CHAPITRE CINQUIEME I
Oui à une potence qui sera dressée à cel effet au lieu de La Détourbe, et ledit Nugues à une autre potence qui sera pareillement dressée à cel effet sur la grande route tendante de la Verpillière à Bourgoin, le plus près du château de Vaulx que faire se pourra, et leurs corps morts \ demeureront suspendus1 »>. Les paysans, bien convaincus désormais que le Roi n'ordonnait pas le pillage des châteaux, n'avaient qu'à se remettre aux travaux agricoles, comme le leur conseillait La Commission intermédiaire .
Partout, groupés dans leurs Comités permanents, les notables reprenaient enfin courage. Dès qu'ils apprenaient que les délégués de la Commission se rapprochaient de leurs bourgs, ils demandaient Instamment qu'on leur donnât une petite garnison : volontiers ils affirmaient, pour émouvoir les commissaires, que le péril durait toujours . Ceux de Beaurepaire écrivaient ainsi, en apprenant l'arrivée des commissaires à la Côte-Saint-André : « Nous sommes dans une situation très critique, \u les désordres affreux qui se commettent dans nos environs. Sans vous en l'aire la peinture frappante, il suffira de vous en avoir donné un aperçu pour vous engager à déférer à La prière instante que nous osons vous taire de vouloir bien vous transporter ici. où votre
i. De par le liai, Jugement prévôtal et en dernier ressort, qui condamne, etc. (placard), Bibl. de Grenoble, impr., O. $-s>. Ce text< déclare Nugues et Curt « atteints et convaincus d'avoir participé aux pillages el incendies des châteaux de Vaulx et de Moidière, aux pillages el saccagements îles châteaux d'Artas, Montfort », etc.
•>. Registre des délibérations de la Commission intermédiaire, p. '■'>- (Instructions du (J août) : « Dans ces circonstances, la Commission s'empresse d'exhorter et de conjurer les habitants des campagnes de rentrer sur le champ dans leurs de m cures, de reprendre leurs u-.w aux i i de s'occuper à leurs récoltes, dont la perte entraînerait la disette et les maux les plus affreux .
'{. Lettre du Comité permanent de Vienne à Messieurs de la Commission intermédiaire et de la municipalité de Grenoble, a la Côte-Saint-André, 7août 1789, Bibl. de Grenoble, rass., < >. gao; de M. de Mural Murinais aux
incines, 7 août 1789, Bibl. de Grenoble, mss.. 1 ». *.,*• : délibération du C ité
de la ville de Saint-Jean-de-Bournay, du ; août, liibl. de Grenoble, rass., 1 1 .,,, ,.
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apparition produira l'impression la plus salutaire.... ' ». Les notables de Saint-Ail >an avaient déjà formé un tribunal pour Juger tous ceux qui voudraient troubler la tranquillité publique '. Aux environs de Villelte, le baron d'Anthon courait le pays avec ses fils et quelques dragons, menaçant les paysans qui avaient pris part à l'incendie de son château de les faire tous pendre et procédant lui-même aux arrestations 3. Le danger passé, les notables affirmaient partout qu'ils étaient animés du zèle le plus vif pour le rétablissement de l'ordre. Le Comité permanent de Bourgoin lui-même, après avoir déclaré que l'envoi des troupes lui paraissait inopportun et qu'il était préférable « de chercher à calmer les esprits par des voies conciliatrices)), se ravisait, et, effrayé par des propos tenus au marché « relativement au prix des grains », suppliait les commissaires « d'assurer ici la résidence de cinquante dragons, et, à défaut, de cent hommes d'infanterie 4 ».
Ne pouvant répondre favorablement à toutes les demandes et laisser en permanence des garnisons sur tous les points, les membres de la Commission s'efforçaient au moins de montrer leurs détachements dans4ous les bourgs de quelque importance '. Dès le i3 août, le comte de Durfort rendait compte comme il suit à la Commission intermédiaire de la position que les troupes devaient prendre : « Une ligne partant de Valence et de Romans sera prolongée jusqu'à Morestel, passant par Roybon, la Côte, Bourgoin. Les
i . Lettre non datée (6 ou 7 août) du Comité permanent de Beaurepaire aux députés de la Commission, Bibl. de Grenoble, mss., O. 928.
2. Assemblée de la communauté de Saint-Alban du 3o juillet 1789, Bibl. de Grenoble, mss., O. 883.
S. Lettres du Comité permanent de Vienne à M. d'Anthon, 18 août 1789, du baron d'Anthon à l'Assemblée nationale, Lyon, 5 décembre 1789, Arch. nat., D xxix, 17.
'1. Délibération du i(i août au matin, dans Fochier, p. 148; du 16 août au soir, Bibl. de Grenoble, mss., O. g33.
">. Il ne serait pas d'un grand intérêt de reconstituer la liste des séjours des divers détachements ; on le pourrait aisément, d'après les notes des dépenses faites par les commissaires dans les différentes localités pour procurer des douceurs aux troupes (Arch. de l'Isère, série C).
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petits postes à la droite <!<■ celle ligne communiqueront avec les gardes (les fermes sur la frontière de Savoie, h la gauche <le celle ligne communiquera avec les patrouilles sortant de Vienne et de Lyon. Celte disposition, que l'insuffisance des troupes fend clairsemée, présente cependant aux incendiaires des armes sur tant de points que l'inquiétude doit les gagner et les l'aire retirer1.... o.
Aussi, dès le io août, les Affiches <lc Dauphiné constataient que la tranquillité était à peu près rétablie dans toute la province. En signalant à Champel quelques points où il restait encore un peu de « fermentation », Laforest ajoutait : « Partout ailleurs on y est si tranquille qu'il ne Tant pins leur parler que pour les engagera mieux se conduire à l'avenir que par le passé, cl à éviter toute sorte d'attroupement et brigandage, à peine de subir la peine qu'ils ont infligée aux châteaux ~ ». Le lendemain, Imiter! des Granges écrivait de la Tour-du-Pin : o Vous me parlez d'un grand corps d'armée qui doit se porter ici : vous m'étonne/ : ces quartiers n'ont pas besoin de tout cet appareil. Tout y rentre dans l'ordre, le peuple revient de son emportement : et je ne vois pas pourquoi on viendrait fouler cette misérable contrée, qui ne l'est déjà que trop de cent mille manières3. » Pour plus de sûreté, on avait soin de surveiller de près les foires et les marchés '. La révolte était définitivement calmée, et le parti de l'ordre triomphait.
i. Lettre de Durfort au marquis de Viennois, i3 août 17S1). Bibl. de Grenoble, inss., O. 8yi.
2. Laforest à Chainpel, sans date (i'( août) ; Bibl. de Grenoble, m^s., O.930.
'3. Imberl «les Granges à Champel, la Tour-du-Pin, 17 août, Bibl. de Grenoble, inss.. ( ). <>?.">.
4. Journal du détachement d'artillerie envoyé à Saint-Geoire, Bibl. de Grenoble, mss., O. 919; Lettre du procureur général au comte de Durfort, 3o août ij8f, Bibl. de Grenoble, mss., Q. ',. t. 6, I libre a8; registre des délibérations de ta Commission, aj août, malin. |>. ÎT"r's-
l4û LA PEUR EN DAUPHINÉ
Les commissaires n'avaient pas seulement à empêcher le retour des désordres : ils devaient encore réparer, dans la mesure du possible, les pertes subies par les victimes des pillages \ Aussi, dès leur entrée dans les Terres- Froides, s'occupèrent-il de faire rendre les effets et les meubles pris par les paysans, l'argent dérobé ou donné comme rançon. La tâche n'était pas toujours aisée ; les paysans, dans la crainte des perquisitions, avaient souvent enfoui ou caché le produit de leurs larcins. Royer était obligé, près de Crémieu, d' « aller déterrer de l'argent dans un carré de choux 3 ».
Dans certaines régions, les recherches et perquisitions donnèrent d'assez heureux résultats : beaucoup d'effets furent rapportés aux commissaires dans le voisinage de Gerclier s ; les paroissiens du curé de Ghàbons lui remirent quelques papiers qui avaient échappé au feu, lors des visites à Pupetière \ Champel se distingua tout particulièrement par les résultats qu'il obtint, notamment à Chàtonnay \ Un récit, dû à un des volontaires qui l'accompagnaient, montre comment il y procéda : « Nous sommes arrivés à la porte de l'église sur les huit heures du matin, au moment où la messe de paroisse finissait et nous avons averti le peuple que,
i. De Grenoble, les collègues de Champel lui recommandaient même plus particulièrement tel ou tel de leurs amis : « J'espère que M"" de Batines se ressentira aussi de l'heureuse influence de votre tournée dans nos cantons et qu'où lui restituera une partie ,des effets pillés dans sa maison ». Ronin à Champel, Grenoble, n août, Bibl. de Grenoble, mss., O. 923.
2. Royer à Champel, Crémieu, 17 août, Bibl. de Grenoble, mss., O. 923.
3. Royer à Champel, La Côte-Saint-André. 12 août, Bibl. de Grenoble, mss., O. 923,
4. Lombard, curé de Chàbons et de Pupetière, à Champel, Châbons, 1.1 septembre, Bibl. de Grenoble, mss., O. 964.
.". Royer à Champel, La Côte-Saint- André, 10 août, Bibl. de Grenoble, inss., O. 923 : « Si vous pouviez m'envoyer quelques détails de vos succès, car on nous a dit ici que vous aviez fait rentrer beaucoup d'effets et plus <lc trente mille francs. . . »
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informés des dévastations commises dans ce lieu et dans le voisinage, nous invitions tons ceux qui avaient des effets enlevés dans quelques-unes des maisons dévastées, de quelque nature qu'ils fussent, même de l'or el de l'argent, à venir en faire la déclaration devanl nous et surtout rapporter l'argenl : à défaut de quoi, l'heure de midi passée, les ordres militaires donnés au commandant du détachemenl seraient exécutés à la rigueur '. » Un paysan rapporta à lui seul cent-soixante-sepl louis qu'il avait « ramassés après qu'ils furent versés d'un sac..., lequel sac était dans les mains du nommé Brochu, de ce lieu ». Les résultats obtenus ne paraissaient d'ailleurs pas encore suffisants au procureur général, qui écrivait le ij août à M. de Frimonl : « Je suis instruit que la punition exemplaire du consul d'Artas qui a été exécuté à Vaulx n'est pas suffisante : la preuve en est (pie les paysans n'ont point restitué la plupart des effets qu'ils avaient volés, mais qu'ils ont seulement rendu ceux qui étaient de peu de valeur a ».
La Commission intermédiaire, au moment du départ de ses députés, leur avait donné, on l'a vu, les instructions les plus sévères pour la recherche el l'arrestation des coupables. Elle continua, pendant toute la campagne des commissaires, à leur conseiller la rigueur : 0 Si. écrivait Ronin à Champel, parmi ceux qui se sont livrés aux pillages, il y en a qui puissent alléguer une certaine bonne foi el mériter quelques ménagements, combien y en a-l-il à l'égard desquels la tranquillité publique doit solliciter la rigueur de la justice : » Les officiers municipaux et les châtelains, revenus de leur
1. Procès-verbal 'lis restitutions à Ghàtonnaj et Saint-Jean-de-Bourna y, rédigé sur l'ordre <l<- Champel par l<- volontaire Riban, 10-ia aoùl 1789, Bibl. <!<• ( îrenoble, mx>., t ). 915.
2. Le procureur général à M <l<- Primont, \- aoùl 1789, Bibl. de Grenoble, mss., Q. ',, 1. ii, r libre ■•- A son retour a Grenoble, Champel évalue le total des restitutions à plus de soixante mille livres, meubles <t effets non compris; registre des délibérations de la Commission intermédiaire, i\
août, matin, p. \Vi-\\\.
S. Ronin à Champel, Grenoble, 11 août, Bibl. de Grenoble, mss., <i >,■■.
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effroi, se conformèrent avec empressement aux ordres donnés par les Instructions du 6 août, qui prescrivaient de désigner aux proeureurs-généraux-syndics ceux des habitants qui se seraient absentés depuis le 28 juillet sans cause légitime '. Le lieutenant de chàtellenie de Biol s'acquitta de sa tâche avec un soin particulier et signala, dans les notes de son procèsverbal, tous ceux des habitants qui avaient pris une part quelconque aux troubles \ Les officiers municipaux de Demptézieu dénoncèrent Jacques Lebadois, « homme errant, vagabond et de mauvaises mœurs, qui fut absent depuis environ deux mois... 3 » C'était une occasion pour en débarrasser le village. Le procureur général recommandait précisément alors à M. de Frimont de a choisir de préférence » ceux qui avaient « une mauvaise réputation » *. Ainsi que le disait ouvertement Imbert des Granges, (1 comme la nécessité exige pour ces pays un exemple pour achever de contenir la canaille, il vaut mieux qu'il tombe sur des gens reconnus pour mauvais sujets décidés que sur quelques misérables qui pourraient être d'ailleurs d'honnêtes gens, quoique entraînés par l'effervescence générale du moment ».
Le Comité permanent et la municipalité de Bourgoin,
1. Délibération de la ville de Voreppe du 9 août, Bibl. de Grenoble, impr., U. 1890, art. 11 : « Que le Conseil s'occupera essentiellement de découvrir ceux des habitants qui auraient pu s'absenter depuis le 28 du mois dernier, sans cause légitime ». Cf. le rôle des personnes de la communauté de Septème qui se sont absentées, dressé par les officiers municipaux le 16 août, Arch. de l'Isère, série C.
2. Procès-verbal de tout ce qui s'est passé dans Biol, Bibl. de Grenoble, mss., O. 864. En envoyant cette pièce à Champel, le lieutenant de chàtellenie Vallet lui écrivait le 23 août : « Il n'est pas besoin de vous recommander le secret de cette pièce ». Arch. de l'Isère, série C.
3 Rôle des absents de la communauté de Demptézieu et Saint-Savin, dressé le i5 août 1789, Arch. de llsère, série C : a Ignorons la vie et conduite qu'il tient dehors. N'a cependant commis aucun crime capital connu dans la communauté et pays ».
4 Le procureur général à M. de Frimont, 17 août, Bibl. de Grenoble, niss , Q. 4, t. (i, f° libre 27.
5. Journal du détachement d'artillerie envoyé à Saint-Geoire, Bibl. de Grenoble, mss., O. 919.
ciiAi'iritK ciMiiibn: i4'î
dans leur délibération du j août, demandaient des rigueurs : « Il convient de requérir l'officier commandant le détachemenl d'artillerie qui vient d'arriver dans cette ville de saisir ci séquestrer les papiers de plusieurs personnes sur le compte desquelles le public demande à être édifié '. » Les dénonciations se multipliaient : on accusait les notables qui, bien à contre-cœur, avaient marché à la tète des paysans, comme Morel de Montcizet à Nivolas ~ et Yallel du Vernatel à Saint-Geoire '. Le procureur général envoyait à M. de Frimonl a les noms de gens mal famés, qui non seulement ont pillé, mais encore menacé de tuer les maîtres des maisons dévastées et leurs domestiques * ». Ainsi étaient établies les longues listes des suspects, dont on se proposait de remplir les prisons de Lyon, de Vienne et de Grenoble.
Depuis l'élargissement des détenus de Vienne et de Bourgoin, les volontaires de Lyon et les dragons de .Monsieur avaient pris quelques-uns d'entre eux et t'ait de nouveaux prisonniers . Mais le nombre des arrestations ne paraissait pas encore suflisant. Le procureur général, apprenant que, à Sainl-Jean-de-Bournay, on avait relâché quelques particuliers, contre lesquels il n'y avait point île preuves décisives, invitait le Comité permanent à revenir sur sa décision. « Il serait très à propos. Messieurs, de les faire arrêter de nouveau et d'en donner avis sur-le-champ
i. Délibération du 7 août, dans Fochier, |>. i'|<>-
•1. Dénonciation, anonyme et sans date, contre Mord de Montcizet : Arch. de l'Isère, série C. L'envoyé de l'hôtel-de- ville de Grenoble, Laforest, ernt à la culpabilité de Morel de Montcizet, et proposa à Champel l'arrestation de ce dernier. Champel semble s'y être refuse. Laforest à Champel, Bourgoin, 16 août, Bibl.de (irenoble. mss.,0. o3a.
S Journal du détachement d'artillerie envoyé à Saint-Geoire ; ef. déposition Ruelle, dans l'enquête faite à Saint-Geoire, Bibl. de Grenoble,
mss., O.918. Itnbert des Granges lit arrêter Vallet du Vernatel.
4. Le procureur général à M. de Frimont, 17 août : la liste envoyée à M. de Primont figure dans les papiers de la Commission Intermédiaire, Arch. de L'Isère, série C.
.*>. Procès-verbal des capitaines de la milice Lyonnaise, Arch. nat., I)\\i\!">, i, i" dossier ; Delachenal, Histoire de Crémieu, p. 36a
à M. le prévôt qui les enverrait prendre et traduire dans les prisons d'ici ' ». La milice bourgeoise de Roybon, à la suite de perquisitions infructueuses, arrêtait des gens, qui avouaient leur présence à l'incendie de Cerclier, mais chez qui on n'avait rien retrouvé \
Les commissaires, se portant sur tous les points avec la maréchaussée et les détachements militaires, procédèrent à leur tour à un grand nombre d'arrestations. Rover se signalait à la Côte-Sainl-André ' : Laforest écrivait à Champel le i(i août : « Deux cavaliers et un de mes volontaires se sont rendus aujourd'hui et à mon insu au hameau de Sainl-Roch. et y ont enlevé à la face de plus de deux cents personnes un mauvais sujet qui s'est souvent trouvé à la tête des bandes, ce qui a attiré un grand concours de g<ns en ce lieu. . . Ce drôle, actuellement en prison, sera conduit à Rourgoin au retour des cavaliers *. » Le 17 août, Rover déclarait qu'on avait envoyé en prison plus de quatre-vingts personnes dans la seule région de Crémieu, et il ajoutait : a Je voudrais bien qu'on n'arrêtât plus les petits pillards, pour ne pas dévaster les campagnes et remplir de nouveau les prisons ' ». Champel, le plus raisonnable des commissaires, en était venu à ne plus faire d'arrestations que sur la désignation des municipalités ".
On avait emmené aux prisons de Grenoble Me Astier,
i . Le procureur général à Messieurs du Comité permanent de Saint-Jeande-Bournay. 10 août, Bibl. de Grenoble, mss., Q. 4. t. (i, f° libre 26.
■j.. Procès-verbal des olliciers municipaux et de la milice de Roybon, (i août. Arch. de l'Isère, L, 199.
3. Royer à Champel, la Côte Saint-André, 11 et 12 août, Bibl de Grenoble, mss., O. 92'î et \y±\.
4. Laforest a Champel, 16 août, Bibl. de Grenoble, mss., O. 932.
5. Rover à Champel, Cremieu, 17 août. Bibl. de Grenoble, rnss., O. 923. (i. « Vous me dites que vous êtes déterminé à ne faire arrêter que les
personnes qui vous seront désignées par les municipalités, et d'après des réquisitions par écrit. » Imbert des Granges à Champel, la Tour du-Pin, . 17 ;i< .ut, Bibl. de Grenoble, mss., O. 935. Le 23 août, Varnet de Messenin annonçait encore à Laforest une arrestation à Faverges, Arch. de l'Isère, série C.