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Nous avons dit plus haut (p. 291) les difficultés nombreuses que rencontrèrent les municipalités du canton pour répartir équitablement entre les contribuables les impositions fixées pour chacune d'elles par le district.
Malgré toute la bonne volonté des commissions nommées à cet effet, le travail ne marchait pas. A la fin de 1792, on n'avait pas encore les rôles de la contribution de 1791. L'adjonction aux commissions municipales de « commissaires salariés » — qui étaient en général des feudistes ou des praticiens, c'est-à-dire des hommes compétents — activa singulièrement le travail des municipalités et dans les premiers mois de l'année 1793, on put remettre les rôles entre les mains des collecteurs. Leur confection avait demandé deux années.
Ces collecteurs d'impôts qui, on s'en souvient, avaient été déjà nommés en août 1791, nous les retrouverons sous le Directoire et nous les verrons, dans les fonctions ingrates {[ui
l'emprunt forcé 541
leur sont confiées, se heurter eux aussi à des difficultés nombreuses et souvent fort pénibles.