‹ La PeurChapitre 1 sur 22 · PARIS FÉLIX ALGAN, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS FÉLIX ALGAN, ÉDITEUR

LlBUAimES FÉLIX ALCAN ET GUILLAIMIN HÉLMES 108, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 108

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AVAi^T-PROPOS

C'est à M. le professeur Charcot que je dois d'avoir connu l'ouvrage de M. le professeur Mosso, de l'Université de Turin. Je saisis celte nouvelle occasion de l'en remercier, et je ne doute pas que les lecteurs de cette édition française ne le remercient à leur tour de leur avoir procuré une lecture instructive et attachante.

En traitant de la Peur, le docteur Mosso s'est proposé de faire une œuvre de vulgarisation sérieuse, c'est-à-dire d'exposer certains points de physiologie dans la mesure et dans la forme qui conviennent au grand nombre. Pour atteindre ce but, il a laissé de côté tout ce qui était ou trop technique ou trop abstrait, il s'est borné aux points essentiels et il a adopté le ton libre, dégagé, animé d'une sorte de causerie tour à tour familière et élevée, enjouée et sérieuse, pleine d'imprévu et de fantaisie qui cause au lecteur français, peu préparé aux exubérances de la langue italienne, des étonnements qui ne sont pas sans charme.

D'ailleurs, M. Mosso n'est pas un simple vulgarisateur qui se borne à populariser les travaux des autres. Gomme il est créateur à son heure, qu'il a su trouver, à l'aide d'expériences ingénieuses, des faits intéressants, il vulgarise ses propres travaux. Aussi, malgré la légèreté et la vivacité de la forme, s'aperçoit-ou de la

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