SERVICE DE L EMBALLAGE
( Cliché o . David).
MAISON DE PARIS
COUR DES DEPARTS
f Cliché J. David).
« agences à Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Lille, Nantes, « Nancy et Rouen.
« Son organisation, qui est celle d’une grande admi- « nistration, comporte un nombreux personnel, environ « 63o personnes, et son chiffre d’affaires atteint annuellement « la somme de 12 millions de francs. Elle s’alimente par des « achats directs aux pays de production, par l’intermédiaire « de son agence de Londres, ainsi que par de nombreux « représentants sur place.
« Son usine, qui occupe une superficie de 3o,ooo mètres « carrés environ, comporte sept générateurs de 400 chevaux « fournissant la vapeur nécessaire à son fonctionnement.
« Les produits qu’elle fabrique, et dont la plupart ont été « exposés, sont :
« T Produits chimiques d'industrie. — Dans cette première « catégorie, nous remarquons le bromure et l’iodure de potas- « sium titrant 99 degrés, le bicarbonate de soude obtenu par « l’action du gaz carbonique sur les cristaux de soude, les « différents phosphates de chaux, les glycérophosphates, le « chloral, l’iodoforme préparé avec l’acétone. Les sels de « magnésie et la magnésie calcinée obtenus en partant de la « magnésite, les sels de mercure, dont le plus important, le « calomel, exige un four destiné à la transformation du « mercure en sulfate, une chambre à air pour la condensation « du calomel et des appareils de lavage et d’arrosage pour la « purification du produit.
« A tous ces produits, il faut encore ajouter le fer réduit, « l’hydrate de fer colloïdal Fe203, H20, connu commercia- « lement sous le nom de fer dialysé, les sels d’antimoine « depuis le kermès surfin jusqu’à l’oxyde blanc, l’iodure et le « chlorure d’antimoine, les sels de bismuth, azotates, salicy- « lates, sous-gallates ; les sels de fer en paillettes, tartrate « ferrico-potassique, citrate de fer ammoniacal, etc.
a 2° Alcaloïdes et produits de laboratoire. — Parmi ces « produits, nous citerons la digitaline cristallisée, dont une « grande coupe contenait un magnifique échantillon, de très « beaux spécimens d’aconitine, d’atropine, de pipérine, de « picrotoxine, d’absinthine, de spartéine, de quassine, de « colombine, de paracotoïne, d’hélénine, d’arbutine, de salse- « paréine, de cantharidine, de cocaïne, de sels de caféine, « d’acide chrysophanique, etc. Tous ces produits parfaitement « cristallisés avaient les apparences d’une pureté irrépro- « chable.
« Indépendamment de ces alcaloïdes, la maison a égale- « ment exposé des bromure, butyrate et benzoate d’éthyle, de « l’acétate et du valérianate d’amyle, de l’eucalyptol, de l’eu- « génol, de l’apiol, du terpinol, etc., puis des produits de « synthèse organique les plus variés : succinimide, glycocol, « quinone tétrachlorée, nitrosodiphénylamine, tribromophé- « nol, azobenzène, iodure de cyanogène, nitrophénols, etc.
« 3° Sels de quinine. — En raison de l’importance sans « cesse croissante qu’ont prise dans la thérapeutique la quinine « et ses sels, la Pharmacie centrale n’a pas hésité à donner à « cette fabrication l’extension qu’elle méritait.
« Depuis plusieurs années, une véritable usine a été cons- « tituée dans ce but sur les dépendances de sa grande usine « de Saint-Denis.
« Cette installation, en quelque sorte autonome, possède « ses générateurs et machines à vapeur propres, ainsi qu’une « suite d’ateliers où s’opèrent les diverses manipulations, « depuis le broyage et le tamisage des quinquinas, leur épui- « sement, jusqu’aux dernières cristallisations du sulfate de « quinine. La maison traite à cet effet 100,000 kilogrammes « environ d’écorces de quinquina par an.
« Outre le sulfate, le chlorhydrate et bromhydrate de « quinine, la Pharmacie centrale a encore exposé une très
« grande variété d’antres sels de quinine d’un usage moins « courant, tels que les sels doubles de quinine et d’urée, les « seljS doubles de quinine et de métaux, tels que le fer et le « manganèse, les combinaisons de la quinine avec les diffé- « rents phénols et spécialement le Gaïakinol ou Bromogaïa- « colate de quinine auquel on attribue certaines propriétés « thérapeutiques spéciales.
« 40 Produits galéniques. — Ces préparations nécessitent « aussi un outillage des plus perfectionnés. Des appareils à « distillation et à concentration dans le vide, évaporant « 3oo litres de liquide à l’heure et à une température inférieure « à 5o degrés, produisent des extraits parfaitement solubles « qui, étant obtenus à basse température et à l’abri de l’air, « donnent des liqueurs en tous points semblables à celles qui « ont servi à leur point de départ.
« Parmi les extraits exposés, on a surtout remarqué les ci extraits secs de rhubarbe, de coquelicots, d’ipéca, d'hydrastis, « de ratanhia, de quinquina, qui joignaient à l’avantage de la « légèreté les caractères physiques des matières premières.
« Indépendamment des extraits secs, la maison a égale- « ment exposé toute une variété d’extraits fluides, préparations « qui tendent à prendre, de jour en jour, une place plus « importante dans la pharmacopée.
« Une exposition pharmaceutique serait incomplète, si elle « ne comprenait pas les autres formes sous lesquelles sont « administrées au patient les substances médicamenteuses: « nous voulons parler des pilules, des dragées, des tablettes, « des pastilles comprimées, des capsules gélatineuses, des « biscuits et des chocolats médicinaux, etc., dont la Pharmacie « Centrale a montré les plus beaux spécimens.
« La pulvérisation des matières premières et des produits « fabriqués nécessite aussi un matériel considérable : pilons, « moulins, concasseurs, broyeurs, meules, etc. Sous ce rap-
« port, la Pharmacie Centrale est également bien outillée, « comme le montrent les divers échantillons de poudre de « Corail rose, d’Hydrastis, de Carmin, de Rhubarbe, etc., « qu’elle a fait figurer dans sa vitrine.
« En résumé, par la multiplicité et la variété des produits « exposés, par leur beauté et leur pureté, par les difficultés, « enfin, que présente la préparation d’un grand nombre de ces « produits, on peut reconnaître en la Pharmacie Centrale de « France une maison de premier ordre et la placer, dans ce « concours international qu’était l’Exposition de 1900, parmi « les établissements les mieux organisés, les mieux gérés et les « mieux réputés. »
( Cliché J. David,.