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COMITE DES SUBSISTANCES DE BEAUMONT 62I

secrétaire de la municipalité, qui feront état des excédents trouvés et avec tout le mode possible d'égards et de modérations;

50 Que, au cas où quelque citoyen se refuserait à ladite visite, il sera dressé verbal de son refus ;

6<* La municipalité se rassemblera, arrêtera qu'elle requerra la force publique pour faire ouvrir les portes deux jours après la notification de l'arrêté, si dans cet intervalle le citoyen ne se prête volontiers à la visite.

Voilà, Messieurs, notre manière de penser et que la seule urgence de circonstances et le poids de nos devoirs peuvent nous obliger à manifester. S'il était possible que quelqu'un de vos membres ne fût pas en bonne intelligence avec quelqu'un de vos concitoyens, votre prudence et votre sagesse vous porteront sans doute à ne pas le commettre pour la visite chez ce citoyen.

Les administrateurs.

Je suis heureux de pouvoir ajouter que, grâce à la sage prévoyance de l'administration et au bon esprit de nos populations rurales, les municipalités du canton de Beaumont n'eurent jamais besoin de recourir à la force publique pour une affaire intéressant les subsistances.

§ 2. - Comité des subsistances et magasins nationaux

DE Beaumont.

Dès le 7 avril 1792, l'administration du district de Belvès avait établi à Beaumont un magasin national, destiné à recevoir les grains et autres denrées nécessaires à l'alimentation du canton. Elle avait, en même temps, créé un Comité des subsistances, ayant pour charge de centraliser dans le dit magasin toutes les subsistances mises à sa disposition et de les répartir ensuite, au fur et à mesure des besoins, entre les neuf communes du canton.

Nous avons déjà indiqué plus haut (p. 372) la composition du Comité des subsistances. Nous n'y reviendrons pas ici.

Quant au magasin national ou grenier d'abondance, il fut installé dans le « ci-devant hôpital », c'est-à-dire dans la maison qui avait été achetée en 1789 par le curé Pouzargue (voy. t. Il, Culte), et qui lui avait servi de presbytère (maison (Gaillard

aujourd'hui). Quelque temps après, le troisième décadi de messidor an II, conformément à un arrête de l'administration du district, la municipalité de Beaumont créa deux autres magasins : l'un pour recevoir 15 quintaux de grains; l'autre pour contenir i.ooo quintaux de fourrage. Le premier fut organisé dans les greniers de l'ancien couvent des Filles de la Foy ; pour le second, la municipalité fit choix des « fenils » de Montsec et de Laborde (aujourd'hui maisons de Lafaurie et de Parades).

Quelques jours plus tard, le 11 thermidor, l'administration du district, à la demande des officiers municipaux de Beaumont, commit le citoyen Royneau, membre de l'administration, de faire aux deux locaux sus-désignés toutes les réparations nécessaires. Voici son arrêté [Arch. de la Dordogne, Série L-320) :

L'administration du district de Belvès, vu le procès-verbal de la municipalité de Beaumont, relatif aux locaux désignés pour former le dépôt des grains et des foins, aux réparations à faire pour la sûreté et la salubrité de ces locaux.

Ouï le substitut de l'agent national, arrête :

Article i^r.

Le citoyen Royneau, que l'administration commet à ces Inis, se transportera à Beaumont pour délivrer au rabais les réparations à faire aux deux locaux désignés.

Article 2.

Le commissaire exigera de l'entrepreneur que les ouvrages soient terminés pour le plus tard au 30 thermidor.

Article 3.

11 fera annoncer par les voyes ordinaires le jour et l'iicurc iixc de l'ouverture des enchères.

Article 4.

Il est auLorisî à f liie prendre, parmi les fers (.jui sont déposés à Beaumont, ceu.x (jui scnjut nécessaires aux réparations, et fera entrer en considération le prix de ces fers, dont il constatera le poids dans celui de l'adjudication.

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