AVOINE
Laborde (Joseph)
60 qx
20 qx
La veuve Montsec
Constantin (Jean Baptiste) . . .
La veuve Paviot
Calaubet
Différents individus
20 qx 43 liv.
Total
208 qx
20 qx
20 qx 43 liv.
Comme on le voit par la première colonne de ce tableau, le maire Coste s'adresse aux maisons riches de la commune et
c'est tout naturel. Où trouver des fourrages si ce n'est chez les grands propriétaires. A noter le peu de paille et d'avoine que possédait Beaumont : 20 quintaux de paille et 20 quintaux 43 livres d'avoine !
A Montavit, le maire ne trouve, dans la commune, ni paille ni avoine. Par contre, il met la main sur 168 quintaux de foin, répartis entre 11 propriétaires :
Etat des foins superflus qu'il y a dans la commune
de Montavit.
lâchez la v^ Saint-Hilaire, de Foncroze. 12 quintaux.
2° Chez Raymond Marchés, de Borderie. 30 —
30 Chez Royère, de Borderie 12 —
40 Chez Magal, de Foncroze 12 —
50 Chez la v^ Paumette, de Cors 10 —
6^ Chez Jean Guilhaume, de Peyssou... 20 —
70 Chez François Sylvain, du Pouget ... 10 —
8° Chez le métayer de Delpit, de Peyssou. 12 —
90 Chez Jean Chanteloube, de laVédie.. 20
iqo Chez Armand Castaing, de la Védie. . . 18 —
ii^Chez la v^ Chanteloube, de la Védie.. 12 —
Total 168 quintaux.
« J'observe, dit le maire, que c'est là la petite quantité de foin que puisse fournir notre commune. Les fourrages y sont peu abondants et, cette année surtout, le cultivateur est très embarrassé pour nourrir les bestiaux. Il y a un peu de regain, presque pas de blé d'Espagne et autres espèces de fourrages qui, les autres années, étaient une grande ressource pour notre commune.
') Si je n'avais consulté que les besoins de notre commune, j'aurais déclaré qu'elle ne pouvait absolument fournir de foin. Mais, j'ai plus consulté les besoins de la République, et le désir de la servir m'a porté à déclarer la quantité qui est portée dans cet état. .
» Je prie le district d'être bien persuadé que c'est /a seule quantité qu'il puisse requérir dans notre commune sans porter un grand préjudice à l'agriculture, en forçant les cultivateurs à la négliger faute de pouvoir nourrir la quantité de bestiaux suffisante. »
A Bourniquel, le maire Ducros fait lui-même des visites domiciliaires chez tous les particuliers de sa commune, à l'effet de vérifier les pailles, foins et fourrages qu'ils possèdent, et, après un examen des plus consciencieux, il déclare que « pas un n'a d'excédent pour la nourriture de ses bestiaux, qu'au contraire, une partie desdits particuliers manquent totalement de prés et sont par conséquent dans la nécessité d'acheter du fourrage pour la nourriture de leurs bestiaux, et l'autre partie ne les peut nourrir qu'avec économie ». Il ne se trouve d'excédent que dans la maison de Cardou, excédent qui se chiffre par 100 quintaux de foin, distraction faite des 300 quintaux réquisitionnés par Lakanal et environ 50 quintaux de paille.
A Sainte Sabine, la paille et l'avoine font complètement, défaut. Le maire, qui était alors Blanche, trouve à grand'peine, dans une commune pourtant fort étendue, 117 quintaux de foin. En envoyant son état à Belvès, il adresse aux administrateurs la lettre suivante :
Le 24 frimaire an III , de la République française
une et indivisible.
Citoyens,
En vertu de l'arrêté du 14 frimaire de l'an 2 de la République française et de la commission dont vous m'avez chargé, je vous ai envoyé, après y avoir procédé avec toute l'exactitude possible, l'état des fourrages qui se sont trouvés dans cette commune, qui s'élèvent en totalité à la quantité de 117 quintaux de foin, n'ayant trouvé, ainsi que vous l'avez pu apercevoir par les envois qui vous ont été déjà faits, pas un grain d'avoine, étant même dépourvu de semences; vous observant même que le montant du foin ci-dessus vient de divers particuliers qui n'étaient pas habitués d'en vendre. Mais la misère, qui les oblige de se défaire de tout pour subvenir aux charges des impôts ou se procurer du pain, leur ont fait espérer que, dans le paiement de ladite quantité de foin ci-dessus spécifié, ils trouveront un secours inattendu. Nous désirons de tout notre cœur qu'ils fussent dans le cas d'en faire le sacrifice.
Salut et fraternité.
Blanche, maire.
A Glottes, le maire Giraudel, le 25 frimaire an II, se transporte dans toutes les maisons de sa commune. Il ne trouve, en fait de superflu, que 57 quintaux de foin et 11 quintaux de paille.
A Nojals, c'est Carrier, maire, qui est chargé de recenser les fourrages. Il trouve en tout, dans sa commune, 62 quintaux de foin et 13 quintaux de paille, et il termine son rapport, très court du reste, par ces lignes qui disent toute la conscience qu'il a apportée dans l'accomplissement de sa mission :
Au citoyen Pélissier, procureur syndic du directoire du district de Belvès.
Vous pouvez compter sur l'exactitude que j'ai portée au sujet de
ma mission et vous pouvez compter sur l'état ci-dessus véritable.
A Nojals, le 25 frimaire an 2.
Carrier, commissaire.
A Rampieux, les cultivateurs sont plus riches. Gay, maire, trouve chez divers particuliers 333 quintaux de foin et 39 quintaux de paille. Il les réquisitionne.
A Lahouquerie, enfin, le maire Nadal, avec tout le dévouement qu'on lui connaît, parcourt toute sa commune, y compris Saint Sernin des Fosses, son annexe. La commune n'est pas riche, on le sait : elle n'a que 44 quintaux de foin, pas de paille, pas d'avoine. Voici, à titre de curiosité, le rapport du citoyen Nadal.
Nous maire et officiers municipaux de la parroyze de Labouquerie et Sent Sarnet Defausset, avons fait unes vigites domicilière chez tous les particulier de notre communoté de toutes les pailles, foins et fourrage (et il indique ici les quantités mentionnées plus haut).
Nous avons fait la pressante déclarations conformément à la lettre.
Fait dans notre maissons commune à Labouquerie le 22 frimaire 1793.
Nadal, maire.
2» Recensement du 8 messidor an II
Par un décret en date du 8 messidor an II, l'administration du district de Belvès invite les différentes municipalités du
canton de Beaumont à lui envoyer le recensement des avoines et fourrages récoltés dans leur commune. Je résume, dans le tableau suivant les différents états adressés par les neuf municipalités du canton . II manque la municipalité de Montavit, dont l'état a été égaré ou détruit.
Tableau général
contenant le recensement des avoines et fourrages
des communes du canton de Beaumont, d'après les tableaux
partiels des communes adressés au directoire du district de Belvès
conformément à l'article 10 du décret du 8 messidor.
NOMS
NOMS
DBS M.\IRES
DATE