Voir chapitre V
5. Registre des délibérations de La Commission, 3 août, matin, p. '.',.")- r,ii. et 5 août, matin, p. 35o-35i.
5 Lettre de la Commission intermédiaire à M. de Durfort, 3 août, Bibl. de Grenoble, mss., O. 890; Affiches de Dauphiné, n 1',. 6 août i-
.">. Registre des délibérations de la Commission, p. 339-343 et 345.
6 c'est ainsi que la Commission fait imprimer à 5oo exemplaires sa délibération du 6 mai, par laquelle elle avait remercié M. de Moidièrede sa sollicitude à assurer les approvisionnements en grains; registre des délibérations, '1 août, après-midi, p. 349-3So.
7. Copie d'une lettre d'un des députés du Dauphiné au président delà Commission intermédiaire, h. I. a. d. (Versailles, a8 juillet), in-s Bibl. de
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durèrent jusqu'au soir du 5 août, où la Commission apprit ce qui s'était passé à Virieu dans la journée.
En effet, l'arrivée des troupes dans ce bourg-, le matin du 4< n'avait pas suffi à rassurer les notables du pays : les soldats et les volontaires devaient se rendre ensuite à la Côte-Saint-André, et leurs chefs, craignant de s'affaiblir, se refusaient à laisser un détachement à la disposition du lieutenant de chàtellenie du bourg : les paysans du voisinage se plaignaient d'avoir été dupés le i par les promesses des bourgeois, et on craignait qu'ils ne vinssent mettre le feu au château après le départ des troupes. Les notables tinrent une conférence avec Champel et les délégués de l 'hôtel-de-ville de Grenoble : ils leur représentèrent « combien il était dangereux de s'opposer à la livraison des terriers » : malgré les observations de Champel, ils envoyèrent aux communautés du voisinage une circulaire pour les prévenir que le curé de Yirieu avait rapporté l'acte d'abandon de Mme de Langon et pour les convoquer à une assemblée générale qui serait tenue le lendemain au chemin de la Partellaz. Ils espéraient vaguement calmer les campagnards par une belle harangue.
Mais les paysans, réunis à l'heure indiquée, se montrèrent peu traitables : leur troupe, « avant de vouloir entendre lecture de l'acte d'abandon, . . députa des personnes au gré et choix des habitants de différentes paroisses » pour aller chercher chez les gens de loi de Virieu tous les terriers des seigneurs du pays, de M. Ravier d'Herbelon, du marquis de Belmont, du recteur de la chapelle Saint- Antoine et même « des pauvres de l'hôpital ». Quand ces différents registres curent été apportés, on nomma « une nouvelle députation pour aller chercher le restant de ceux du château qui y furent de même apportés ». Puis, lecture
Grenoble, impr., U. 1880. Il convient de n'attribuer aucune valeur documentaire, nie semble-t-il, à cette pièce, dont l'auteur accepte crédulement des fables absurdes : il accuse les Anglais et les Hollandais des désordres du Nord de la France.
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faite de L'abandon de Mme de Lançon, un notaire proposa de porter le monceau des terriers aux archives de L'église ou en autre lieu sûr : « mais quelques-uns de celle bande se mirent à crier qu'on ne le voulail pas el qu'il fallait Les déchirer; d'autres que ce sérail un moyen bien sur de faire brûler ladite église ou L'endroit où on les déposerait ». Un bourgeois monta sur Le las de* terriers pour être mieux entendu et harangua à son tour les paysans. « Tout fut inutile : car la bande lui cria que, * il ne descendait, on le brûlerait avec les terriers. El alors on n'entendit qu'une voix crier : « Brûlez ! fricassez ! » Ainsi furent réduits en cendres de nombreux volumes ' : les troupes élaient restées dans le bourg sans intervenir \
La destruction des terriers de Virieu à quelques pas des soldats irrita vivement la Commission intermédiaire \ et la détermina à changer d'attitude : Le temps des appels à l'union el au respect des lois était passé, celui des mesures de rigueur allait commencer.
i. Je suis ici le récit très détaillé donné par le procès-verbal du lieutenant de cliàtellenie de Virieu, Magnin du Fayet, «m: date du 7 août. Bibl. de Grenoble, mss., O. 908, en le complétant, pour quelques détails, par la déposition de Ravier d'Herbelon, recueillie par le châtelain du marquisat de Virieu, le s août 1789, Bibl. de Grenoble, mss., o. 907, et par les dépositions Ravier d'Herbelon, Magnin du Fayet. Claude Chevalier, Fr. Gaven, Roux, p. go u~.
•2. Voir les textes précédents, et en outre le rapport du procureur général en date du ; août, Bibl. de Grenoble, mss., Q. 6, I' nu \ , complété par le rapport du y août au comte de la Tour-du-Pin', id., f" io3 : « J'ai observé à M. île Durfort qu'il était fort inutile d'envoyer un pareil détachement, s'il devait être comme celui de Virieu le spectateur tranquille du brùlement des titres de la seigneurie ».
Le 5 août, les commissaires des États avaient également appris la tentative faite la veille par deux habitants de Biolpour ameuter lis habitants et les déterminer au pillage du cbâteau du coude de Balincourt; procèsverbal de tout ce qui s'esl passé dans Biol, Bibl, de Grenoble, mss., 0 lettre du chevalier de Murinais à Champel, Marlieu, 5 août, Bibl. de Grenoble, mss., O. 897.
>. Lettre du chevalier du Bouchage, procureur -général -syndic des Etats et de la Commission intermédiaire, à M. Champel, Grenoble, : août, Bibl. de Grenoble, mss., O. 901 :« L'on ae concevait point ici comment an détachement de deux cents hommes de troupes réglées et de volontaires aussi bien choisis que ceux que vous avez ne s'était pas oppose par tous les moyens qui étaient en son pouvoir a l'incendie des papiers de M. de Langon, et commenl il avait souffert qu'une opération aussi condamnable se lût faite en sa présence ».