LA VIE APPETITIVE DE L'HOMME
1 . Dans les neuvième et dixième commandements Dieu règle la vie appétitive de l'âme. La bonté ou la malice de l'homme dépendent de la façon dont il se conduit à l'égard de ses facultés appétitives.
« L'homme voit ce qui paraît à l'extérieur, mais Dieu voit le cœur. » (i Rois, xvi, 7.)
Les premiers mouvements désordonnés de la facuhé appétitive sont intimement unis à notre nature: nous ne pouvons les chasser de notre cœur, mais on peut empêcher leurs fruits, qui sont les péchés, de mûrir; on peut les affaiblir, les modérer, les diminuer, les détruire, jusqu'à un certain point. (Gai., v, 17.) Le péché commence là où commence la liberté de la volonté.
Les mouvements de la faculté appétitive se montrent partout: mais ils ne sont pas partout le motif de nos actions.
Platon considère l'homme comme un être à part, composé de parties de différentes natures ; la concupiscence s'étend dans l'homme aussi loin que possible et renferme en elle les têtes de nombreux animaux, c'est-à-dire des inclinations nombreuses.
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Pour défendre une place forte contre de nombreux ennemis, il faut deux choses : la vigilance et la force.
La plupart des hommes doivent se tenir en garde contre les désirs désordonnés des jouissances sensuelles et des biens terrestres.
Dans le commandement formel de combattre la triple concupiscence — la cupidité, l'orgueil, la sensualité, — rhomme possède la méthode la plus efficace d'éviter tous les péchés.
Le neuvième commandement défend d'abord de convoiter la femme d'autrui (Math., v, 27, 28); il interdit ensuite toutes les pensées et tous les désirs contraires a la chasteté. (Prov., xv, 26.)
Se complaire dans l'objet d'une imagination impure est coupable et, par suite, défendu.
De la pensée naît le désir, et du désir l'action. (Math., XV, 18.)
On pèche par mauvaises pensées lorsqu'on s'y complaît volontairement, c'est-à-dire lorsqu'on s'arrête avec plaisir à l'objet coupable de ces pensées et de ces représentations, en ayant conscience que cela est défendu.
Penser à des choses impures est un péché pour celui qui n'a aucune raison de le faire et qui §'expose ainsi au danger de consentir et de prendre plaisir à ces pensées.
Dieu veut que l'homme tende uniquement à ce qui est honnête et saint. (Philip., iv, 8.)
Le dixième commandement défend tout désir désordonné de ce qui peut être un gain, qu'il s'agisse de l'honneur ou des autres biens terrestres ; il prescrit de donner à chacun ce qui lui appartient et de se contenter de ce qu'on possède.