V. — Ii6 Ckimmeiiomiieiit de la Philosophie ancleime
De tout ce qui précède on doit tirer cette conclusion relative au commencement de la philosophie ancienne et par conséquent de son histoire. C'est que celle^i ne commence véritablement qu'avec le premier des systèmes qui en ofEre les caractères. Tout ce qui est en deçà annonce ou prépare son avènement. U n'est pas interdit d'en parler, loin de là, de scruter les origines; mais cela ne doit pas être considéré comme lui appartenant et comme étant de son domaine. Pour qu'elle existe, il faut qu'un véritable système apparaisse avec le nom du personnage qui en est l'auteur. Le premier des systèmes, en Grèce, est celui de Thaïes, c'est par lui que notre histoire commence.
Néanmoins, comme on ne peut nier qu'il n'y ait eu ailleurs qu'en Grèce, en Orient, dans VInde en particulier, au sein de la civilisation orientale, une philosophie et de véritables systèmes; comme, en outre la sagesse orientale des autres peuples, celle de l'Egypte surtout, a été donnée comme la préceptrice et l'initiatrice de la sagesse philosophique des Grecs, sans voulohr traiter à fond et en détail ce sujet, nous ne pouvons nous dispenser d'en dure quelques mots. Nous tournerons d'abord nos regards de ce côté, afin de voir si, en réalité^ de l'Orient nous vient, comme on l'a dit et si souvent répété, la lumière qui doit éclairer la Grèce et ses systèmes.
Nous pouvons déjà avancer la pensée qui sera souvent exprimée dans cet ouvrage.