CHAPITRE CINQUIEME
les exécutions de Valence, il pressail le prévôt général de retourner sur le théâtre des brigandages « pour y faire une information générale des vols, brigandages <i incendies qui y ont été commis ». A en croire le procureur
général, le « public », c'est-à-dire sans doute les membres du Parlement et les nobles de la ville, demandait encore des potences : « Le public se plaint qu'il n'y ait encore eu que deux coupables de brigandages d'exécutés, pendant qu'il y en a eu un 1res grand nombre à Mâcon, Tournus et Ghâlo'n. Le moyen de taire cesser ces justes plaintes cl de répondre à l'attente des lois qui ont établi la juridiction prévôtale, est d'expédier et par conséquent de vous transporter sur les lieux pour informer1.» M. de la Rochetle se décida enfin, à la tin d'août, à reprendre son enquête dans le Viennois \
Bientôt, malgré les représentations de Ghampel, alors chargé d'une nouvelle mission , les prisonniers affluèrent à Grenoble. Le comte de Durforl lui-même trouvait (pie M. de la Rochelle y mettait maintenant trop de zèle. « J'en aimerais mieux, écrivait-il à Ghampel, un seul clairement pendable qu'une foule douteuse. Les prisons sont partout trop pleines, et cela n'est pas sans de grands inconvénients ' ». Le peuple de Grenoble murmurait « sur la multitude des prisonniers » et les hommes sensés pensaient qu'il ne fallait plus l'aire de procès qu'aux gens o évidemment pendables ;' ». Mais M. de la Rochelle voulail racheter son inaction antérieure : à la tin de septembre, ses cavaliers
i. Lettre du 'i\ août ;'i M. de la Rochette, Bibl. de Grenoble, mss.. Q. \, t. 6, (o libre 28.
■2. Lettre de M. de Saint-Ferréol à Champel, '<i août, Bibl. de Grenoble, mss., o. (pu: (( M. le prévôt général est effectivement parti pour faire une information générale : l'objet de cette procédure ;> peur objet aie) l;i punition des coupables. »