‹ La Petite ville de Beaumont en Périgord pendant la période révolutionnaireChapitre 69 sur 269 · LES IMPOSITIONS · texte numérisé non relu

LES IMPOSITIONS

Sous l'ancien régime, la noblesse et le clergé étant dispensés de l'impôt, toutes les charges pesaient sur le peuple et tout particulièrement sur le paysan qui, sur 100 livres de revenu net, était obligé d'en donner pour le roi, pour le seigneur et pour le curé, environ y=) : il était, suivant l'expression bien connue de Richelieu, le mulet de l'état. Il travaillait toute l'année comme une bête de somme et, ses impôts une fois payés, il ne lui restait plus, pour vivre et faire vivre sa famille, que le quart ou même le cinquième du produit de son travail. L'Assemblée nationale, en décrétant l'égalité devant l'impôt, c'est-à-dire en répartissant les charges publiques sur tous les citoyens en raison de leurs facultés, améliora considérablement la situation économique des travailleurs et l'on conçoit l'enthousiasme avec lequel ils accueillirent, à son début, le mouvement révolutionnaire de 1789.

Les impositions de 1789 furent exactement les mêmes que celles de 1788 ^ du moins pour les six premiers mois. Pour les six derniers mois, comme nous l'avons déjà vu plus haut (p. 185), elles s'accrurent du rôle supplémentaire relatif aux anciens privilégiés, c'est-à-dire aux nobles et aux membres du clergé qui, sous l'ancien régime, ne donnaient rien à l'impôt et qui furent appelés à le payer à partir du mois de juillet 1789.

Pour l'année 1790, les impositions sont encore les mêmes. La grande réforme fiscale faite par l'Assemblée nationale n'était

1. Pour les iinpasitiniis sous l"aiK-ieii régimi', \ov. !.. Thsiii, /..< li.istidc tte iicauiiiDiit en Péri frord , t. li, p. 2S<).

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