AVANT-PROPOS
C*est à M. le professeur Charçot guie je dois d'avoir connu Fouvrage de M. le professeur Mosso, de TUni^ versité de Turin. Je saisis cette nouvelle occasion de Ten remercier, et je ne doute pas que les lecteurs de cette édition française ne le remercient à leur tour de leur avoir procuré une lecture instructive et attachante.
En traitant de la Peur, le docteur Mosso s*est proposé de faire une œuvre de vulgarisation sérieuse, c'est-à-dire d'exposer certains points de physiologie dans la mesure et dans la forme qui conviennent au grand nombre. Pour atteindre ce but, il a laissé de côté tout ce qui était ou trop technique ou trop abstrait, il s'est borné aux points essentiels et il a adopté le ton libre, dégagé, animé d'une sorte de causerie tour à tour famiUère et élevée, enjouée et sérieusOj pleine d'imprévu et de fantaisie qui cause au lecteur français peu préparé aux exubérances de la langue italienne des étonnements qui ne sont pas ^ans charme.
D'ailleurs, M. Mosso n'est pas un simple vulgarisateur, qui se borne à populariser les travaux des autres. Comme il est créateur à son heure, qu'il à su trouver, à l'aide d'expériences ingénieuses, des faits intéressants, il vulgarise ses propres travaux. Aussi, malgré la légèreté et la vivacité de la forme s'aper-
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