duc de Ma^arin en présent à la duchesse de Chevreuse, la douairière, qui, depuis, l’a vendu... Il vaut au moins 6000 livres.
« 9* — Un fort beau paysage de Gobbo dont j’avais grande envie, mais je n’osais le faire demander à M. le duc de Mazarin, qui me l'aurait donné volontiers, lorsqu’il me fit l’honneur de m'envoyer si généreusement les trois autres (car il y avait aussi un petit paysage d’Annibal) dont j’ai parlé... M. le duc de Mazarin, de sa grâce, m'ayant permis de choisir sur tous les tableaux du défunt ceux qui me plairaient le plus, je choisis donc le paysage du Dominiquin et le pont du Carrache, qui est ravissant, et cet autre petit tableau du même... Ce présent valait bien 6 000 livres et je crois les avoir vendus autant quand je renonçai à la curiosité... »
V. — Extrait de la sentence arbitrale rendue par M. Henry Pussort, conseiller du Roi, le 18 avril 1684. (Original déposé en l’Etude de M« de Beaüvais, notaire à Paris.)
(I Et pour ce qui concerne la communauté de biens d’entre le dit feu sieur Colbert et la dite dame sa veuve, disons que les meubles, meublants, tableaux, vaisselle d’argent et de vermeil, pierreries, bijoux, médailles, livres et manuscrits de la bibliothèque, prisés
par le dit inventaire! , seront partagés et divisés en deux lots entre la dite dame Colbert et les dits sieurs ses enfants, pour l’un des dits lots estre donné à la dite dame et l’autre aux sieurs ses enfants . >1
Va. — Extrait du Mémoire ou État des biens de Mad” Colbert, «en conséquence de la sentence arbitralle du 18 avril 1684 ».
(Archives de Condé, au Château de Chantilly.)
« Est à observer qu’après le decedz de feu Monsieur Colbert, ministre et secrétaire d'Estat, arrivé le dict jour sixième septembre i683, scellé a esté apposé sur les effets par luy délaissez, inventaire en a esté faict et que Madame a rendu un compte de la communauté qui a esté entr’ Elle et le dict deff‘ seigneur; que depuis le dict compte, sentence arbitralle a esté rendue par Monsieur Pussort, le i8 avril 1684, auquel Madame et messieurs et dames ses enfants s’esi oient rapportés par le compromis passé entr’eux le vingt deuxième jour de décembre i683, Vt que cette sentence arbitralle a réglé toutes choses et qu'elle contient le partage entre ma dicte dame et messieurs ses enfants, tant des meubles que des immeubles de la d* communauté.
« Inventaire des meubles, linge, vaisselle d’argent et pierreries apant (appartenant) à Madame, contenant partie de ceux compris dans l’inventaire f' après le décedz de Monseigneur (Colbert), et ceux que ma dicte Dame a depuis fait faire et ajousté au pat ( présent) inventaire .
Article 202. — « Un autre tableau peint sur bois par Raphaël, représentant une Vierge, un Christ, Sainct Jean et Ste Élisabeth, garny de sa bordure de bois doré, prisé . 3oo £• »