‹ La Petite ville de Beaumont en Périgord pendant la période révolutionnaireChapitre 215 sur 269 · SON FONCTIONNEMENT · texte numérisé non relu

SON FONCTIONNEMENT

et un tambour, qui toucheront l'un et l'autre une allocation annuelle de 50 francs. Voici, du reste, l'état détaillé du budget des dépenses, tel que je le trouve dans le 4^ registre des délibérations de l'assemblée municipale (p. 347) :

1° Secrétaire en chef et employé 800 fr.

2° Concierge 150 fr.

30 Piéton 200 fr.

4° Loyer de maison commune 125 fr.

50 Dépenses pour les fêtes nationales 100 fr.'

6° Bois, lumière, encre, plumes, papier, cire, etc 200 fr.

70 Le crieur public 50 fr.

8° Le tambour 50 fr.

90 Dépenses imprévues 30 fr .

Total i . 705 f r .

L'administration municipale fait figurer, en outre, sur son budget de dépenses de l'an VII, le traitement du juge de paix qui est de 800 francs et celui de son greffier qui est de 200 francs, soit en tout i.ooo francs, lesquels ajoutés au budget spécial de l'administration municipale, nous donnent une somme globale de 2.705 francs.

Cette année encore le budget du canton de Beaumont fut en déficit et l'administration se vit obligée, pour y faire face, de majorer dans des proportions considérables la taxe des impositions municipales de l'année.

§ 4. - Son fonctionnement.

L'administration municipale du canton, comme toutes les assemblées délibérantes, se réunissait dans le local ordinaire de ses séances sur convocation du président.

Les séances étaient présidées par le président de l'administration. Autour de lui prenaient place les agents municipaux. A sa droite se tenait le secrétaire adjoint. A sa gauche, mais à une table spéciale, siégeait le commissaire du Directoire exécutif.

Les membres de l'administration ne pouvaient paraître en séance publique qu'avec «les décorations qui étaient affectées*

à leurs fonctions », avec leurs insignes, dirait-on aujourd'hui. Rappelons, à ce propos, que les agents municipaux (loi du 3 brumaire an IV) devaient porter l'écharpe tricolore, comme l'avaient fait jusqu'alors les officiers municipaux; quant au président de l'administration, il avait, comme insigne, outre l'écharpe tricolore, un chapeau rond, orné d'une petite écharpe tricolore et surmonté d'une plume panachée aux trois couleurs.

L'administration municipale siégea tout d'abord en corps, se contentant de nommer de temps à autre des commissions pour s'occuper de telles ou telles questions apportées par les circonstances. Mais plus tard (5^ jour complémentaire de l'an VI), à la réquisition du commissaire du gouvernement, elle se divisa en plusieurs bureaux. Voici cette réquisition :

Le commissaire du Directoire exécutif,

Considérant que le défaut d'ordre dans une administration nuit essentiellement à l'expédition des affaires et peut très souvent entraîner à l'injustice;

Considérant que l'ordre désirable n'est établi qu'autant que, par une division en bureaux, les affaires particulières à chacun d'eux sont prévues et préparées au besoin, ou examinées et réfléchies dans le cas où l'administration, pour plus amples renseignements, ordonne des renvois;

Considérant que le travail n'en devient que plus facile lorsque chaque membre connaît ses attributions particulières;

Considérant qu'une telle division peut seule empêcher et prévenir la confusion des affaires et les retards qu'elles éprouvent souvent;

Requiert l'administration de se diviser en bureaux ainsi que ça se pratique dans toute administration et ainsi qu'il le fut prescrit lors de l'organisation des administrations municipales par l'administration centrale.

lieaumont, 5'-" jour complémentaire an VI.

AuDY Laval Dubousquet.

L'administration, faisant droit à cette réquisition du commissaire du gouvernement, se divisa en trois bureaux : l'im pour la police, le deuxième pour la guerre, le troisième pour les finances.

Les jours et heures des séances varièrent suivant les circons- • tances et il en lui de même \A)\w leur nombre.

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