‹ La philosophie chrétienne de la vieChapitre 102 sur 344 · DEVOIRS DE CONSCIENCE ENVERS DIEU · texte numérisé non relu

DEVOIRS DE CONSCIENCE ENVERS DIEU

1 . Le premier commandement se rapporte au culte intérieur que nous devons à Dieu ; le second, à la violation du respect dû à Dieu ; le troisième, au culte extérieur.

Nous devons reconnaître l'infinie grandeur de Dieu et notre dépendance envers lui ; en d'autres termes nous devons adorer Dieu, et Dieu seul. Dieu est tout, et nous ne sommes rien. A l'adoration doivent intérieurement s'unir la soumission de l'esprit à Dieu dans la foi, et la soumission de la volonté dans l'espérance et la charité.

Il est dans notre nature que nos sentiments s'expriment au dehors. L'extérieur uni naturellement à l'intérieur est chose précieuse et utile. L'extérieur sans l'intérieur est sans valeur et hypocrite.

La vraie piété n'est pas bigote, elle ne néglige aucun des devoirs de son état, elle ne se rend pas désagréable au prochain. De même que le liquide prend la forme du vase dans lequel on le verse, de même la vraie piété s'adapte à toutes les vocations et à tous les états. L'accomplissement fidèle des devoirs de notre état fait partie de l'adoration que nous devons à Dieu.

Tout sacrifice absolu de l'homme à une créature est

une impiété. Le dieu des avares, c'est l'argent ; celui des hommes sensuels est une divinité de chair quelconque. Le dieu de l'ivrogne, c'est la bouteille.

2. 11 y a un respect que nous devons à Dieu et auquel nous ne pouvons manquer d'aucune façon. On doit en particulier se garder dans la colère de souhaiter le mal en invoquant le saint nom de Dieu, de prononcer directement ou indirectement contre Dieu des paroles outrageuses, de décrier ce qui est spécialement destiné au service de Dieu. Celui qui viole un serment ou tin vœu important se rend coupable d'une faute grave. %< On ne se moque pas de Dieu impunément. » (Gai., vi, 7.)

3. Toute notre vie doit être un culte rendu à Dieu. Mais, de plus, l'homme doit rendre à Dieu ce culte particulier qui consiste dans des observances exclusivement religieuses. Sans la sanctification du dimanche, pas de culte. Il est conforme à la nature humaine que le septième jour soit régulièrement un jour de repos et que par extraordinaire il y ait quelques autres jours de repos. L'homme est né pour le travail, mais il ne doit pas s'absorber entièrement dans son travail.

Page 1