‹ La peur en DauphinéChapitre 56 sur 111 · Déposition Manuel, Roux, p · texte numérisé non relu

Déposition Manuel, Roux, p

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le ->(). prendre des papiers ([u'on a ensuite brûlés \ n'ose se plaindre qu'avec douceur dans sa harangue aux mutins : « Le poids de la féodalité.... pesait sur vos tètes et vous en avez voulu secouer le joug; très bien! je suppose que vous fussiez fondés ; il était une voie plus douce qui, mettant vos consciences plus tranquilles, vous mettait aussi à l'abri de tous reproches. Vous pouviez, pour vous tranquilliser l'esprit, réclamer, comme vous l'avez fait hier chez moi, chez les officiers de ce lieu et chez plusieurs autres, les objets qui seuls vous allligeaient annuellement. Et, lorsque vous en eussiez été nantis, comme vous le fûtes, les déposer en lieu sûr, ensuite solliciter auprès du prince et de ses Etats généraux pour les faire rentrer dans le néant, où ils auraient toujours dû être pour le bonheur de tous... Vous devez être satisfaits d'avoir réduit en poussière ces documents, source de vos plaintes ; <pie votre vengeance se borne à cela seul... » \ La municipalité de Bourgoin réunit le 29 les notables et les officiers de la milice « pour délibérer sur les moyens qu'il convient d'adopter pour apporter* des remèdes aux maux publics, dissiper les attroupements qui se forment dans ces cantons depuis quelques jours, ramener le calme dans les esprits et inspirer le respect des lois ». Après discussion, l'assemblée juge que, <( dans les circonstances où tous les bons citoyens gémissent sur les désordres publics, les moyens conciliatoires employés avec énergie cl modération paraissent les seuls convenables. Il a été délibéré ([tic Messieurs les curés, officiers municipaux et notables habitants des paroisses circonvoi-

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