‹ La Pharmacie centrale de FranceChapitre 47 sur 73 · ATELIERS DE FABRICATION DES TEINTURES · texte numérisé non relu

ATELIERS DE FABRICATION DES TEINTURES

(Cliché J. David).

il offre aux pharmaciens des départements éloignés de Paris des garanties et des facilités d’approvisionnement qu’ils ne trouvent au même titre dans aucune autre maison de province.

Les Agences sont établies dans les grands centres suivants : Marseille , Toulouse, Toulon, Nancy, Nantes, Rouen, Lille et Londres ; elles transmettent directement à la Maison de Paris les ordres de leurs clients et les reçoivent tout préparés et empaquetés. Ce système a le grand avantage d’éviter la dispersion des frais généraux et l'immobilisation d’un grand capital, par l’accumulation de marchandises et surtout de spécialités pharmaceutiques. La rapidité et la multiplicité des moyens de transport, l’abaissement des tarifs et le groupement d’ordres nombreux permettent à la Maison de Paris, grâce à son organisation si complète, d’exécuter dans l’espace de quelques heures, les ordres des Agences et d’en assurer l’expédition dans les délais les plus courts. Ces efforts sont chaque jour plus appréciés par les pharmaciens, qui trouvent dans cette combinaison nouvelle des avantages exceptionnels.

Les Directeurs de la Succursale de Bordeaux et de l’Agence de Marseille sont, en même temps, les agents transitaires de la Maison, pour toutes les marchandises que la Pharmacie Centrale de France achète à l’étranger et qui arrivent par ces ports. Ils les reconnaissent à l’arrivée, remplissent les formalités de douane, et assurent leur réexpédition sur la Maison de Paris ou les Entrepôts de Saint-Denis.

Succursale de Lyon

Les efforts de Dorvault, l’agitation qu’il entretenait dans le corps pharmaceutique en faveur de son projet, ses articles dans la presse professionnelle, ses nombreux voyages dans tous les centres où il comptait recruter des adhérents, lui ménageaient un accueil sympathique à Lyon.

Cette grande cité, par sa situation géographique et la densité de sa population, par sa richesse et le rayonnement de son influence commerciale, était appelée à contribuer, plus qu’aucune autre ville, au succès de l’œuvre commune.

Un certain nombre de pharmaciens résolurent de mettre en pratique l’idée de Dorvault, en créant à Lyon une Pharmacie centrale. Mais l’auteur de YOfficine comprit vite qu’une telle initiative risquait de compromettre ses efforts et il offrit au groupe lyonnais, en échange de son adhésion à la Société qui était en voie de formation, l’installation immédiate d’une succursale de la maison de Paris, appelée à desservir non seulement Lyon, mais toute la région du Sud-Est.

C’est ainsi que fut fondée, presque en même temps que la Maison-Mère, cette première succursale ouverte en 1 853, et qui participe aujourd’hui, à ce double titre, au Cinquantenaire que fête la Pharmacie Centrale de France.

Les débuts de la Succursale de Lyon furent modestes. Installée d’abord rue du Buisson , sa direction fut confiée à un vieux praticien connu et estimé de tous, et dont le souvenir est encore resté dans la mémoire de quelques contemporains. M. Richard avait, en effet, exercé longtemps la pharmacie et fait le commerce de la droguerie, ce qui l’avait mis en relation avec la plupart de ses confrères. C’était un administrateur habile, dont l’expérience des affaires, l’autorité professionnelle et la bonhomie affable fixèrent rapidement la clientèle.

Bientôt, ce premier local devint trop petit et la Succursale alla s’établir dans la vieille rue Lanterne (qui s’appelait autrefois la rue de /’ Enfant-qui-pisse), un des coins pittoresques du vieux Lyon, resté célèbre par les enseignes de ses nombreuses boutiques de droguistes et d’apothicaires, et dont quelquesunes subsistent encore de nos jours.

Peu d’années après, il fallut encore une fois songer à une

SUCCURSALE DE LYON

(Cliché J. David).

nouvelle installation, nécessitée par la progression constante des affaires et la Société fit l’acquisition du vaste immeuble de la rue Sainte- Mar ie-des-Terr eaux n° 3 , qu’ elle occupe depuis 1870.

Cette maison est l’ancienne demeure d’un riche bourgeois de Lyon, M. de Clavières, qui fut échevin de la Ville. Construite vers 1760, elle conserve encore des vestiges de sa splendeur architecturale ; on y remarque sa belle porte d’entrée et un escalier monumental, dont les rampes en fer forgé, sont du plus pur style Louis XV. Dans quelques pièces, des boiseries sculptées, véritables chefs-d’œuvre de grâce et de composition dont le travail délicat évoque le souvenir d’un époque artistique incomparable, font l’admiration des connaisseurs.

Tout en respectant les vestiges de ce passé somptueux, la Pharmacie Centrale de France a aménagé cet immeuble en vue de répondre aux besoins d’une clientèle toujours plus nombreuse.

Benjamin Richard mourut en 1867 et fut remplacé par Carthaz, pharmacien de Lyon, ancien fabricant de Produits pharmaceutiques, qui dirigea la Succursale jusqu’à sa mort, survenue en 1872. Il eut pour sucesseur Viguier, savant pharmacien, grand ami de Dorvault et l’un des fondateurs de la Pharmacie Centrale.

Lorsque Genevoix prit la gérance, de grandes réformes s’imposèrent dans la gestion des Succursales. Leur application amena bientôt la retraite de M. Viguier, dont le grand âge et la santé précaire ne pouvaient supporter les fatigues d’un tel labeur et qui mourut d’ailleurs peu de mois après. Son successeur fut M. Barnoud, pharmacien estimé de Lyon, qui pendant dix ans dirigea la Succursale avec habileté et augmenta sensiblement son chiffre d’affaires.

En 1891, lors de la réorganisation complète des Succursales et Agences par M. Charles Buchet, qui venait de succéder à

Genevoix, le Directeur de Lyon résigna ses fonctions et fut remplacé par deux anciens Employés de la Maison de Paris : M. Georges Soenen, comme directeur commercial, et M. de La Calle, comme directeur pharmacien. Quelques années après, M. de La Calle, étant venu à Paris comme sous-directeur, fut remplacé, à Lyon, par M. Bernard , qui partage encore avec M. Georges Soenen la direction de cette Succursale.

Dans son immeuble de la rue Sainte-Marie-des-Terreaux, la Succursale de Lyon occupe le rez-de-chaussée, d’une superficie de 1,237 mètres carrés, et tout le premier étage. Dans l’immeuble sont réunis : la Réception des marchandises avec son laboratoire d’essais, l’Économat, le Contrôle, l’Emballoir et le Bureau des Expéditions.

Une grille monumentale s’ouvre sur une large allée qui conduit aux Magasins et aux Bureaux.

Tous les principaux Services sont installés dans un grand hall, conçu sur le modèle de celui de la maison de Paris. Un vestibule donne accès aux Bureaux, à la Caisse, au Cabinet du Directeur et aux divers guichets du Chaland, des Facturiers et de l’Inscription des commandes. Il permet au Public de suivre tout le mouvement de la Maison.

Au centre du hall, un large escalier conduit aux sous-sols qui s’étendent sous tout l’édifice. Ils sont remarquablement éclairés et aménagés pour les mêmes services qu’à Paris.

Au rez-de-chaussée rayonnent la Droguerie, les services des Poudres, des Produits chimiques et Alcaloïdes, de la Pharmacie, de la Confiserie, et, dans une section isolée, les Toxiques, où ne pénètre que le Chef de ce service.

Au premier étage, une galerie entoure le hall et comprend le service des Spécialités solides, celui des Accessoires et des Produits hygiéniques.

Au-dessus, un pavillon éclairé par une élégante verrière et

surmonté d’un vaste magasin, est occupé par le service de l’Herboristerie et sa réserve.

Une autre partie du premier étage est spécialement affectée aux produits et tissus Antiseptiques ; le reste est occupé par des salles pour le conditionnement et des magasins de réserve correspondant à divers services.

De récentes transformations et de nouveaux aménagements, exécutés sous la Direction actuelle, ont fait de la Succursale de Lyon, en même temps qu’une réduction exacte de la Pharmacie Centrale de France de Paris, une maison de droguerie moderne de tout premier ordre, où tout le travail s’exécute de la même façon qu’à la Maison-Mère, avec la même méthode d’ordre et de ponctualité et sous la surveillance immédiate et constante du Directeur.

La Succursale de Lyon occupe un personnel de cinquantecinq employés et son chiffre d’affaires annuel atteint trois millions de francs.

Succursale de Bordeaux

La Succursale de Bordeaux a été fondée en 1854. Installée d’abord rue du Cerf-Volant, elle fut plus tard transférée dans l’immeuble qu’elle a occupé, jusqu’en ces derniers temps, rue du Commandant- Arnoult.

Elle se trouve, à présent, transférée au Cours Pasteur n° 17, voie nouvelle ouverte dans un des quartiers les plus commerçants de Bordeaux.

Ce transfert résulte de la récente acquisition faite, par la Pharmacie Centrale de France, de l’immeuble situé à cette adresse, moyennant le prix de 145,000 francs et suivant acte passé, le 27 février igo3, devant Me Larnaude, notaire à Bordeaux.

La nouvelle Succursale de Bordeaux vient, enfin, d’être

érigée suivant les plans de M. Lequeux, architecte de la Pharmacie Centrale de France, établis conformément aux données conçues par M. Charles Buchet, sur le type même de la Maison de Paris. Sa construction et ses dispositions comportent également tous les perfectionnements exigés par les besoins nouveaux du commerce de la Droguerie.

Fa Succursale de Bordeaux possède un personnel de vingt-cinq employés et son chiffre d’affaires atteint plus d’un million par an. Son directeur est actuellement M. Versmée, pharmacien.

Agence de Marseille

La Succursale de Marseille, située rue Saint-Dominique et fondée en 1 858, a été transformée depuis peu d’années en Agence qui, actuellement, a son siège rue Puvis-de-Chavannes .

L’Agence de Marseille adresse tous les jours téléphoniquement ses commandes à la Succursale de Lyon qui, le même jour, les exécute et les retourne par groupages, en grande vitesse. Cette manière de faire donne les meilleurs résultats!1).

Agence de Toulouse

Fondée en i853, peu de temps après la Succursale de Lyon, la Succursale de Toulouse a été également transformée en Agence , qui a son siège rue du Tour n° 38.

Cette Agence se trouve reliée, à la fois, avec Bordeaux et avec Paris.

Elle possède un Voyageur, qui visite la clientèle de la région!2).

(1) Le directeur actuel est M. Lantheaume.

(2) — — M. Guitard.

Agence de Nantes

Créée en 1 853, comme Succursale, l’Agence de Nantes n’a cessé d’occuper, depuis sa transformation, l’immeuble situé place des Petits-Murs n° /, à l’angle de la rue d’Erdre.

Elle est reliée directement à la Maison de Paris, et possède aussi un Voyageur qui visite la clientèle de la région!1).

Agence de Lille

Depuis 1893, il a été créé, à Lille, une Agence chargée de représenter la Pharmacie Centrale de France dans la région du Nord.

Cette Agence, d’abord installée rue du Vieux-Marché-aux- Poulets, se trouve à présent rue André n° 12.

L’Agent groupe, chaque jour, les commandes des Pharmaciens de Lille, Roubaix, Tourcoing, Armentières et autres centres industriels très voisins de Lille,, et les transmet à la Maison de Paris.

Les commandes exécutées sont envoyées par grande vitesse à l’Agence, qui se charge de la distribution des différents colis.

Cette organisation a donné les meilleurs résultats et le chiffre d’affaires fait par la Pharmacie Centrale de France, dans cette région, a été doublé dès sa première année (2).

Agences de Nancy, Rouen et Toulon

Les autres Agences, Nancy (rue du Grand-Verger n° d)(3), Rouen ( rue Martel n° 3g, à Mont- Saint- Aignan, près Rouen)W et Toulon (rue Victor-Clapier n° -^7) (5), ont été établies, comme les précédentes, suivant les mêmes principes et fonctionnent de la même façon.

(1) Le directeur actuel est M. Gnilé, pharmacien.

M. Guinoiseau.

M. Rodier.

M. Scheidel (Charles)

M. Lucca.

Agence de Londres

Depuis environ dix ans, la Pharmacie Centrale de France possède à Londres, i3 St-Mary Axe , un Office ou Agence pour les Achats et les Expéditions à l’Etranger!1).

Cette Agence, qui a un caractère spécial, rend les plus grands services. Londres est le grand marché d’arrivage de la Droguerie ; les affaires s’y traitent de première main dans des conditions exceptionnelles, et les achats que la Pharmacie Centrale de France y effectue pour les besoins de sa vente et ceux de son Usine, la placent hors de pair comme Maison de Droguerie et d’importation.

Cette Agence d’autre part facilite l’exportation des produits de la Pharmacie Centrale de France qui sont extrêmement appréciés à l’Etranger, et que les Expositions de Londres, d’Edimbourg, de Melbourne, d’Amsterdam, de Vienne, de Liverpool, de Moscou, de Chicago, etc. ont fait classer partout au premier rang. C’est donc pour contribuer à l’expansion de notre industrie dans le monde et maintenir la réputation des produits pharmaceutiques français, que la Pharmacie Centrale de France n’a pas hésité à faire, à l’étranger, ce que le progrès et son grand nom exigent.

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(ij Le directeur actuel est M. Boissellier .

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