‹ La Petite ville de Beaumont en Périgord pendant la période révolutionnaireChapitre 192 sur 269 · RÉQUISITION DES VIEUX CUIVRES · texte numérisé non relu

RÉQUISITION DES VIEUX CUIVRES

Par un arrêté en date du 15 germinal an II, le conseil général du district de Belvès commit le citoyen Pierre Loiseau, juge de paix de Beaumont, à l'effet de se transporter chez tous les marchands de cuivre du canton, pour y «mettre en réquisition toute espèce de cuivre non ouvré, ensemble tout le vieux cuivre ouvré appelé mitraille » qu'il pourrait rencontrer.

En exécution de cet arrêté, le citoyen Loiseau se rendit successivement chez tous les marchands et ouvriers, tant de la commune chef-lieu que des autres communes, mais sans grand succès. Ce n'est que chez un marchand de Beaumont, le citoyen Lacoste surnommé Laguerrine, originaire de l'Auvergne, qu'il trouva quelques objets en vieux cuivre, gisant pêle-mêle dans sa boutique. Il les emporta et les pesa. Il y avait en tout 8 livres 2 onces de vieux cuivre ouvré, dont 4 livres et demie de rouge et 3 livres 7 onces de jaune.

Loiseau les remit aussitôt au citoyen Jean Baptiste Coste, huissier national, lequel avait été nommé commissaire pour « l'enlèvement de toute espèce de métaux » qui se trouvaient dans les maisons des émigrés et parents d'émigrés du canton de Beaumont.

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