LES JOURNAUX
DE
La Pharmacie Centrale de France voyait chaque année son succès s’affirmer et sa clientèle s’étendre; les difficultés de la première heure, inhérentes à une si colossale entreprise, étaient vaincues, lorsque Dorvault voulut réaliser un projet qui lui était cher. Il résolut de créer un Journal, organe exclusivement scientifique et professionnel, qui devait ajouter encore à l’éclat de la Pharmacie Centrale de France, par la diffusion des idées nouvelles et l’étude des questions multiples qui se rattachent à la Pharmacie.
C’est en 1860 que parut le premier numéro de Y Union Pharmaceutique. Ce titre résumait tout un programme et depuis que le Journal a été fondé, on peut dire qu’il lui est toujours resté fidèle.
Largement ouvert à la collaboration de tous, il publie des Travaux de Chimie, d’Hygiène, de Pharmacologie, de Thérapeutique, de Bactériologie, de Toxicologie, de Jurisprudence et d’intérêts Professionnels, etc. Se tenant soigneusement à l'écart de toute polémique, ou de controverses ayant un caractère personnel, Y Union Pharmaceutique ne s’inspire que des intérêts de la Pharmacie Française, défendant ses droits et ses prérogatives avec une conviction et une indépendance qui ont largement contribué à assurer son succès.
Les quarante-quatre volumes qui composent déjà sa
collection, résument tout ce qui a été publié touchant la Pharmacie depuis 1860. La longue collaboration de l’éminent Perrens , de Bordeaux, du Professeur Bouchardat et de savants remarquables ; les travaux originaux que Y Union publie et qui sont reproduits par les journaux de tous pays, ont depuis longtemps placé le journal de la Pharmacie Centrale de France parmi les meilleures publications scientifiques.
Pendant près de douze ans il a été rédigé par Eusèbe Ferrand avec un talent et une expérience consommés. Depuis la mort de ce savant et dévoué ami de la Pharmacie Centrale, la rédaction a été confiée à M. le Docteur Viron , pharmacien en chef de l’Hospice de la Salpêtrière à Paris, qui consacre son grand savoir et ses précieuses qualités d’écrivain, à rendre de plus en plus intéressante et utile cette publication.
En 1873, Dorvault , pour répondre aux besoins de la Pharmacie Centrale, créa sous le nom de Bulletin commercial , un Journal annexe de Y Union, contenant également des articles d'intérêt professionnel, des nouvelles et des chroniques.
Son texte continue la pagination de Y Union et vient à la fin de l'année, compléter ce volume. Mais la plus grande partie du Bulletin est affectée à une revue commerciale des cours de la Droguerie, au service de l’Office, aux annonces et à la publicité concernant la Pharmacie.
Ce journal tire à huit mille exemplaires, servis pour une partie aux 7,5oo abonnés de Y Union, et pour le reste, envoyé gratuitement aux Professeurs des Ecoles de Pharmacie et aux Bibliothèques des salles de garde des Internes en Pharmacie des Hôpitaux.
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