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DEVOIRS ENVERS LA PROPRIÉTÉ ET LE PROCHAIN 27 I

sont profondément enracinés dans notre âme. De même, donc, que chacun doit dans la mesure convenable veiller à son propre honneur, de même on doit éviter, avant toute chose, ce qui peut nuire au prochain sous ce rapport.

La calomnie est un vice détestable. Le venin de la calomnie nuit à trois personnes à la fois : à celui qui fait la calomnie, à celui qui l'écoute, à celui qui en souffre.

Le dommage causé n'est pas toujours direct : il n'en est que plus grand. Les calomnies, comme les bombes, décrivent toujours une courbe avant de frapper et de détruire. Et cependant, ce vice est si répandu ! Personne ne se croit tenu de rechercher la vérité ; personne ne se croit obligé de se demander si l'on a bien jugé, si l'on n'a pas accusé faussement et méchamment. « On dit, on dit... »; quelle lâche excuse!

On doit éviter non seulement la calomnie, mais aussi la médisance et la délation ; on doit éviter de prêter une oreille complaisante aux discours qui portent atteinte à l'honneur; on doit éviter le soupçon et l'injure. Le soupçon est fertile en inventions. 11 vaut mieux se tromper en pensant du bien des méchants que du mal des bons.

Ce commandement de Dieu interdit également toute fausseté, telle que le mensonge, l'hypocrisie, la flatterie.

11 ne faut jamais dire une chose qui soit contre la vérité pour tromper les autres. Il ne faut jamais, dans votre intérêt, louer quelqu'un en sa présence au delà de ce que vous pensez de lui.

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